Décision audience première chambre (contentieux général, instruction)
En bref
- Juridiction
- Tribunal de commerce
- Décision du
- 24 mars 2025
- Numéro de rôle
- 2024018062
- Formation
- Audience première chambre (contentieux général, instruction)
- Sections balisées
- 4 sur 4
- Longueur
- 1 007 mots
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Faits et procédure
Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.
Tribunal des activités économiques d'Avignon Première chambre Au nom du peuple français
Jugement du 24/03/2025 Numéro d'inscription au répertoire général : 2024 018062
Demandeur(s): LOCAM (SAS) [Adresse 1] [Localité 1] Représentant(s) : Me Alain KOUYOUMDJIAN/MARSEILLE Me Christian MAZARIAN (SELARL MAZARIAN ROURA PAOLINI)/AVIGNON Défendeur(s) : [G] [H] [E] [Adresse 2] [Localité 2] Représentant(s) : Non-comparant (e) Composition du tribun al lors des débats et du délibéré : Président d'audience : Gérard ARNAULT Juges: Michel MARIDET Corinne PAIOCCHI
Greffier lors des débat s : Arnaud GASQUE Débats à l'audience pu blique du 20/01/2025 Dépens de greffe liquio dés à la somme de 57,23 euros TTC
Prétentions et moyens des parties
Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.
Exposé du litige
La société LOCAM est créancière de Monsieur [G] [H] [E] en vertu d'un contrat de location concernant la création un site internet moyennant le versement de 48 loyers mensuels de 420,00 EUR pour une durée irrévocable initiale de 48 mois, à défaut de tacite reconduction.
Le site a été créé par Monsieur [G] [H] [E] par la société AXECIBLES et financé par la société LOCAM
Un procès-verbal de réception a été signé électroniquement par Monsieur [G] [H] [E] et le fournisseur le 29 février 2024.
La société LOCAM a adressé une facture unique de loyer à Monsieur [G] [H] [E].
Dans le même temps, la société AXECIBLES, prestataire pour la création du site, a adressé une facture à la société LOCAM.
Monsieur [G] [H] [E] n'a pas réglé les loyers dont il devait s'acquitter.
Malgré une mise en demeure qui lui a été adressée le 15 juillet 2024, ce dernier n'a pas obtempéré entrainant ainsi de plein droit la clause résolutoire.
Dès lors, suivant exploit du 4 novembre 2024, la société LOCAM a fait assigner Monsieur [G] [H] [E] devant la présente juridiction.
Au soutien de ses écritures, la société LOCAM demande de :
Vu le contrat de location n°1811522 et notamment l'article 18,
Vu les articles 1103, 1193,1225, 1344, 1231 du code civil,
Vu la lettre de mise en demeure du 15 juillet 2024 visant la clause résolutoire insérée à l'article 18 du contrat de location,
Vu l'absence de paiement dans le délai de 8 jours de la lettre de mise en demeure, imparti au locataire,
En conséquence de l'acquisition de la clause résolutoire prévue à l'article 18, * Prononcer la résiliation du contrat de location pour non-paiement des loyers imputable au locataire, * Condamner Monsieur [G] [H] [E] à verser à la société LOCAM une somme de 22 176.00 EUR avec intérêts de droit au taux légal à compter du 15 juillet 2024 et se ventilant comme suit : * Loyers 20.160,00 EUR * Clause pénale 2.016,00 EUR * Ordonner la capitalisation des intérêts en vertu de l'article 1343-2 du code civil, * Condamner Monsieur [G] [H] [E] à verser une somme 1 000 EUR au titre de l'article 700 du code de procédure civile, * Condamner Monsieur [G] [H] [E] aux dépens en vertu de l'article 696 du code de procédure civile.
À l'audience du 20 janvier 2025 à laquelle l'affaire est mise en délibéré, Monsieur [G] [H] [E] ne comparaît pas.
Motifs de la décision
Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.
Sur ce, le tribunal,
Sur les sommes exigibles
La société LOCAM présente au tribunal les documents suivants pour justifier du bien-fondé de sa créance : 1. Le contrat de location 2. Le procès-verbal de réception 3. La lettre recommandée 4. La facture unique de loyers 5. La facture fournisseur
Compte tenu de l'absence de paiement dans le délai de huit jours suivants la lettre de mise en demeure, adressée au locataire, il y a lieu de faire applications des dispositions contractuelles et plus particulièrement de l'article 18 intitulé résiliation contractuelle du contrat qui stipule :
18.1 La présente convention de location peut être résiliée de plein droit par le loueur, sans aucune formalité judiciaire, huit jours après une mise en demeure restée infructueuse, dans les cas suivants * non-paiement à échéance d'un seul terme de loyer
18.2 La présente convention de location peut être résiliée de plein droit parle loueur sans mise en demeure dans les cas suivants * en cas de cessation d'activité partielle ou totale du locataire
18.3 Suite à une résiliation, le locataire devra restituer le Site Web comme indiqué à l' article 19.
Outre cette restitution, le locataire devra verser au loueur : - une somme égale au montant des loyers impayés au jour de la résiliation majorée d'une clause pénale de 10% et des intérêts de retard.
Une somme égale à la totalité des loyers restant à courir jusqu'à la fin du contrat majorée d'une clause pénale de 10% sans préjudice de tous dommages-intérêts que le locataire pourrait devoir au loueur du fait de la résiliation,
En conséquence, le tribunal prononce la résiliation contrat de location pour non-paiement des loyers
D'autre part, Monsieur [G] [H] [E] est condamné à payer à la société LOCAM, outre les intérêts au taux légal à compter du 15 juillet 2024, les sommes de 20.160,00 EUR plus clause pénale d'un montant de 2.016,00 EUR, soit, une somme totale de 22.176,00 EUR.
Les dispositions de l'article 1343-2 du code civil sont de droit lorsqu'elles sont invoquées, le tribunal ordonne la capitalisation des intérêts.
Sur les autres demandes
L'équité commande de faire application des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile au bénéfice de la société LOCAM et de lui allouer à ce titre la somme de 1.000,00 EUR.
Conformément à l'article 696 du code de procédure civile, Monsieur [G] [H] [E] qui succombe au principal doit supporter les dépens.
Dispositif
Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.
Par ces motifs :
Le tribunal, après avoir délibéré conformément à la loi, statuant par jugement réputé contradictoire et en premier ressort, assisté du greffier,
Ordonne la résiliation du contrat de location n°1811522,
Condamne Monsieur [G] [H] [E] à payer à la SOCIETE LOCAM le somme de 22.176,00 EUR, outre intérêts au taux légal à compter du 15 juillet 2024,
Ordonne la capitalisation des intérêts qui seraient dus au moins pour une année entière dans les conditions de l'article 1343-2 du code civil,
Condamne Monsieur [G] [H] [E] à payer à la société LOCAM la somme de 1.000,00 EUR à titre d'indemnité sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile,
Condamne Monsieur [G] [H] [E] aux dépens, dont ceux de greffe, liquidés comme il est dit en en-tête,
La présente décision a été signée sur l'original conservé au greffe en minute conformément à l'article 456 du code de procédure civile et a été prononcé par mise à disposition au greffe en application de l'article 453 du code de procédure civile, comme il est dit en entête.
Les textes cités
Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.
Questions fréquentes
Qu’a décidé Tribunal de commerce dans cette affaire ?
Le sens de la décision n’est pas qualifié par la source. Le texte intégral publié sur cette page permet de le lire dans les termes de la juridiction.
Cette décision est-elle publique ?
Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.
Puis-je citer cette décision ?
Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 2024018062. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.