Demande en garantie des vices cachés ou tendant à faire sanctionner un défaut de conformité

Demande en garantie des vices cachés ou tendant à faire sanctionner un défaut de conformité

Sens de la décisiontel que la source le qualifie

Déclare l'acte de saisine caduc

En bref

Juridiction
Cour d'appel de Reims
Décision du
8 novembre 2022
Numéro de rôle
22/00741
Formation
1ere Chambre sect.Civile
Sections balisées
4 sur 4
Longueur
807 mots

Mots-clés

Demander à l’assistant

Faits et procédure

Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.

COUR D'APPEL

DE [Localité 1]

CHAMBRE CIVILE

1° section

RG N° : N° RG 22/00741 - N° Portalis DBVQ-V-B7G-FE55-11

S.A.R.L. CSB [C]

Représentant : Me Xavier COLOMES de la SCP X.COLOMES S.COLOMES-MATHIEU-ZANCHI, avocat au barreau de l'AUBE

APPELANT

Monsieur [Z] [U]

Représentant : Me Christophe GUYOT de la SELARL GUYOT - DE CAMPOS, avocat au barreau de REIMS

Madame [K] [M] épouse [U]

Représentant : Me Christophe GUYOT de la SELARL GUYOT - DE CAMPOS, avocat au barreau de REIMS

INTIMES

ORDONNANCE D'INCIDENT

DU : 8 novembre 2022

Nous,Véronique MAUSSIRE, conseiller chargé de la mise en état, assistée de Yelena MOHAMED-DALLAS, greffier ;

Prétentions et moyens des parties

Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.

Après débats à l'audience du 25 octobre 2022, avons rendu ce jour, l'ordonnance suivante :

Vu la déclaration d'appel de la SARL CSB [C] reçue le 29 mars 2022 à l'encontre du jugement rendu le 2 février 2022 par le tribunal judiciaire de Châlons-en-Champagne auquel il sera renvoyé pour son dispositif.

Vu les conclusions notifiées le 26 juillet 2022 par M. [Z] [U] et Mme [K] [M] épouse [U] aux temres desquelles il est demandé de :

A titre principal,

Vu les articles 542, 908 et 954 du code de procédure civile,

- constater que la société CSB [C] n'a pas mentionné dans le dispositif de ses conclusions

notifiées les 17 mai 2022 et 21 juin 2022 qu'elle demandait l'infirmation des chefs du dispositif du jugement dont elle recherche l'anéantissement, ou l'annulation du jugement,

En conséquence,

- prononcer la caducité de la déclaration d'appel formée le 29 mars 2022 par la société CSB

[C] contre le jugement rendu le 2 février 2022 par le tribunal judiciaire de Châlons-en-Champagne ;

A titre subsidiaire,

Vu l'article 524 du code de procédure civile,

- constater l'absence d'exécution du jugement entrepris assorti de l'exécution provisoire par

la société CSB [C], appelante,

En conséquence,

- ordonner la radiation de cette affaire inscrite au rôle de la cour sous le numéro 22/00741

En tout état de cause,

- condamner la société CSB [C] à payer à Monsieur [Z] [U] et Madame [K]

[M] épouse [U] la somme de 1500 € sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile,

- condamner la société CSB [C] aux entiers dépens d'appel.

Vu les conclusions notifiées le 10 octobre 2022 par la SARL CSB [C] aux termes desquelles elle se désiste de son appel.

Motifs de la décision

Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.

MOTIFS :

Le désistement d'appel de la société CSB [C] :

Aux termes de l'article 401 du code de procédure civile, le désistement de l'appel n'a besoin d'être accepté que s'il contient des réserves ou si la partie à l'égard de laquelle il est fait a préalablement formé un appel incident ou une demande incidente.

En l'espèce, il y a lieu de constater que M. et Mme [U] ont formé appel incident de la décision et n'acceptent pas ce désistement.

La caducité de la déclaration d'appel :

Aux termes de l'article 908 du code de procédure civile, à peine de caducité de la déclaration d'appel relevée d'office, l'appelant dispose d'un délai de trois mois à compter de la déclaration d'appel pour remettre ses conclusions au greffe.

Il résulte des articles 542 et 954 du même code que l'appelant doit, dans le dispositif de ses conclusions, mentionner qu'il demande l'infirmation des chefs du dispositif du jugement dont il recherche l'anéantissement ou l'annulation du jugement.

En cas de non-respect de cette règle, la cour d'appel ne peut que confirmer le jugement, sauf la faculté qui lui est reconnue à l'article 914 du code de procédure civile de relever d'office la caducité de l'appel.

Lorsque l'incident est soulevé par une partie ou relevé d'office par le conseiller de la mise en état, ce dernier ou, le cas échéant, la cour d'appel statuant sur déféré, prononce la caducité de la déclaration d'appel si les conditions en sont réunies (cass chambre civile 2, 4 novembre 2021 n° 20-15.766 et suivants publié).

En l'espèce, il est constant que dans le dispositif de ses conclusions qui lie la cour, tant celles du 17 mai 2022 que celles du 21 juin 2022 notifiées dans le délai d'appel, la SARL CSB [C] ne sollicite pas l'infirmation du jugement.

Les écritures de l'appelante ne valent donc pas conclusions au sens de l'article 954, le respect de la diligence impartie par l'article 908 étant nécessairement apprécié en considération des prescriptions de l'article 954.

La déclaration d'appel est par conséquent caduque.

L'article 700 du code de procédure civile :

M. et Mme [U] ont constitué avocat et dû conclure au fond ; l'équité commande donc que la SARL CSB [C] soit condamnée à leur payer la somme de 800 euros à ce titre.

Les dépens :

La SARL CSB [C] sera condamnée aux dépens de l'instance éteinte.

Dispositif

Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.

PAR CES MOTIFS :

Statuant publiquement et par ordonnance contradictoire ;

Prononçons la caducité de la déclaration d'appel formée le 29 mars 2022 par la SARL CSB [C].

Condamnons la SARL CSB [C] à payer à Monsieur [Z] [U] et Madame [K] [M] épouse [U] la somme de 800 euros sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile.

Condamnons la SARL CSB [C] aux dépens de l'instance éteinte.

Le greffier Le conseiller de la mise en état

Les textes cités

Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.

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Questions fréquentes

Qu’a décidé Cour d'appel de Reims dans cette affaire ?

Déclare l'acte de saisine caduc. La juridiction a statué le 8 novembre 2022, sous le numéro 22/00741.

Cette décision est-elle publique ?

Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.

Puis-je citer cette décision ?

Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 22/00741. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.

Source : Cour de cassation, Judilibre, Licence Ouverte 2.0

Le texte affiché est celui publié par la juridiction. Il n’est ni résumé ni reformulé : Acryos n’ajoute que les titres de section et la mise en page.