Demande relative à l'exécution d'une promesse unilatérale de vente ou d'un pacte de préférence ou d'un compromis de vente
VenteDemande relative à l'exécution d'une promesse unilatérale de vente ou d'un pacte de préférence ou d'un compromis de venteSens de la décisiontel que la source le qualifie
Constate la péremption d'instance à la demande d'une partie
En bref
- Juridiction
- Cour d'appel d'Aix-en-Provence
- Décision du
- 27 juin 2023
- Numéro de rôle
- 19/11712
- Formation
- Chambre 1-1
- Sections balisées
- 4 sur 4
- Longueur
- 730 mots
Mots-clés
Demander à l’assistant
Faits et procédure
Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.
COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE
[Adresse 2]
[Localité 1]
Chambre 1-1
N° RG 19/11712 - N° Portalis DBVB-V-B7D-BEUBT
Ordonnance n° 2023/ M181
M. [T] [F]
représenté par Me Nicolas ROCHET de la SELAS ROCHET & GUENIFFEY AVOCATS, avocat au barreau de NICE, assisté de Me Kamal SEFRIOUI, avocat au barreau de PARIS substitués par Me Thimothée JOLY de la SCP CABINET PIETRA & ASSOCIÉS, avocat au barreau d'AIX-EN-PROVENCE
Appelant - défendeur à l'incident
Mme [I] [J] épouse [G]
M. [S] [G]
tous deux représentés et plaidant par Me Roy SPITZ, avocat au barreau de NICE
Intimés - demandeurs à l'incident
Société DEERLONE MANAGEMENT LTD
Représentée par Me Jean-françois JOURDAN de la SCP JF JOURDAN - PG WATTECAMPS ET ASSOCIÉS, avocat au barreau d'AIX-EN-PROVENCE
assistée de Me Valérie SERRA, avocat au barreau de NICE
Intimée -défenderesse à l'incident
ORDONNANCE D'INCIDENT
ET DE PÉREMPTION DE L'INSTANCE
Nous, Olivier BRUE, magistrat de la mise en état de la Chambre 1-1 de la cour d'appel d'Aix-en-Provence, assisté de Nicolas FAVARD, Greffier,
Après débats à l'audience du 16 mai 2023, ayant indiqué à cette occasion aux parties que l'incident était mis en délibéré, avons rendu le 27 juin 2023, l'ordonnance suivante :
Prétentions et moyens des parties
Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.
FAITS, PROCÉDURE ET PRÉTENTIONS DES PARTIES
Vu le jugement rendu le 28 mai 2019, par le tribunal de grande instance de Nice, dans le litige opposant la SA Deerlone Management et M. [E] [A] à Mme [P] [J] épouse [G] et M.[S] [C], ainsi que M.[T] [F], intervenant volontaire.
Vu la déclaration d'appel du 18 juillet 2019, par M.[T] [F].
Vu les conclusions d'incident transmises le 7 juillet 2022, par Mme [P] [J] épouse [G] et M. [S] [C] et leurs conclusions du 7 avril 2023.
Vu les conclusions en réponse transmises le 12 mai 2023, par M.[T] [F].
Motifs de la décision
Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.
SUR CE
M.[T] [F] invoque une interruption de l'instance liée au décès de son avocat plaidant le 2 avril 2022.
La déclaration d'appel a été réalisée par Me Nicolas Rochet, avocat au barreau de Nice.
Ses conclusions du 9 octobre 2019 mentionnent comme avocat plaidant le cabinet Sefrioui, avocats à la cour de [Localité 3].
Me Delphine Provence, n'apparaît nulle part dans la procédure comme avocat constitué dans les intérêts de M.[T] [F].
Il n'y a donc pas lieu de constater l'interruption de l'instance par application de l'article 369 du code de procédure civile, ni d'ordonner la repise de l'instance
Mme [P] [J] épouse [G] et M. [S] [C] réclament le constat de la péremption de l'instance.
Aux termes de l'article 386 du code de procédure civile, l'instance est périmée lorsque aucune des parties n'accomplit de diligence pendant deux ans.
L'historique du dossier électronique du greffe révèle qu'en l'espèce aucun acte n'est intervenu depuis la transmission des conclusions de Mme [P] [J] épouse [G] et M. [S] [C] le 9 mars 2020.
Le fait que les parties ont conclu dans les délais prévus dans les délais imposés par les articles 908 et 909 du code de procédure civile n'a pas d'incidence sur le cours du délai de péremption et ne les dispense pas de leur obligation de prendre des initiatives pour faire avancer l'instance ou obtenir la fixation de l'affaire.
Le délai de péremption était expiré le 9 mars 2022, avant l'envoi de l'avis de fixation d'audience et antérieurement au décès de Me [U] [B].
Le délai de péremption ci-dessus rappelé qui tire les conséquences de l'absence de diligence des parties en vue de voir aboutir le jugement de l'affaire et poursuit un but légitime de bonne administration de la justice et de sécurité juridique afin que l'instance s'achève dans un délai raisonnable, ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit à un procès équitable.
Dans ces conditions, il convient de constater que la péremption est acquise.
L'article 393 du Code de Procédure Civile prévoit que les frais de l'instance périmée sont supportés par celui qui a introduit cette instance. Les intimés ne produisent cependant aucune pièce justifiant l'existence de débours engagés au-delà des frais irrépétibles.
Il a lieu de faire application de l'article 700 du code de procédure civile.
Dispositif
Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.
PAR CES MOTIFS
Constatons la péremption de l'instance.
Rejetons la demande formée par Mme [R] épouse [G] et M. [S] [C], au titre des frais de l'instance périmée.
Condamnons M.[T] [F] à payer à Mme [P] [J] épouse [G] et M. [S] [C], la somme de 2 000 €, en application de l'article 700 du code de procédure civile.
Condamnons M.[T] [F] aux dépens.
Fait à Aix-en-Provence, le 27 juin 2023
Le greffier Le magistrat de la mise en état
Copie délivrée aux avocats des parties ce jour.
Les textes cités
Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.
Décisions proches
Rapprochées par leur thème, pas par leur contenu : lisez-les avant de conclure.
Demande relative à l'exécution d'une promesse unilatérale de vente ou d'un pacte de préférence ou d'un compromis de vente
22/10/2026MOTIFS DE LA DÉCISION : Sur la demande de provision Aux termes de l’article 835 du code de procédure civile, le président du tribunal judiciaire ou le juge du contentieux de la protection dans les limites de sa compétence peuvent toujours, même en présence d'u…
Demande relative à l'exécution d'une promesse unilatérale de vente ou d'un pacte de préférence ou d'un compromis de vente
21/10/2026SUR CE Sur le défaut de qualité à agir Attendu que l’engagement pris en commun n’oblige nullement l’un des débiteurs à recueillir le consentement des autres pour agir dans la défense de ses intérêts ; que par ailleurs la qualité de débiteur lui donne qualité p…
Demande relative à l'exécution d'une promesse unilatérale de vente ou d'un pacte de préférence ou d'un compromis de vente
20/10/2026DISCUSSION ET MOTIFS DE LA DÉCISION La condamnation de la société Coalis immobilier à signer un acte, contrat définitif ou avant-contrat susceptible d’entraîner la vente de son immeuble, selon des conditions qu’elle n’accepte pas, suppose que soit préalablemen…
Demande relative à l'exécution d'une promesse unilatérale de vente ou d'un pacte de préférence ou d'un compromis de vente
20/10/2026MOTIFS DE LA DECISION A titre liminaire, il est rappelé qu’il n’y a pas lieu pour le tribunal de statuer sur les demandes de dire, de donner acte, de constat ou d’homologation ne constituant pas des prétentions au sens de l’article 4 du code de procédure civil…
Questions fréquentes
Qu’a décidé Cour d'appel d'Aix-en-Provence dans cette affaire ?
Constate la péremption d'instance à la demande d'une partie. La juridiction a statué le 27 juin 2023, sous le numéro 19/11712.
Cette décision est-elle publique ?
Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.
Puis-je citer cette décision ?
Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 19/11712. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.