Demande en nullité d'un contrat de prestation de services
Sens de la décisiontel que la source le qualifie
Fait droit à une partie des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur
En bref
- Juridiction
- Tribunal judiciaire de Paris
- Décision du
- 11 juin 2024
- Numéro de rôle
- 24/01601
- Formation
- PCP JTJ proxi fond
- Sections balisées
- 4 sur 4
- Longueur
- 807 mots
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Faits et procédure
Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE PARIS [1]
[1] Copie conforme délivrée le : à :S.A.S.U. MDF ENSEIGNES
Copie exécutoire délivrée le : à :Me Iris BIEHLER
Pôle civil de proximité ■
PCP JTJ proxi fond
N° RG 24/01601 - N° Portalis 352J-W-B7I-C4I5L
N° MINUTE :
JUGEMENT rendu le mardi 11 juin 2024
DEMANDERESSE Madame [I] [V], demeurant [Adresse 2] représentée par Me Iris BIEHLER, avocat au barreau de PARIS, vestiaire : #Z18
DÉFENDERESSE S.A.S.U. MDF ENSEIGNES, dont le siège social est sis [Adresse 1] non comparante, ni représentée
COMPOSITION DU TRIBUNAL Jean-Claude KAZUBEK, Juge, statuant en juge unique assisté de Audrey BELTOU, Greffier,
DATE DES DÉBATS Audience publique du 18 mars 2024
JUGEMENT réputé contradictoire, en premier ressort, prononcé par mise à disposition le 11 juin 2024 par Jean-Claude KAZUBEK, Juge assisté de Audrey BELTOU, Greffier
Prétentions et moyens des parties
Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.
Décision du 11 juin 2024 PCP JTJ proxi fond - N° RG 24/01601 - N° Portalis 352J-W-B7I-C4I5L
Aux termes d’une assignation en date du 26 février 2024 Madame [I] [V] a fait assigner la SASU MDF ENSEIGNES aux fins de voir :
A titre principal :
-juger que le contrat conclu entre MDF ENSEIGNES et Madame [V] et résolu depuis le 30 octobre 2023, -condamner MDF ENSEIGNES à rembourser à Madame [V] la somme de 2612,50 € majorés de 50 % soient 3918,75 €, -condamner MDF ENSEIGNES à verser à Madame [V] 2000 € de dommages et intérêts en réparation de son préjudice moral.
Subsidiairement : -prononcer la résolution judiciaire du contrat conclu entre MDF ENSEIGNES et Madame [V], -condamner MDF ENSEIGNES à restituer à Madame [V] la somme de 2612,50 € - condamner MDF ENSEIGNES à verser à Madame [V] 2000 € de dommages et intérêts en réparation de son préjudice moral.
En tout état de cause : - condamner MDF ENSEIGNES verser à Madame [V] 1500 au titre de l’article 700 du de procédure civile.
Au soutien de ses prétentions, la requérante a exposé avoir versé la somme de 2612,50 €, le 7 juillet 2023 par virement bancaire, à MDF ENSEIGNES consécutivement à la pose de deux stores banne motorisés aux fenêtres de son appartement situé [Adresse 2] ; qu’aucune suite n’a été donnée, que la tentative de conciliation n’a pas aboutie , que toutes démarchent sont demeurées infructueuses et ont nécessité l’instauration de la présente procédure.
Assignée en les formes légales, la SASU MDF ENSEIGNES n’a ni comparu ni mandaté personne pour la représenter.
Motifs de la décision
Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.
MOTIFS.
Il résulte des dispositions de l'article 472 du code de procédure civile, que lorsque le défendeur ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond. Le juge ne fait droit à la demande que dans la mesure où il l'estime recevable, régulière et bien fondée
L'article 9 du code de procédure civile dispose qu'il incombe à chaque partie de prouver, conformément à la loi les faits nécessaires au succès de sa prétention.
L'article 1101 du Code civil indique que le contrat est un accord de volonté entre deux ou plusieurs personnes destiné à créer, modifier, transmettre ou étendre des obligations.
L'article 1103 du Code civil énonce que les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faits et l’article 1104 du Code civil précise qu’ils doivent être négociés, formés et exécutés de bonne foi. Cette disposition est d'ordre public.
L’article 1224 du Code civil énonce que la résolution résulte soit de l’application d’une clause résolutoire soit, en cas d’inexécution suffisamment grave, d’une notification du créancier au débiteur ou d’une décision de justice.
Selon l’article 1604 du Code civil le vendeur a une obligation de délivrance de la chose.
En l’espèce, au vu des pièces produites aux débats, il appert que la demande de Madame [V] apparaît en partie fondée.
Il convient donc de prononcer la résolution du contrat conclu entre MDF ENSEIGNES et Madame [I] [V] et de condamner entre MDF ENSEIGNES à restituer à celle-ci la somme de 2612,50 € sans qu’il y ait lieu à la majoration de 50 % revendiquée.
Madame [I] [V] qui ne justifie d’aucun préjudice moral ne peut qu’être débouté de ce chef de demande.
Les dispositions de l’article 700 du code de procédure civile doivent recevoir application et MDF ENSEIGNES condamnée à payer à Madame [I] [V] une indemnité de procédure de l’ordre de 900 € et aux entiers dépens, seule, conformément aux dispositions de leurs 696 de ce même code.
Dispositif
Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.
PAR CES MOTIFS.
Statuant après débats publics, par jugement prononcé par mise à disposition au greffe, dans les conditions de l’article 450 du code de procédure civile, réputé contradictoire et en premier ressort.
PRONONCE la résolution du contrat conclu entre MDF ENSEIGNES et Madame [I] [V].
CONDAMNE MDF ENSEIGNES et Madame [I] [V] à payer à Madame [I] [V] les sommes suivantes :
-2612,50 € en principal.
-900 € au titre de l’article 700 du code de procédure civile.
DÉBOUTE Madame [I] [V] de ses autres demandes.
CONDAMNE MDF ENSEIGNES aux entiers dépens.
Fait et jugé à Paris le 11 juin 2024
le greffierle Président
Les textes cités
Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.
Questions fréquentes
Qu’a décidé Tribunal judiciaire de Paris dans cette affaire ?
Fait droit à une partie des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur. La juridiction a statué le 11 juin 2024, sous le numéro 24/01601.
Cette décision est-elle publique ?
Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.
Puis-je citer cette décision ?
Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 24/01601. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.