Demande de paiement de créances salariales sans contestation du motif de la rupture du contrat de travail
Relations individuelles de travailDemande de paiement de créances salariales sans contestation du motif de la rupture du contrat de travailSens de la décisiontel que la source le qualifie
Déclare l'acte de saisine caduc
En bref
- Juridiction
- Cour d'appel de Toulouse
- Décision du
- 11 mars 2025
- Numéro de rôle
- 24/02887
- Formation
- 4eme Chambre Section 1
- Sections balisées
- 4 sur 4
- Longueur
- 573 mots
Mots-clés
Demander à l’assistant
Faits et procédure
Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.
11/03/2025
N° RG 24/02887 - N° Portalis DBVI-V-B7I-QN4F
Décision déférée - 22 Juillet 2024 - Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire d'ALBI -23/00065
[L] [M]
C/
[W] [N]
REPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
***
COUR D'APPEL DE TOULOUSE
4eme Chambre Section 1
***
ORDONNANCE N°25/15
***
Le onze Mars deux mille vingt cinq, nous, C.GILLOIS-GHERA, magistrat chargé de la mise en état, assisté de C. DELVER, greffière, avons rendu l'ordonnance suivante, dans la procédure suivie entre:
APPELANTE
Madame [L] [M]
demeurant [Adresse 2]
Représentée par Me Johann RICCI, avocat au barreau de TOULOUSE
INTIM''E
Madame [W] [N]
demeurant [Adresse 1]
Représentée par Me Philippe PRESSECQ de la SELARL TRIVIUM CABINET D'AVOCATS, avocat au barreau D'ALBI
Prétentions et moyens des parties
Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.
******
EXPOSE DU LITIGE
Par déclaration du 21 août 2024, [L] [M] a relevé appel du jugement rendu le 22 juillet 2024 par le conseil de Prud'hommes d'Albi dans une instance l'opposant à [W] [N].
L'appelante n'a communiqué aucune conclusion au fond.
Par conclusion transmises par RPVA le 20 janvier 2025, [W] [N] demande au conseiller de la mise en état de:
- juger l'appel irrecevable par application des dispositions des articles R 1462-1 et D 1462-3 du code du travail,
- prononcer sa caducité au visa de l'article 908 du code de procédure civile,
- condamner la partie adverse à lui payer une somme de 2000 euros au titre de l'article 700 du même code.
Suivant avis du greffe en date du 17 janvier 2025, l'appelant a été invité à fournir toutes observations sur l'expiration du délai pour conclure.
L'appelant n'a pas conclu sur l'incident et n'a pas répondu à l'avis précité.
L'affaire a été appelée à l'audience de mise en état du 11 février 2025.
Motifs de la décision
Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.
MOTIFS DE LA DECISION
Sur l'irrecevabilité
Aux termes de l'article R 1462-1 1° du Code du travail, le conseil de Prud'hommes statue en dernier ressort lorsque la valeur totale des prétentions d'aucune des parties ne dépasse le taux de compétence fixé par décret.
Il ressort des dispositions de l'article D 1462-3 du même code que le taux de compétence en dernier ressort de la juridiction précitée est de 5 000 €.
Au cas présent, [W] [N] soutient que la décision entreprise a été rendue en dernier ressort, de sorte qu'elle ne pouvait être attaquée que par la voie d'un pourvoi en cassation.
Pour autant, si les premiers juges ont qualifié leur décision comme étant rendue en dernier ressort au regard du montant des demandes chiffrées qui leur étaient présentées, il s'avère qu'ils étaient saisis d'une demande indéterminée, s'agissant de la reconnaissance d'une relation contractuelle de travail.
Il s'ensuit que l'appel interjeté doit être déclaré recevable par application de l'article 40 du code de procédure civile.
Sur la caducité
Selon l'article 908 du code de procédure civile, à peine de caducité de la déclaration d'appel, l'appelant dispose d'un délai de trois mois à compter de la déclaration d'appel pour remettre ses conclusions au greffe.
Au cas d'espèce, l'appelant n'a pas conclu dans le délai de trois mois de la déclaration d'appel du 21 août 2024, de sorte qu'il convient de la déclarer caduque.
Sur les demandes annexes
L'équité commande de condamner [L] [M] à payer à [W] [N] une somme de 500 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile.
Dispositif
Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.
PAR CES MOTIFS
Déclare l'appel recevable
Déclare caduque la déclaration d'appel de [L] [M] ,
Laisse les dépens d'incident et d'instance à la charge de [L] [M] ,
Condamne [L] [M] à payer à [W] [N] une somme de 500 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile.
Le greffier Le magistrat chargé de la mise en état
.
Les textes cités
Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.
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Questions fréquentes
Qu’a décidé Cour d'appel de Toulouse dans cette affaire ?
Déclare l'acte de saisine caduc. La juridiction a statué le 11 mars 2025, sous le numéro 24/02887.
Cette décision est-elle publique ?
Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.
Puis-je citer cette décision ?
Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 24/02887. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.