Autres demandes en matière de droit bancaire et d'effets de commerce
Banque - Effets de commerceAutres demandes en matière de droit bancaire et d'effets de commerceSens de la décisiontel que la source le qualifie
Fait droit à une partie des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur
En bref
- Juridiction
- Tribunal judiciaire de Paris
- Décision du
- 14 avril 2026
- Numéro de rôle
- 25/11699
- Formation
- 9ème chambre 1ère section
- Sections balisées
- 4 sur 4
- Longueur
- 1 118 mots
Mots-clés
Demander à l’assistant
Faits et procédure
Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE PARIS [1]
[1] Expéditions exécutoires délivrées le:
■
9ème chambre 1ère section
N° RG 25/11699
N° Portalis 352J-W-B7J-DAK6W
N° MINUTE :
Réputé contradictoire
Assignation du : 22 août 2025
JUGEMENT rendu le 14 avril 2026 DEMANDERESSE
S.A. COMPAGNIE GÉNÉRALE DE LOCATION D’ÉQUIPEMENTS - CGL - [Adresse 1] [Localité 1]
représentée par Maître Sébastien MENDES GIL de la SELAS CLOIX & MENDES-GIL, avocat au barreau de PARIS, avocat plaidant, vestiaire #P0173
DÉFENDEUR
Monsieur [E] [D] [G] [Adresse 2] [Localité 2]
non représenté
COMPOSITION DU TRIBUNAL
Par application des articles R.212-9 du Code de l’Organisation Judiciaire et 812 du Code de Procédure Civile, l’affaire a été attribuée au Juge unique.
Avis en a été donné aux avocats constitués qui ne s’y sont pas opposés.
Monsieur Patrick NAVARRI, Vice-président, statuant en juge unique, assisté de Madame Sandrine BREARD, Greffière.
DÉBATS
A l’audience du 17 février 2026 tenue en audience publique, avis a été donné aux parties que la décision serait rendue le 7 avril 2026, date à laquelle le délibéré a été prorogé au 14 avril.
JUGEMENT
Rendu publiquement par mise à disposition au greffe Réputé contradictoire En premier ressort
Prétentions et moyens des parties
Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.
EXPOSE DU LITIGE Par exploit en date du 22 août 2025, la société CGL (Compagnie Générale de Location d’équipements) a assigné devant le tribunal de céans M. [E] [D] [G] et demande de : - Vu les articles 1103, 1104, 1193, 1224, 1225, 1227, 1229 et 1343-2 du Code civil dans leur rédaction postérieure au 1er octobre 2016, - Vu les articles 514 et 700 du Code de procédure civile, - DECLARER la société CGL recevable et bien fondée en ses prétentions ; Par conséquent, - DIRE ET JUGER que la déchéance du terme est acquise depuis le 26 juillet 2024, date de la mise en demeure et, à défaut, prononcer la résiliation judiciaire du contrat de LOA sur le fondement de l’article 1227 du Code civil avec effet au 26 juillet 2024 ; - CONDAMNER Monsieur [E] [D] [G] à payer à la société CGL la somme en principal de 60.308,39 €, majorée des intérêts au taux contractuel de 3,71 % l'an à compter du 18 janvier 2025, date de la première échéance impayée, jusqu’au complet paiement ; - ORDONNER la restitution du véhicule de marque AUDI type Q5 SPORTBACK S LINE – immatriculation [Immatriculation 1] dont la société CGL est propriétaire sous astreinte de 100€ par jour de retard à compter de la signification du jugement à intervenir, étant précisé qu'en cas de restitution du véhicule, la valeur vénale de celui-ci à la date de la restitution viendra en déduction de la créance ; - ORDONNER la capitalisation de ces intérêts à compter de la date de l’assignation, dans les conditions de l’article 1343-2 du Code civil ; - REJETER tout délai de paiement supplémentaire en raison des retards répétés dans le paiement de la dette ; - CONDAMNER Monsieur [E] [D] [G] au paiement d’une somme de 800 € sur le fondement de l’article 700 du Code de procédure civile ; - DIRE n’y avoir lieu à écarter l’exécution provisoire de plein droit ; - CONDAMNER Monsieur [E] [D] [G] aux entiers dépens.
Monsieur [E] [D] [G] a été assigné par procès-verbal de recherche infructueuses, conformément aux dispositions de l'article 659 du code de procédure civile et il n’a pas constitué avocat dans la présente procédure.
Conformément aux dispositions de l’article 455 du code de procédure civile, il sera renvoyé aux dernières écritures des parties pour un plus ample exposé des moyens et arguments venant au soutien de leurs demandes et de leurs défenses.
Le président a clôturé l’instruction de l’affaire par ordonnance du 14 janvier 2026 et fixé l’affaire pour être plaidée à l’audience tenue en juge unique du 17 février 2026.
Motifs de la décision
Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.
MOTIVATION
Monsieur [E] [D] [G], qui est inscrit au répertoire SIRENE sous le numéro 520 327 610 sous l’activité Traitement de données, hébergement et activités connexes, a accepté le 29 août 2022 auprès de la Société CGL une offre de contrat de location avec option d’achat (LOA), à titre professionnel, destinée à financer la location d’un véhicule de marque AUDI type Q5 SPORTBACK S LINE – immatriculation [Immatriculation 1], d’une valeur de 67.889,76 € TTC.
Le contrat stipulait 60 loyers décomposés comme suit : - Un loyer de 3.000,01 € TTC ; - 59 loyers d’un montant unitaire de 1.212,52 € TTC.
Le 7 mai 2024, une mise en demeure de payer les loyers échus impayés a été adressée à Monsieur [E] [D] [G] mais sans résultat.
Le contrat de bail, le procès-verbal de livraison, l’historique et le décompte de la créance du 17 janvier 2025 ainsi que la lettre de mise en demeure en date du 26 juillet 2024 sont versés aux débats et permettent d’établir la réalité de la créance.
Il y a donc lieu de prononcer la résiliation judiciaire du contrat.
En conséquence, la société CGL est bien fondée à solliciter le paiement de sa créance qui s’élève aujourd’hui à la somme totale de 60.308,39 € comprenant l’arriéré, une indemnité de résiliation et des intérêts de retard auxquels M. [D] [G] sera condamné. Cette somme portera intérêts au taux contractuel de 3,71 % l'an à compter du 18 janvier 2025, jusqu’au complet paiement, étant précisé qu'en cas de restitution du véhicule, la valeur vénale de celui-ci à la date de la restitution viendra en déduction de la créance.
Il y a lieu d’ordonner la restitution du véhicule au locataire, sous astreinte de 60 € par jour de retard à compter de la signification du jugement à intervenir selon les modalités exposées dans le dispositif.
Partie perdante, M. [D] [G] sera condamné aux dépens et à payer une somme de 500 euros à la société CGL sur le fondement de l’article 700 du Code de procédure civile.
Dispositif
Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.
PAR CES MOTIFS
Le tribunal statuant publiquement par jugement réputé contradictoire et en premier ressort :
PRONONCE la résiliation du contrat de location avec option d’achat avec effet au 26 juillet 2024 ;
CONDAMNE Monsieur [E] [D] [G] à payer à la société CGL la somme en principal de 60.308,39 €, majorée des intérêts au taux contractuel de 3,71 % l'an à compter du 18 janvier 2025 jusqu’au complet paiement ;
ORDONNE la restitution du véhicule de marque AUDI type Q5 SPORTBACK S LINE – immatriculation [Immatriculation 1] dont la société CGL est propriétaire sous astreinte de 60 € par jour de retard à compter de la signification du jugement à intervenir, étant précisé qu'en cas de restitution du véhicule, la valeur vénale de celui-ci à la date de la restitution viendra en déduction de la créance ;
ORDONNE la capitalisation de ces intérêts à compter de la date de l’assignation, dans les conditions de l’article 1343-2 du Code civil ;
CONDAMNE Monsieur [E] [D] [G] au paiement d’une somme de 500 € sur le fondement de l’article 700 du Code de procédure civile ;
CONSTATE l’exécution provisoire de plein droit ;
CONDAMNE Monsieur [E] [D] [G] aux entiers dépens.
Fait et jugé à Paris le 14 avril 2026.
La Greffière Le Président
Les textes cités
Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.
- Article 1103Code civil
- Article 1104Code civil
- Article 1193Code civil
- Article 1224Code civil
- Article 1225Code civil
- Article 1227Code civil
- Article 1229Code civil
- Article 1343-2Code civil
- Article R. 212-9Code de l'organisation judiciaire
- Article 455Code de procédure civile
- Article 514Code de procédure civile
- Article 659Code de procédure civile
- Article 700Code de procédure civile
Décisions proches
Rapprochées par leur thème, pas par leur contenu : lisez-les avant de conclure.
Autres demandes en matière de droit bancaire et d'effets de commerce
23/10/2026MOTIFS DE LA DECISION Attendu qu’aux termes de l’article 446-3 du code de procédure civile, applicable à la procédure orale, le juge peut inviter, à tout moment, les parties à fournir les explications de fait et de droit qu'il estime nécessaires à la solution …
Autres demandes en matière de droit bancaire et d'effets de commerce
23/10/2026MOTIFS DE LA DÉCISION Sur le défaut de qualité à défendre de la SA BANQUE FÉDÉRATIVE DE CRÉDIT MUTUEL : Aux termes de l'article 31 du code de procédure civile, l'action est ouverte à tous ceux qui ont un intérêt légitime au succès ou au rejet d'une prétention,…
Autres demandes en matière de droit bancaire et d'effets de commerce
21/10/2026SUR QUOI Sur la demande de nullité de l’assignation L’article 112 du code de procédure civile dispose que la nullité des actes de procédure peut être invoquée au fur et à mesure de leur accomplissement ; mais elle est couverte si celui qui l'invoque a, postéri…
Autres demandes en matière de droit bancaire et d'effets de commerce
19/10/2026MOTIVATION DE LA DECISION Sur l’opportunité de rouvrir les débats L’article 444 du code de procédure civile dispose que le président peut ordonner la réouverture des débats. Il doit le faire chaque fois que les parties n'ont pas été à même de s'expliquer contr…
Questions fréquentes
Qu’a décidé Tribunal judiciaire de Paris dans cette affaire ?
Fait droit à une partie des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur. La juridiction a statué le 14 avril 2026, sous le numéro 25/11699.
Cette décision est-elle publique ?
Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.
Puis-je citer cette décision ?
Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 25/11699. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.