Prêt - Demande en remboursement du prêt

Prêt d'argent, crédit-bail (ou leasing), cautionnementPrêt - Demande en remboursement du prêt

Sens de la décisiontel que la source le qualifie

Fait droit à l'ensemble des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur

En bref

Juridiction
Tribunal judiciaire de Saint-Brieuc
Décision du
30 juin 2026
Numéro de rôle
25/01205
Formation
Chambre civile 1
Sections balisées
4 sur 4
Longueur
1 087 mots

Mots-clés

Demander à l’assistant

Faits et procédure

Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

TRIBUNAL JUDICIAIRE DE SAINT-BRIEUC

LE 30 JUIN 2026

CHAMBRE CIVILE 1 Jugement du 30 Juin 2026

N° RG 25/01205 - N° Portalis DBXM-W-B7J-F3BH

COMPOSITION DU TRIBUNAL LORS DES DÉBATS ET DU DÉLIBÉRÉ :

Madame LEROY-RICHARD, 1 ère Vice-présidente faisant fonction de Présidente, statuant à juge unique (article 813 du Code de Procédure Civile)

GREFFIER. : Madame GABILLARD, greffier, lors de l’audience et Madame DUJARDIN, Greffier, lors de la mise à disposition

DÉBATS : à l'audience publique du 04 Mai 2026, date à laquelle l’affaire a été mise en délibéré au trente Juin deux mil vingt six par mise à disposition au greffe de la présente juridiction

JUGEMENT rendu par Madame LEROY-RICHARD, 1 ère Vice-présidente faisant fonction de Présidente le trente Juin deux mil vingt six, par mise à disposition au greffe

date indiquée à l’issue des débats

ENTRE :

L’ADIE (ASSOCIATION POUR LE DROIT A L’INITIATIVE ECONOMIQUE) agissant poursuites et diligences de ses représentants légaux domiciliés en cette qualité au siège sis [Adresse 1] - Représentant : Maître Camille SUDRON de la SELARL LX RENNES-ANGERS, avocats au barreau de RENNES, avocats plaidant

ET :

Madame [B], [J], [T] [A] née le [Date naissance 1] 1974 à [Localité 1] (77), demeurant [Adresse 2] - défaillante

Madame [E], [K], [C] [P] née le [Date naissance 2] 2001 à [Localité 2] (22), demeurant [Adresse 3] - défaillante

Prétentions et moyens des parties

Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.

EXPOSE DU LITIGE

Suivant acte sous seing privé en date du 25 novembre 2023, l'association pour le droit à l'initiative économique (ci-après ADIE) a consenti à Mme [B] [A] un prêt " microcrédit " d'un montant de 13.300 euros n° [Numéro identifiant 1] destiné à financer une activité de location de voiture.

En garantie du remboursement de ce prêt, Mme [E] [P] s'est portée caution solidaire de Mme [B] [A] dans la limite de la somme de 6.650 euros (principal, frais et intérêts et pénalités de retard).

Se prévalant de la défaillance de Mme [B] [A] dans l'exécution du contrat, l'ADIE lui a notifié par courrier recommandé du 10 septembre 2024 la déchéance du terme, et la mise en demeure de régler le capital restant dû outre les intérêts.

Par courrier recommandé du 11 septembre 2024, l'ADIE a mis en demeure la caution de régler la somme de 6.650 euros sous 8 jours.

Par actes distincts en date des 25 mai 2025 et 28 mai 2025, l'ADIE a assigné en paiement Mme [B] [A] et Mme [E] [P] devant le tribunal judiciaire de Saint-Brieuc devant lequel elle demande de :

-Condamner Mme [B] [A] à verser à lui verser au titre du prêt n°[Numéro identifiant 1], la somme de 13.856,12 euros outre intérêts au taux débiteur de 9,87 % sur la somme de 12.614,95 euros à compter de la mise en demeure du 5 septembre 2024, -Condamner Mme [E] [P] à lui verser, en sa qualité de caution indivisible et solidaire de l'engagement de Mme [B] [A] au titre du prêt n°[Numéro identifiant 1], solidairement avec Mme [B] [A], la somme de 6.650 euros outre intérêts au taux légal à compter de la mise en demeure du 5 septembre 2024 ; -Condamner in solidum Mme [B] [A] et Mme [E] [P] à lui verser la somme de 1.000 euros au titre de l'article 700 du code d eprocédure civile ainsi qu'aux entiers dépens, -Dire et juger que l'exécution provisoire de la décision à intervenir est compatible avec la nature de la présente affaire.

Mme [B] [A] et Mme [E] [P] n'ont pas constitué avocat.

L'ordonnance de clôture a été rendue le 16 décembre 2025.

Motifs de la décision

Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.

SUR CE :

Comme en dispose l'article 472 du code de procédure civile, si le défendeur ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond. Le juge ne fait droit à la demande que dans la mesure où il l'estime régulière, recevable et bien fondée.

Sur la demande en paiement

Aux termes de l'article 1103 du code civil, les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faits.

Aux termes de l'article 2288 du code civil, le cautionnement est le contrat par lequel une caution s'oblige envers le créancier à payer la dette du débiteur en cas de défaillance de celui-ci.

L'article 1342 du code civil prévoit que le paiement est l'exécution volontaire de la prestation due. Il doit être fait sitôt que la dette est exigible.

Au soutien de sa demande en paiement, l'ADIE produit le contrat de prêt, l'engagement de caution, les mises en demeure, et le décompte.

De ces pièces, il ressort que l'ADIE rapporte la preuve qu'elle a consenti un prêt, que ce dernier était garanti par un engagement de caution et de la défaillance de Mme [B] [A] et de Mme [E] [P].

Dans ces circonstances, l'ADIE est bien fondée en son action dirigée contre l'emprunteur et la caution.

Le décompte de l'ADIE se présente comme suit : Capital restant dû : 12 614,95 euros ; Intérêts arrêtés au 5 septembre 2024 : 514,87 euros Soit au total : 13 856,12 euros.

Il convient donc de condamner Mme [B] [A] à payer à l'ADIE la somme de 13 856,12 euros outre intérêts au taux de 9,87 % sur la somme de 12 614,95 euros à compter de la mise en demeure du 5 septembre 2024.

L'engagement de caution de Mme [E] [P] étant limité, il convient de condamner cette dernière à payer à l'ADIE la somme de 6 650 euros.

L'engagement de caution étant solidaire la condamnation sera prononcée solidairement dans les termes du dispositif.

Sur les demandes accessoires

Les défenderesses qui succombent supportent les dépens et sont condamnées à payer à l'ADIE la somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile.

PAR CES MOTIFS

Le tribunal statuant publiquement, par jugement réputé contradictoire rendu en premier ressort et par mise à disposition ;

Condamne solidairement Mme [B] [A] et Mme [E] [P] à payer à l'association pour le droit à l'initiative économique (ADIE), la somme de 13 856,12 euros outre intérêts au taux de 9,87 % sur la somme de 12 614,95 euros à compter de la mise en demeure du 5 septembre 2024 et dans la limite de 6650 euros pour la caution ;

Condamne Mme [B] [A] et Mme [E] [P] in solidum aux entiers dépens de la procédure et à payer à l'ADIE la somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile.

En foi de quoi, la minute du présent jugement est signée par la Présidente et le Greffier;

Le Greffier La Présidente

Dispositif

Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.

En conséquence, La République française mande et ordonne : à tous commissaires de justice, sur ce requis, de mettre ladite décision à exécution, aux procureurs généraux et aux procureurs de la République près les tribunaux judiciaires d'y tenir la main, à tous commandants et officiers de la force publique de prêter main-forte lorsqu'ils en seront légalement requis.

En foi de quoi la présente copie certifiée conforme à la décision numérique et revêtue de la formule a été signée et délivrée par le greffier du Tribunal judiciaire de Saint-Brieuc.

Les textes cités

Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.

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Questions fréquentes

Qu’a décidé Tribunal judiciaire de Saint-Brieuc dans cette affaire ?

Fait droit à l'ensemble des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur. La juridiction a statué le 30 juin 2026, sous le numéro 25/01205.

Cette décision est-elle publique ?

Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.

Puis-je citer cette décision ?

Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 25/01205. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.

Source : Cour de cassation, Judilibre, Licence Ouverte 2.0

Le texte affiché est celui publié par la juridiction. Il n’est ni résumé ni reformulé : Acryos n’ajoute que les titres de section et la mise en page.