Décision audience première chambre (contentieux général, instruction)

En bref

Juridiction
Tribunal de commerce
Décision du
29 juin 2026
Numéro de rôle
2026005385
Formation
Audience première chambre (contentieux général, instruction)
Sections balisées
4 sur 4
Longueur
792 mots

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Faits et procédure

Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.

Tribunal des activités économiques d'Avignon Première chambre Au nom du peuple français

Jugement du 29/06/2026

Numéro d'inscription au répertoire général : 2026 005385

Demandeur(s):

[R] (SAS)

[Adresse 1]

[Localité 1]

Représentant(s) :

Me Crystel CAZAUX/[C]

Défendeur(s) :

E-INSIDE (SAS)

[Adresse 2]

[Localité 2]

Représentant(s) :

Non-comparant (e)

Composition du tribunal lors des débats et du délibéré :

Président d'audience :

Juges :

Florence DUPRAT

Isabelle FERRANDO

Jean-Pierre SOUCHON

Greffier lors des débats : Arnaud GASQUE

Débats à l'audience publique du 27/04/2026

Dépens de greffe liquidés à la somme de 54,37 euros TTC

Prétentions et moyens des parties

Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.

Exposé du litige

La société EXTERION MEDIA avait pour activité principale l'affichage publicitaire, notamment, à l'époque, sous l'enseigne

[R] * Les actionnaires de la société EXTERION MEDIA ont décidé de changer la dénomination sociale qui est devenue

[R]

, dont publication au BODACC les 11 et 12 octobre 2025.

La société E-INSIDE avait notamment pour activité celle de « activité du soutien du spectacle vivant ».

Le 10 janvier 2025 la société E-INSIDE a validé un devis à la société EXTERION MEDIA sur son espace client, pour une campagne d'affichage publicitaire à [Localité 3] dénommée

SALON GEEK

, à compter du 20 janvier 2025 au tarif de 1 800 € HT outre les frais et taxes, soit un montant total de 3 049,40 € HT, soit 3 659,28 € TTC.

La société EXTERION MEDIA a émis, le 22 janvier 2025, une facture n°25001404 de 3 659.28 € TTC, qui n'a pas été réglée par la société E-INSIDE.

Le Cabinet [Localité 4] Contentieux, mandaté par la société EXTERION MEDIA a adressé à la société E-INSIDE, une mise en demeure, par courrier recommandé avec accusé de réception, le 26 septembre 2025, pour qu'elle lui règle la somme en principal de 3 659,28 € TTC au titre de la facture n°25001404, outre une somme de 151,38 € au titre des intérêts de retard, la somme de 548,49 € au titre de la clause pénale et 40 € en application des dispositions de l'article L. 441-10 du code de commerce soit un total de 4 399,55 €.

Cette lettre de mise en demeure est restée infructueuse.

Selon la société EXTERION MEDIA, aucune somme n'a été réglée par la société E-INSIDE.

Les relances effectuées étant demeurées vaines, la société [R] (ex EXTERION MEDIA), a estimé être en droit de faire valoir sa créance en saisissant ce tribunal par exploit du 19 mars 2026, délivré par la SCP [H] [C] & [Q] [G], commissaires de justice à Avignon (84).

Par cet acte, la société [R], demande de :

Vu les articles 1101 et suivants du code civil,

Vu l'article L. 441-9 et D. 441-5 du code de commerce,

Vu les pièces produites,

Condamner la SAS E-INSIDE à payer à la SAS [R] la somme en principal 3 659,28 € TTC au titre de cette facture n°25001404, assortie des intérêts de retard au taux appliqué par la Banque centrale européenne à son opération de refinancement la plus récente majorée de 10 points à compter de la date d'échéance de cette facture jusqu'au parfait règlement,

Condamner la SAS E-INSIDE à payer à la SAS [R] la somme de 548,89 € au titre de la clause pénale,

Condamner la SAS E-INSIDE à payer à la SAS [R] la somme de 40 € au titre de l'indemnité forfaitaire de recouvrement,

Ne pas écarter l'exécution provisoire de droit de la décision à intervenir,

Condamner la SAS E-INSIDE au paiement d'une somme de 1500,00 € au titre de l'article 700 du code de procédure civile, ainsi qu'aux entiers dépens.

À l'audience du 27 avril 2026, à laquelle l'affaire est mise en délibéré, la société E-INSIDE, ne comparaît pas.

Motifs de la décision

Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.

Sur ce, le tribunal,

Sur les sommes exigibles

La société [R], présente autribunal les documents suivants pour justifier du bien-fondé de sa créance :

1. Extrait d'immatriculation SAS EXTERION MEDIA (FRANCE)

2. PV AGE du 3 octobre 2025

3. BODACC des 11 et 12 octobre 2025

4. Extrait d'immatriculation SAS [R]

5. Extrait d'immatriculation SAS E-INSIDE

6. Bon de commande validé

7. Conditions générales de vente

8. Facture n° 25001404

9. Mise en demeure du 26 septembre 2025

10. Parcours de validation

11. Relevé de compte

La société [R] présente un bon de commande et un parcours de validation qui ne sont pas validés, ni signés par la société E-INSIDE.

Le tribunal rappelle aux parties qu'en tout état de cause, nul ne pouvant se constituer de preuve à lui-même, la seule production de facture, à défaut de tout autre élément probant, ne peut suffire à établir la réalité de la créance alléguée.

En conséquence, le tribunal déboute la société [R] de l'ensemble de ces demandes.

Dispositif

Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.

Par ces motifs :

Le tribunal, après avoir délibéré conformément à la loi, statuant par jugement réputé contradictoire et en dernier ressort, assisté du greffier,

Déboute la société [R] de l'ensemble de ses demandes,

Laisse à la société [R] les dépens, dont ceux de greffe, liquidés comme il est dit en entête,

La présente décision a été signée sur l'original conservé au greffe en minute conformément à l'article 456 du code de procédure civile et a été prononcée par mise à disposition au greffe en application de l'article 453 du code de procédure civile comme il est dit en en-tête.

Les textes cités

Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.

Questions fréquentes

Qu’a décidé Tribunal de commerce dans cette affaire ?

Le sens de la décision n’est pas qualifié par la source. Le texte intégral publié sur cette page permet de le lire dans les termes de la juridiction.

Cette décision est-elle publique ?

Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.

Puis-je citer cette décision ?

Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 2026005385. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.

Source : Cour de cassation, Judilibre, Licence Ouverte 2.0

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