Demande en garantie des vices cachés ou tendant à faire sanctionner un défaut de conformité

VenteDemande en garantie des vices cachés ou tendant à faire sanctionner un défaut de conformité

Sens de la décisiontel que la source le qualifie

Ordonnance d'incident

En bref

Juridiction
Cour d'appel de Montpellier
Décision du
26 juin 2025
Numéro de rôle
22/00215
Formation
3e chambre civile
Sections balisées
4 sur 4
Longueur
747 mots

Mots-clés

Demander à l’assistant

Faits et procédure

Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.

COUR D'APPEL DE MONTPELLIER

3e chambre civile

ORDONNANCE SUR REQUÊTE

N° RG 22/00215 - N° Portalis DBVK-V-B7G-PIY6

ORDONNANCE N°

APPELANT :

M. [T] [U]

[Adresse 1]

[Localité 2]

Représenté par Me Philippe CALAFELL, avocat au barreau de MONTPELLIER

INTIMEE :

Mme [H] [N]

[Adresse 3]

[Localité 2]

Représentée par Me Clément BERMOND de la SCP VERBATEAM MONTPELLIER, avocat au barreau de MONTPELLIER substitué à l'audience par Me Marine RIGAUD, avocat au barreau de MONTPELLIER

Le VINGT SIX JUIN DEUX MILLE VINGT CINQ,

Nous, Emmanuelle WATTRAINT, conseillère, magistrat chargé de la mise en état, assistée de Sabine MICHEL, greffier,

Vu les débats à l'audience sur incident du 13 mai 2025, à laquelle l'affaire a été mise en délibéré au 26 juin 2025 ;

Prétentions et moyens des parties

Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.

EXPOSE DU LITIGE :

Par déclaration au greffe du 12 janvier 2022, monsieur [E] [U] a relevé appel d'un jugement rendu par le tribunal judiciaire de Montpellier le 16 décembre 2021 lequel, sous le benefice de l'exécution provisoire, l'a notamment condamné à payer à madame [H] [N] la somme de 44 874,75 euros, outre la somme de 1 000 euros au titre du préjudice de jouissance et la somme de 2 500 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

Par requête enregistrée au greffe le 2 janvier 2025, monsieur [E] [U] a saisi le conseiller de la mise en état d'un incident tendant à voir désigner un expert judiciaire.

Par ses conclusions enregistrées au greffe le 25 avril 2025, madame [H] [N] sollicite le rejet de la requête eu égard notamment à l'incompétence du conseiller de la mise en état. Elle demande reconventionnellement de voir ordonner à monsieur [E] [U] de produire la pièce intitulée 'consultation cabinet d'expertise novembre 2024" visée dans sa requête et les pièces 12 et 13 visées dans ses conclusions d'appelant. En tout état de cause, elle sollicite la condamnation de monsieur [E] [U] à lui payer la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile.

Par ses conclusions enregistrées au greffe le 13 mai 2025, monsieur [E] [U] maintient ses demandes.

Les parties ont été entendues ou appelées à l'audience d'incidents de mise en état du 13 mai 2025 à 14h.

Motifs de la décision

Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.

MOTIFS :

Sur la demande d'expertise

Si aux termes de l'article 913-5 du code de procédure civile, le conseiller de la mise en état peut ordonner toute mesure d'instruction, pour autant il n'est pas juge d'appel des décisions de première instance et ne peut remettre en cause ce qui a été jugé par le premier juge, ce pouvoir étant dévolu à la cour d'appel (articles 561 et suivants du code de procédure civile).

En l'espèce, si monsieur [E] [U], à l'appui de sa demande d'expertise, fait valoir qu'il ne critique pas le rapport d'expertise mais demande une nouvelle expertise afin d'apporter des informations complémentaires non traitées par le premier expert, il se livre en réalité à une véritable critique du rapport d'expertise judiciaire, sur lequel le tribunal s'est appuyé pour asseoir sa décision, en reprochant à l'expert de ne pas s'être fondé sur des investigations personnelles pour déterminer les origines du désordre, de ne pas avoir tenu compte de travaux réalisés avant la vente de l'immeuble suite à des fuites sur les canalisations, de ne pas avoir procédé à une mise en eau des canalisations, de n'avoir pas vérifié si le compteur d'eau 'tourne' au moment où les robinets sont fermés'

Ces moyens sont de nature à justifier une demande de contre-expertise, laquelle relève des pouvoirs de la cour d'appel dans le cadre de la demande d'infirmation du jugement dont appel.

Dans ces conditions, le conseiller de la mise en état se déclarera incompétent.

Sur la demande de communication de pièces

Eu égard aux éléments du dossier, il sera fait droit à la demande, les pièces sollicitées étant soit citées dans des conclusions de monsieur [E] [U], soit énumérées dans le bordereau de pièces annexé à des conclusions de monsieur [E] [U].

Sur les demandes accessoires

Monsieur [E] [U] succombant, sera condamné aux dépens de l'incident et à payer à madame [H] [N] la somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile.

Dispositif

Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.

PAR CES MOTIFS':

Nous déclarons incompétent pour statuer sur la demande d'expertise présentée par monsieur [E] [U] ;

Ordonnons à monsieur [E] [U] de produire la pièce intitulée 'consultation cabinet d'expertise novembre 2024" visée dans sa requête et les pièces 12 et 13 visées dans ses conclusions d'appelant ;

Condamnons monsieur [E] [U] à payer à madame [H] [N] la somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile ;

Condamnons monsieur [E] [U] aux dépens de l'incident.

Le greffier, Le magistrat chargé de la mise en état,

Les textes cités

Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.

Décisions proches

Rapprochées par leur thème, pas par leur contenu : lisez-les avant de conclure.

Demande en garantie des vices cachés ou tendant à faire sanctionner un défaut de conformité

26/10/2026
Tribunal judiciaire d'Épinal · 26/00066

MOTIFS DE LA DÉCISION : Sur la demande d’expertise : Aux termes de l’article 145 du code de procédure civile, s’il existe un motif légitime de conserver ou d’établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d’un litige, les mesur…

VenteDemande en garantie des vices cachés ou tendant à faire sanctionner un défaut de conformité

Demande en garantie des vices cachés ou tendant à faire sanctionner un défaut de conformité

26/10/2026
Tribunal judiciaire de Bayonne · 24/01540

MOTIFS DE LA DECISION: Sur la résolution: Aux termes de l’article 1641 du code civil, le vendeur est tenu de la garantie à raison des défauts cachés de la chose vendue et qui la rendent impropre l’usage auquel on la destine, ou qui en diminuent tellement cet u…

VenteDemande en garantie des vices cachés ou tendant à faire sanctionner un défaut de conformité

Demande en garantie des vices cachés ou tendant à faire sanctionner un défaut de conformité

26/10/2026
Tribunal judiciaire d'Épinal · 26/00201

MOTIFS DE LA DÉCISION : Sur la demande d’expertise : Aux termes de l’article 145 du code de procédure civile, s’il existe un motif légitime de conserver ou d’établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d’un litige, les mesur…

VenteDemande en garantie des vices cachés ou tendant à faire sanctionner un défaut de conformité

Demande en garantie des vices cachés ou tendant à faire sanctionner un défaut de conformité

23/10/2026
Tribunal judiciaire de Limoges · 26/00197

MOTIFS DE LA DÉCISION En application des dispositions de l’article 1353 du code civil, celui qui réclame l'exécution d'une obligation doit la prouver. Réciproquement, celui qui se prétend libéré doit justifier le paiement ou le fait qui a produit l'extinction …

VenteDemande en garantie des vices cachés ou tendant à faire sanctionner un défaut de conformité

Questions fréquentes

Qu’a décidé Cour d'appel de Montpellier dans cette affaire ?

Ordonnance d'incident. La juridiction a statué le 26 juin 2025, sous le numéro 22/00215.

Cette décision est-elle publique ?

Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.

Puis-je citer cette décision ?

Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 22/00215. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.

Source : Cour de cassation, Judilibre, Licence Ouverte 2.0

Le texte affiché est celui publié par la juridiction. Il n’est ni résumé ni reformulé : Acryos n’ajoute que les titres de section et la mise en page.