Demande d'indemnités ou de salaires

Relations individuelles de travailDemande d'indemnités ou de salaires

Sens de la décisiontel que la source le qualifie

Déclare l'acte de saisine caduc

En bref

Juridiction
Cour d'appel de Basse-Terre
Décision du
7 juillet 2025
Numéro de rôle
24/00891
Formation
Chambre Sociale
Sections balisées
4 sur 4
Longueur
678 mots

Mots-clés

Demander à l’assistant

Faits et procédure

Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.

COUR D'APPEL

DE [Localité 4]

MISE EN ETAT

ORDONNANCE DE LA MISE EN ETAT

DU 07 JUILLET 2025

RG N° : N° RG 24/00891 - N° Portalis DBV7-V-B7I-DXJX

Chambre Sociale

Jugement au fond, du Conseil de Prud'hommes - section activités diverses - de Pointe-à-Pitre, en date du 11 Septembre 2024, enregistrée sous le n° 23/00166

Nous, Mme Rozenn Le GOFF, magistrat chargé de la mise en état, assistée de Mme Lucile POMMIER, greffier,

Vu la procédure en instance d'appel inscrite au répertoire général sous le numéro N° RG 24/00891 -

N° Portalis DBV7-V-B7I-DXJX

Madame [K] [X]

[Adresse 1]

[Adresse 6]

[Localité 3]

Représentée par Me Lionel ARMAND

(SELARL AJM AVOCATS), avocat au barreau

de GUADELOUPE/[Localité 8]/ST BARTH

APPELANT

Etablissement Public MÉMORIAL ACTE GUADELOUPE

[Adresse 7]

[Adresse 5]

[Localité 2]

Représenté par Me Charles NATHEY (SELARL JURINAT), avocat au barreau de GUADELOUPE/ST MARTIN/ST BARTH

INTIMÉ

Prétentions et moyens des parties

Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.

FAITS ET PROCÉDURE

Suivant déclaration au greffe en date du 25 septembre 2024, Mme [K] [X] a interjeté appel du jugement rendu par le conseil de prud'hommes de Pointe-à-Pitre le 11 septembre 2024 dans un litige l'opposant à l'EPIC Memorial acte dit MACTe.

Par conclusions d'incident notifiées par voie électronique le 9 avril 2025, l'EPIC Memorial acte dit MACTe demande au magistrat chargé de la mise en état de :

- Constater que les conclusions de Madame [X] ont été communiquées plus de trois mois après sa déclaration d'appel ;

En conséquence,

- Dire et juger que sa déclaration d'appel interjeté le 25 septembre 2024 est frappée de caducité ;

- Condamner Mme [X] à lui payer la somme de 3.500 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile ainsi qu'aux entiers dépens.

Selon ses conclusions en réponse sur incident notifiées par voie électronique le 6 mai 2025, Mme [K] [X] demande au magistrat chargé de la mise en état de :

- Prononcer l'impossibilité pour le MACTe de déposer des conclusions d'intimé ;

- Condamner le MACTe à lui payer la somme de 3000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile ainsi qu'aux dépens de la présente procédure d'incident contentieux de mise en état.

En vertu des dispositions de l'article 455 du code de procédure civile, il convient de se référer aux conclusions des parties pour plus ample exposé de leurs moyens et prétentions.

Motifs de la décision

Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.

MOTIFS DE LA DÉCISION

L'article 908 du code de procédure civile dispose qu'« A peine de caducité de la déclaration d'appel, relevée d'office, l'appelant dispose d'un délai de trois mois à compter de la déclaration d'appel pour remettre ses conclusions au greffe ».

L'article 641 § 1er du code de procédure civile prévoit que lorsqu'un délai est exprimé en jours, celui de l'acte, de l'événement, de la décision ou de la notification qui le fait courir ne compte pas et selon l'article 668 du code de procédure civile, la date de notification par voie postale est, à l'égard de celui qui y procède, celle de l'expédition, et, à l'égard de celui à qui elle est faite, la date de réception de la lettre.

L'article 642 §2 du code de procédure civile précise que le délai qui expirerait normalement un samedi, un dimanche ou un jour férié ou chômé, est prorogé jusqu'au premier jour ouvrable suivant.

En l'espèce, Mme [K] [X] a interjeté appel le 25 septembre 2024.

Elle devait donc remettre ses conclusions au greffe le 26 décembre au plus tard.

Or elle ne l'a fait que le 27 décembre 2024.

Contrairement à ce qu'elle soutient, il est sans incidence que l'EPIC Memorial acte dit MACTE n'ait pas conclu au fond dans le délai fixé par l'article 909 du code de procédure civile.

Il convient en conséquence de prononcer la caducité de la déclaration d'appel sans qu'il apparaisse toutefois inéquitable, à ce stade de la procédure, de laisser à la charge de l'intimé les frais qu'il a engagés et qui ne seront pas compris dans les dépens.

Dispositif

Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.

PAR CES MOTIFS

Nous, magistrat chargé de la mise en état, statuant publiquement par mise à disposition au greffe, contradictoirement,

Disons que la déclaration d'appel de Mme [K] [X] est caduque ;

Disons n'y avoir lieu à application de l'article 700 du code de procédure civile ;

Laissons les dépens à la charge de l'appelante.

Le greffier Le magistrat chargé de la mise en état

Les textes cités

Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.

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Questions fréquentes

Qu’a décidé Cour d'appel de Basse-Terre dans cette affaire ?

Déclare l'acte de saisine caduc. La juridiction a statué le 7 juillet 2025, sous le numéro 24/00891.

Cette décision est-elle publique ?

Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.

Puis-je citer cette décision ?

Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 24/00891. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.

Source : Cour de cassation, Judilibre, Licence Ouverte 2.0

Le texte affiché est celui publié par la juridiction. Il n’est ni résumé ni reformulé : Acryos n’ajoute que les titres de section et la mise en page.