Demande d'autorisation relative à la rétention et au maintien en zone d'attente d'un étranger

Droits attachés à la personneDemande d'autorisation relative à la rétention et au maintien en zone d'attente d'un étranger

Sens de la décisiontel que la source le qualifie

Confirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

En bref

Juridiction
Cour d'appel de Colmar
Décision du
29 octobre 2025
Numéro de rôle
25/04077
Formation
Chambre 6 (Etrangers)
Sections balisées
3 sur 4
Longueur
1 101 mots

Mots-clés

Demander à l’assistant

Prétentions et moyens des parties

Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.

COUR D'APPEL DE COLMAR

SERVICE DES RETENTIONS ADMINISTRATIVES

N° RG 25/04077 - N° Portalis DBVW-V-B7J-IUU4

N° de minute : 460/25

ORDONNANCE

Nous, Thierry GHERA, président de chambre à la Cour d'Appel de Colmar, agissant par délégation de la première présidente, assisté de Manon GAMB, greffier ;

Dans l'affaire concernant :

M. [M] [C]

né le 15 Septembre 1987 à [Localité 4] (RUSSIE)

de nationalité russe

VU les articles L.141-2 et L.141-3, L.251-1 à L.261-1, L.611-1 à L.614-19, L.711-2, L.721-3 à L.722-8, L.732-8 à L.733-16, L.741-1 à L.744-17, L.751-9 à L.754-1, L761-8, R.741-1,R743-12 et suivantts R.744-16, R.761-5 du Code de l'Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d'Asile (CESEDA) ;

VU l'arrêté pris le 1er mars 2023 par le préfet de la Marne faisant obligation à M. [M] [C] de quitter le territoire français ;

VU la décision de placement en rétention administrative prise le 22 octobre 2025 par le préfet de la Marne à l'encontre de M. [M] [C], notifiée à l'intéressé le 23 octobre 2025 à 08h00 ;

VU le recours de M. [M] [C] daté du 24 octobre 2025, reçu le même jour à 17h06 au greffe du tribunal, par lequel il demande au tribunal d'annuler la décision de placement en rétention administrative pris à son encontre ;

VU la requête de M. le Préfet de la Marne datée du 26 octobre 2025, reçue et enregistrée le même jour à 14h01 au greffe du tribunal, tendant à la prolongation de la rétention administrative pour une durée de 26 jours de M. [M] [C] ;

VU l'ordonnance rendue le 28 Octobre 2025 à 12h28 par le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Strasbourg, statuant en qualité de magistrat du siège, déclarant nulle la procédure de placement en retenue pour vérification du droit au séjour de M. [C] [M], déclarant sans objet le recours de M. [C] [M] et la requête de M. LE PREFET DE LA MARNE, ordonnant la remise en liberté de M. [C] [M] ;

VU l'appel de cette ordonnance interjeté par M. LE PREFET DE [Localité 3] par voie électronique reçue au greffe de la Cour le 28 Octobre 2025 à 17h34 ;

VU la mention sur ladite ordonnance selon laquelle M. le Procureur de la République déclare ne pas s'opposer à la mise à exécution de la présente ordonnance en date du 28 octobre 2025 ;

VU les avis d'audience délivrés le 29 octobre 2025 à l'intéressé, à Maître Mathilde MESSAGEOT, avocat de permanence, à M. LE PREFET DE [Localité 3] et à M. Le Procureur Général ;

VU l'avis d'audience délivré le 29 octobre 2025 à [L] [V], interprète en langue russe assermenté ;

VU la convocation par officier de police judiciaire envoyée par mail au commissariat de gendarmerie le 29 octobre 2025 dont retour le même jour ;

Après avoir entendu Maître Mathilde MESSAGEOT, avocat au barreau de COLMAR, commise d'office, en ses observations pour le retenu.

Motifs de la décision

Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.

MOTIFS DE LA DÉCISION :

Attendu qu'il convient de confirmer l'ordonnance rendue le 28 octobre 2025 par le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Strasbourg, en adoptant ses motifs ;

Attendu que Monsieur [C] a été placé en garde à vue le 22 octobre 2025 à 9 heures 45 pour non-respect de son obligation de pointage en exécution de l'arrêté préfectoral d'assignation à résidence qui lui avait été notifié le 27 septembre 2025 ; que le 22 octobre 2025 il a été mis fin à la garde à vue à 19 heures en exécution d'une décision de classement sans suite du parquet ; que Monsieur [C] s'est vu notifier immédiatement après la levée de la garde à vue, son placement en retenue pour vérification de son droit au séjour alors que sa situation administrative devait être connue de la préfecture qui lui avait notifié un mois plus tôt l'arrêté précité ; que le lendemain à 8 heures, cette mesure de retenue a pris fin avec la notification de l'arrêté de placement en rétention administrative ; qu'aucun acte d'investigation n'a été réalisé pendant les treize heures écoulées entre la levée de la garde à vue et le placement en rétention administrative de l'intéressé ; que c'est donc à juste titre que le premier juge a considéré que la procédure était entachée de nullité, en raison d'une mise à disposition de l'étranger entre son interpellation et la fin de la mesure de garde à vue et la notification de son placement qui n'était pas de courte durée ;

Attendu que Monsieur [C] a en outre, depuis la notification de l'obligation de quitter le territoire qui lui a été notifiée le 1er mars 2023, fait l'objet de quatre procédures de placement en rétention administrative et pour la dernière fois entre le 30 juin et le 27 septembre 2025, sans qu'au demeurant, aucune de ces procédures sait permis son éloignement, de telle sorte que le premier juge a également considéré à juste titre que la privation de liberté dont il a fait l'objet le 22 octobre 2025 avait excédé la seule rigueur nécessaire ;

PAR CES MOTIFS :

Dispositif

Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.

DÉCLARONS l'appel de M. LE PREFET DE [Localité 3] recevable en la forme ;

au fond, le REJETONS ;

CONFIRMONS l'ordonnance rendue par le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Strasbourg, statuant en qualité de magistrat du siège, le 28 Octobre 2025 ;

RAPPELONS à l'interessé qu'il a l'obligation de quitter le territoire français ;

Prononcé à [Localité 1], en audience publique, le 29 Octobre 2025 à 14h26, en présence de

- Maître Mathilde MESSAGEOT, conseil de M. [M] [C]

Le greffier, Le président,

reçu notification et copie de la présente,

le 29 Octobre 2025 à 14h26

l'avocat de l'intéressé

Maître Mathilde MESSAGEOT

l'intéressé

M. [M] [C]

non comparant

l'avocat de la préfecture

non comparant

EXERCICE DES VOIES DE RECOURS :

- pour information : l'ordonnance n'est pas susceptible d'opposition,

- le pourvoi en cassation est ouvert à l'étranger, à l'autorité administrative qui a prononcé le maintien en zone d'attente ou en rétention et au ministère public,

- le délai du pourvoi en cassation est de deux mois à compter du jour de la notification de la décision, ce délai étant augmenté de deux mois lorsque l'auteur du pourvoi demeure à l'étranger,

- le pourvoi en cassation doit être formé par déclaration au Greffe de la Cour de cassation qui doit être obligatoirement faite par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation,

- l'auteur d'un pourvoi abusif ou dilatoire peut être condamné à une amende civile,

- ledit pourvoi n'est pas suspensif.

La présente ordonnance a été, ce jour, communiquée :

- au CRA de [Localité 2] pour notification à M. [M] [C]

- à Maître Mathilde MESSAGEOT

- à M. LE PREFET DE [Localité 3]

- à la SELARL CENTAURE AVOCATS

- à M. Le Procureur Général près la Cour de ce siège.

- à Me

Le Greffier

Décisions proches

Rapprochées par leur thème, pas par leur contenu : lisez-les avant de conclure.

Demande d'autorisation relative à la rétention et au maintien en zone d'attente d'un étranger

13/03/2026
Cour d'appel de Saint-Denis de la Réunion · 26/00073

Fait droit à l'ensemble des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur

SUR CE, Il s'évince des éléments de la procédure qu'entre l'heure du contrôle de l'intéressé interpellé le 11 mars 2026 à 15 heures 14 sur la commune de [Localité 1] [M], l'intimé a été mis à disposition des services de police, puis présenté à un officier de p…

Droits attachés à la personneDemande d'autorisation relative à la rétention et au maintien en zone d'attente d'un étranger

Demande d'autorisation relative à la rétention et au maintien en zone d'attente d'un étranger

13/03/2026
Cour d'appel de Saint-Denis de la Réunion · 26/00070

Fait droit à l'ensemble des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur

MOTIFS DE LA DÉCISION Les éléments communiqués par la personne placée en rétention administrative ne suffisent pas à établir qu'elle dispose de garanties de représentation effectives et suffisantes. Il convient de donner à l'appel du ministère public un effet …

Droits attachés à la personneDemande d'autorisation relative à la rétention et au maintien en zone d'attente d'un étranger

Demande d'autorisation relative à la rétention et au maintien en zone d'attente d'un étranger

13/03/2026
Cour d'appel de Metz · 26/00259

Confirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur ce, - Sur la recevabilité de l'acte d'appel : L'appel est recevable comme ayant été formé dans les formes et délai prévus par les dispositions des articles L. 743-21, R. 743-10 et R. 743-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile…

Droits attachés à la personneDemande d'autorisation relative à la rétention et au maintien en zone d'attente d'un étranger

Demande d'autorisation relative à la rétention et au maintien en zone d'attente d'un étranger

13/03/2026
Cour d'appel de Saint-Denis de la Réunion · 26/00069

Fait droit à l'ensemble des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur

MOTIFS DE LA DÉCISION Les éléments communiqués par la personne placée en rétention administrative ne suffisent pas à établir qu'elle dispose de garanties de représentation effectives et suffisantes. Il convient de donner à l'appel du ministère public un effet …

Droits attachés à la personneDemande d'autorisation relative à la rétention et au maintien en zone d'attente d'un étranger

Questions fréquentes

Qu’a décidé Cour d'appel de Colmar dans cette affaire ?

Confirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours. La juridiction a statué le 29 octobre 2025, sous le numéro 25/04077.

Cette décision est-elle publique ?

Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.

Puis-je citer cette décision ?

Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 25/04077. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.

Source : Cour de cassation, Judilibre, Licence Ouverte 2.0

Le texte affiché est celui publié par la juridiction. Il n’est ni résumé ni reformulé : Acryos n’ajoute que les titres de section et la mise en page.