Demande en paiement du prix et/ou tendant à faire sanctionner le non-paiement du prix
Sens de la décisiontel que la source le qualifie
Déboute le ou les demandeurs de l'ensemble de leurs demandes
En bref
- Juridiction
- Tribunal judiciaire de Mulhouse
- Décision du
- 18 juillet 2025
- Numéro de rôle
- 24/00451
- Formation
- Chambre commerciale
- Sections balisées
- 4 sur 4
- Longueur
- 1 189 mots
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Faits et procédure
Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE MULHOUSE --------------------------------- [Adresse 4] [Localité 5] --------------------------------- CHAMBRE COMMERCIALE Contentieux commercial
N° RG 24/00451 - N° Portalis DB2G-W-B7I-IWSE
MINUTE n° 180/25
République Française
Au nom du Peuple Français
JUGEMENT
du 18 Juillet 2025
Dans l’affaire :
Société BAKIRKÖY CAM YAPI SISTEMLERI (WINDOW GLASS), dont le siège social est sis [Adresse 9]. Prof. Dr. [J] [K]. [Adresse 6]. [Adresse 7] [Adresse 8] [Adresse 1] [Adresse 3] / TURQUIE
représentée par Me Gülcan YASIN, avocat au barreau de MULHOUSE
-partie demanderesse -
E.U.R.L. FLORENTIN, dont le siège social est sis [Adresse 2]
non représentée
- partie défenderesse -
COMPOSITION DU TRIBUNAL :
Lors des débats : Président : Mme Carole MUSA Assesseur : Monsieur Joël BEHRA Assesseur : Monsieur Pascal WETTLE Greffier : Madame Samira ADJAL
Débats en audience publique du 19 Mai 2025
Jugement du 18 Juillet 2025 rendu par mise à disposition au greffe, par Mme Carole MUSA, Juge à la chambre commerciale du Tribunal judiciaire de MULHOUSE, assistée de Madame Samira ADJAL, Greffier ;
Prétentions et moyens des parties
Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.
EXPOSE DU LITIGE
La société de droit étranger WINDOW GLASS - BAKIRKÔY CAM YAPI SISTEMLERI est spécialisée dans les travaux de menuiseries bois et PVC.
Elle a établi une facture pro forma pour la société dénommée CROUTY CHAUD devenue l’EURL FLORENTIN pour la somme de 55.721 euros pour la fourniture de menuiseries pour les façades avant et arrière de ce commerce.
Suivant un acte d’assignation du 18 avril 2024 remis à personne morale, la société de droit étranger WINDOW GLASS - BAKIRKÔY CAM YAPI SISTEMLERI a assigné l’EURL FLORENTIN devant la Chambre commerciale du Tribunal judiciaire de Mulhouse aux fins notamment de la voir condamner à lui payer les sommes dont elle estime être créancière au titre des travaux réalisés au profit de la société CROUSTY CHAUD.
Dans son acte d’assignation valant conclusions et au visa notamment des articles 1103 et suivants du Code civil, la société de droit étranger WINDOW GLASS - BAKIRKÔY CAM YAPI SISTEMLERI demande au tribunal de : - Déclarer sa demande recevable et bien-fondée, - Condamner la société défenderesse à lui payer la somme de 29.721 euros en sus des intérêts au taux légal à compter du 23 juin 2022, - Condamner la société défenderesse au paiement de 5.000 euros à titre de dommages et intérêts, - Condamner la société défenderesse au paiement de 3.000 euros au titre de l’article 700 du Code de procédure civile, ainsi qu’aux entiers frais et dépens de la procédure.
Il sera renvoyé aux conclusions de la société de droit étranger WINDOW GLASS - BAKIRKÔY CAM YAPI SISTEMLERI pour un plus ample examen de ses prétentions et moyens, par application des dispositions de l'article 455 du Code de procédure civile.
L’EURL FLORENTIN bien que régulièrement assignée n’était plus représentée lors de l’ordonnance de clôture et n’a déposé aucune écriture.
L’ordonnance de clôture est intervenue le 04 mars 2025 et l’affaire a été fixée pour plaidoirie à l’audience du 19 mai 2025. A cette date, l’affaire a été mise en délibéré pour prononcer par mise à disposition à ce jour.
Motifs de la décision
Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.
MOTIFS DE LA DÉCISION
En préambule, il convient de rappeler qu'en application de l'article 472 du Code de procédure civile, si le défendeur ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond. Le juge ne fait droit à la demande que dans la mesure où il l'estime régulière, recevable et bien fondée.
Sur la demande en paiement
En vertu de l’article 1103 du code civil, les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faits.
Les contrats doivent être négociés, formés et exécutés de bonne foi, suivant l’article 1104 du code civil. Cette disposition est d'ordre public.
Par ailleurs et suivant les dispositions de l’article 1353 du même code, celui qui réclame l'exécution d'une obligation doit la prouver. Réciproquement, celui qui se prétend libéré doit justifier le paiement ou le fait qui a produit l'extinction de son obligation.
En l’espèce, la société de droit étranger WINDOW GLASS - BAKIRKÔY CAM YAPI SISTEMLERI soutient que l’EURL FLORENTIN lui doit la somme de 29.721 euros correspondant au solde de travaux effectués au bénéfice de cette dernière.
A l’appui de sa demande, la demanderesse produit une facture pro forma d’un montant de 55.721 euros, une projection 3D du projet, la photo d’un ordre de virement émanant de la Caisse de Crédit Mutuel Mulhouse Université portant sur la somme de 15.000 euros et émanant de la société CROUSTY CHAUD, une liste de colis, des instructions de chargement, des photographies, les courriers de mise en demeure des 19 janvier et 15 février 2024 revenus avec la mention « Destinataire inconnu à l’adresse » et un extrait INPI relatif à l’EURL FLORENTIN.
La société de droit étranger WINDOW GLASS - BAKIRKÔY CAM YAPI SISTEMLERI indique dans ses écritures que les colis ont été livrés chez le transporteur au mois d’août 2022 et que les matériaux ont été mis en place au mois de décembre 2022. Elle indique avoir reçu la somme de 15.000 euros par virement bancaire de la part de la société CROUSTY CHAUD et 11.000 euros en liquide mais ne pas avoir reçu le solde alors que les travaux ont été entièrement réalisés.
Le tribunal rappelle que si une facture pro forma vaut devis, elle n’a toutefois aucune valeur légale ou comptable, la société émettrice devant établir ensuite une facture définitive.
Au regard des pièces produites par la partie demanderesse, il apparaît que cette dernière ne justifie d’aucune commande qui aurait été passée par la société CROUSTY CHAUD devenue FLORENTIN, d’aucune facture définitive ni même d’un éventuel procès-verbal de réception de chantier ou bon de livraison. La photographie du virement bancaire de 15.000 euros ne permet pas en outre de rattacher ce virement aux travaux dont la société demanderesse se prévaut. Les autres documents ne permettent pas plus d’objectiver les demandes de la demanderesse.
La société de droit étranger WINDOW GLASS - BAKIRKÔY CAM YAPI SISTEMLERI qui échoue dans sa démonstration sera par conséquent déboutée de sa demande en paiement à l’encontre de l’EURL FLORENTIN.
Il en sera de même pour sa demande de dommages et intérêts qui ne peut pas prospérer.
Sur les frais du procès et l’exécution provisoire
La société de droit étranger WINDOW GLASS - BAKIRKÔY CAM YAPI SISTEMLERI, qui succombe, est condamnée aux entiers dépens.
La demande faite par la société de droit étranger WINDOW GLASS - BAKIRKÔY CAM YAPI SISTEMLERI au titre des dispositions de l'article 700 du Code de procédure civile sera rejetée.
En application de l’article 514 du Code de procédure civile, le présent jugement sera assorti de l’exécution provisoire.
Dispositif
Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.
PAR CES MOTIFS
Le tribunal, statuant après débats en audience publique, par jugement réputé contradictoire et susceptible d'appel, par mise à disposition au Greffe,
DEBOUTE la société de droit étranger WINDOW GLASS - BAKIRKÔY CAM YAPI SISTEMLERI de toutes ses demandes ;
CONDAMNE la société de droit étranger WINDOW GLASS - BAKIRKÔY CAM YAPI SISTEMLERI aux entiers dépens ;
REJETTE la demande faite par la société de droit étranger WINDOW GLASS - BAKIRKÔY CAM YAPI SISTEMLERI au titre des dispositions de l’article 700 du Code de procédure civile ;
RAPPELLE que le présent jugement est assorti de l’exécution provisoire ;
REJETTE toute autre demande ;
Le Greffier, Le Président,
Les textes cités
Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.
Questions fréquentes
Qu’a décidé Tribunal judiciaire de Mulhouse dans cette affaire ?
Déboute le ou les demandeurs de l'ensemble de leurs demandes. La juridiction a statué le 18 juillet 2025, sous le numéro 24/00451.
Cette décision est-elle publique ?
Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.
Puis-je citer cette décision ?
Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 24/00451. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.