Baux d'habitation - Demande en paiement des loyers et des charges et/ou tendant à faire prononcer ou constater la résiliation pour défaut de paiement ou défaut d'assurance et ordonner l'expulsion
Baux d'habitationBaux d'habitation - Demande en paiement des loyers et des charges et/ou tendant à faire prononcer ou constater la résiliation pour défaut de paiement ou défaut d'assurance et ordonner l'expulsionSens de la décisiontel que la source le qualifie
Donne force exécutoire à la transaction ou l'accord soumis au juge saisi sur requête
En bref
- Juridiction
- Tribunal judiciaire de Charleville-Mézières
- Décision du
- 8 juin 2026
- Numéro de rôle
- 26/00012
- Formation
- CHM JCP CTX GENERAL
- Sections balisées
- 3 sur 4
- Longueur
- 701 mots
Mots-clés
Demander à l’assistant
Prétentions et moyens des parties
Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE CHARLEVILLE-MEZIERES [Adresse 1] [Localité 1]
RG : N° RG 26/00012 - N° Portalis DBWT-W-B7K-E2N4
ORDONNANCE
DU
MINUTE N°
ORDONNANCE
Nous, Samira GOURINE, Vice-Présidente en charge des contentieux de la protection.
DANS L'AFFAIRE OPPOSANT :
DEMANDERESSE
Société [Adresse 2] [Adresse 3] [Localité 1] non comparante, ni représentée
DÉFENDEUR
Monsieur [O] [P] [Adresse 4] [Adresse 5] [Localité 2] non comparant, ni représenté
Vu les articles 1541 et suivants du Code de Procédure Civile,
Vu la requête en homologation d'accord transactionnel déposée par ESPACE HABITAT, représentée par M. [I] [H], le 11 février 2026,
Vu le protocole d'accord transactionnel intervenu entre Monsieur [O] [P] et la Société Anonyme des Habitations à Loyer Modéré Espace Habitat, le 21 janvier 2026.
Motifs de la décision
Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.
MOTIFS
Attendu que selon l'article 2044 du code civil, "la transaction est un contrat par lequel les parties, par des concessions réciproques, terminent une contestation née, ou préviennent une contestation à naître. Ce contrat doit être rédigé par écrit."
Dès lors que ce protocole transactionnel est le résultat d'un accord intervenu entre des parties ayant eu un différent, l'une des parties à l'accord transactionnel peut solliciter du juge compétent, en application des articles 1545 et suivants du Code de procédure civile, par voie de requête, sans débat contradictoire, son l'homologation, afin de le rendre exécutoire.
Selon l'article 1541 du Code de procédure civile, " L'accord destiné à la résolution amiable du différend est négocié et conclu conformément au droit commun des contrats. A moins qu'il n'en soit disposé autrement, il est parfait par le seul échange des consentements. Lorsqu'il est constaté par écrit, il peut lui être donné force exécutoire dans les conditions du chapitre II du présent titre ".
En l'espèce, Monsieur [O] [P] et la S.A. [Adresse 2], représentée par M. [I] [H], ont accepté un accord transactionnel rédigé et signé par les deux parties le 21 janvier 2026, portant manifestement sur une dette locative.
Il résulte par ailleurs de ce procès-verbal d'accord transactionnel que la Société Anonyme des Habitations à Loyer Modéré Espace Habitat a renoncé au caractère immédiatement exigible de la dette de Monsieur [O] [P] et celui-ci a reconnu la créance de la S.A. [Adresse 2], d'un montant de 1 815,02 €, et a accepté de régler sa dette par 12 règlements de 150 € tous les mois à compter de février 2026 et 1 règlement de 15,02 € en février 2027.
Il apparaît également que l'accord porte sur une créance locative, matière relevant de la compétence du juge des contentieux de la protection, en application de l'article L.213-4-4 du code de l'organisation judiciaire. Ensuite, Monsieur [O] [P] demeure à [Localité 3], constituant la compétence du juge des contentieux de la protection de [Localité 3].
Attendu que le juge saisi de l'accord en vue de son homologation ne peut en modifier les termes ;
Attendu que l'accord a été rédigé et signé par les deux parties, que ses termes sont précis, clairs et qu'il résulte de concessions réciproques, Monsieur [O] [P] ayant accepté de procéder au règlement de sa dette, la Société Anonyme des Habitations à Loyer Modéré Espace Habitat a renoncé au caractère immédiatement exigible de sa créance et accepté d'accorder à Monsieur [O] [P] un plan d'apurement.
Attendu que conformément aux dispositions de l'article 1541 du code de procédure civile, la requérante sollicite que le procès-verbal d'accord transactionnel soit homologué et que la force exécutoire lui soit conférée ;
Attendu que le protocole transactionnel joint à la requête est revêtu notamment de la signature de Monsieur [O] [P], ainsi que de celle du représentant de la S.A. Espace Habitat, et qu'il n'est relevé aucune ambiguïté dans le texte de cet accord ;
Attendu dès lors qu'il convient de faire droit à la requête et d'homologuer le protocole d'accord transaction soumis afin de lui donner force exécutoire.
Dispositif
Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.
PAR CES MOTIFS,
Nous, vice-présidente en charge des contentieux de la protection statuant par ordonnance sur requête, susceptible de recours selon les modalités de l'article 1541-1 du Code de procédure civile ;
Homologuons et conférons force exécutoire à l'accord transactionnel intervenu, entre la S.A. [Adresse 2] et Monsieur [O] [P], signé par les parties le 21 janvier 2026 ;
Disons qu'une copie dudit accord sera annexée à la présente ordonnance et à la minute conservée au greffe ;
Rappelons qu'en cas de non-respect de l'accord intervenu, celui-ci pourra donner lieu à exécution forcée par toutes les voies de droit.
Fait à [Localité 3], le 08 juin 2026,
LA VICE-PRESIDENTE
Les textes cités
Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.
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Questions fréquentes
Qu’a décidé Tribunal judiciaire de Charleville-Mézières dans cette affaire ?
Donne force exécutoire à la transaction ou l'accord soumis au juge saisi sur requête. La juridiction a statué le 8 juin 2026, sous le numéro 26/00012.
Cette décision est-elle publique ?
Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.
Puis-je citer cette décision ?
Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 26/00012. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.