Demande relative à une cession ou un nantissement de créances professionnelles

Demande relative à une cession ou un nantissement de créances professionnelles

Sens de la décisiontel que la source le qualifie

Déclare l'instance périmée

En bref

Juridiction
Cour d'appel de Rouen
Décision du
28 avril 2022
Numéro de rôle
21/04644
Formation
Ch. civile et commerciale
Sections balisées
4 sur 4
Longueur
703 mots

Mots-clés

Demander à l’assistant

Faits et procédure

Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.

N° RG 21/04644 - N° Portalis DBV2-V-B7F-I6LA

COUR D'APPEL DE ROUEN

CHAMBRE CIVILE ET COMMERCIALE

ORDONNANCE DU 28 AVRIL 2022

DÉCISION DÉFÉRÉE :

18/05357

Conseiller de la mise en état de [Localité 3] du 08 octobre 2019

DEMANDEUR A L'INCIDENT :

LE FONDS COMMUN DE TITRISATION CASTANEA

représenté par la Sas MCS et Associés

venant aux droits de la Société Générale

[Adresse 1]

[Localité 2]

représentée et assistée par Me Caroline SCOLAN de la Selarl GRAY SCOLAN, avocat au barreau de Rouen

DEFENDEUR A L'INCIDENT :

Madame [H] [C] épouse [F]

[Adresse 4]

[Localité 3]

représentée par Me Frédéric CANTON de la Scp INTER-BARREAUX EMO Avocats, avocat au barreau de Rouen

* * * * *

Nous, M. URBANO, conseiller de la mise en état à la chambre civile et commerciale, assisté de Mme DEVELET, greffier,

Après avoir entendu les parties en leurs observations lors de l'audience du 9 février 2022, l'affaire a été mise en délibéré, pour décision être rendue ce jour.

* * * * *

* * *

Le 21 décembre 2018, Mme [F] a interjeté appel d'un jugement du tribunal de commerce de Rouen qui, le 3 décembre 2018, l'a condamnée avec exécution provisoire à payer à la Société Générale la somme principale de 150 000 euros en sa qualité de caution.

Par ordonnance du conseiller de la mise en état du 8 octobre 2019 notifiée le jour même, l'affaire a été radiée pour défaut d'exécution de la décision entreprise par Mme [F].

Prétentions et moyens des parties

Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.

Par conclusions notifiées par voie électronique le 9 décembre 2021, le Fonds Commun de Titrisation Castanea représenté par la Sas MCS et Associés, a déclaré, d'une part, venir aux droits de la Société Générale pour avoir acquis sa créance à l'égard de Mme [F] le 3 août 2020 et, d'autre part, intervenir volontairement à l'instance.

Il a sollicité que la péremption et l'extinction de l'instance soient constatées puisque depuis l'ordonnance du 8 octobre 2019, aucune diligence n'a été entreprise par quiconque.

Il a réclamé 1 200 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile en sollicitant l'application des dispositions de l'article 699 du code de procédure civile.

Mme [F] n'a pas conclu et n'a remis aucun dossier au conseiller de la mise en état.

Motifs de la décision

Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.

MOTIVATION DE LA DECISION

Le Fonds Commun de Titrisation Castanea représenté par la Sas MCS et Associés verse aux débats un acte de cession de créances qui a été établi à son profit par la Société Générale le 3 août 2020 et qui a été notifié à Mme [F] par lettre recommandée avec accusé de réception du 4 septembre 2020.

L'intervention volontaire du Fonds Commun de Titrisation Castanea représenté par la Sas MCS et Associés sera constatée, le cessionnaire venant aux lieu et place de la Société Générale.

Aux termes de l'article 386 du code de procédure civile « L'instance est périmée lorsque aucune des parties n'accomplit de diligences pendant deux ans. ».

Aux termes de l'article 389 du code de procédure civile « La péremption n'éteint pas l'action ; elle emporte seulement extinction de l'instance sans qu'on puisse jamais opposer aucun des actes de la procédure périmée ou s'en prévaloir. »

La péremption d'instance a pour objet de sanctionner le défaut de diligence des parties, une diligence étant entendue comme tout acte manifestant la volonté des parties de poursuivre l'instance.

En l'espèce, l'ordonnance du 8 octobre 2019 ayant prononcé la radiation de l'affaire ayant été notifiée le jour même, il y a lieu de constater qu'aucun acte ni aucune diligence n'ont été effectués par aucune des parties du 8 octobre 2019 jusqu'au 14 décembre 2021, date à laquelle le Fonds Commun de Titrisation Castanea représenté par la Sas MCS et Associés a déclaré intervenir à l'instance et a sollicité que la péremption soit constatée.

L'instance étant effectivement atteinte par la péremption, il convient de constater son extinction.

Dispositif

Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.

PAR CES MOTIFS

Le conseiller de la mise en état statuant par ordonnance contradictoire susceptible de déféré ;

Constate l'intervention volontaire du Fonds Commun de Titrisation Castanea représenté par la Sas MCS et Associés aux lieu et place de la Société Générale ;

Constate que l'instance est atteinte par la péremption ;

Constate que l'instance inscrite au rôle sous le numéro 21/04644 est éteinte ;

Condamne Mme [F] aux dépens et accorde un droit de recouvrement direct à la Selarl Gray Scolan ;

Condamne Mme [F] à payer au Fonds Commun de Titrisation Castanea représenté par la Sas MCS et Associés la somme de 800 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

Le greffier,Le conseiller,

Les textes cités

Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.

Décisions proches

Rapprochées par leur thème, pas par leur contenu : lisez-les avant de conclure.

Demande relative à une cession ou un nantissement de créances professionnelles

16/10/2026
Tribunal judiciaire de Strasbourg · 24/01220

MOTIFS DE LA DÉCISION Sur la créance de la CAISSE D'ÉPARGNE ET DE PRÉVOYANCE GRAND EST EUROPE Aux termes de l'article L. 313-23 du code monétaire et financier, tout crédit qu'un établissement de crédit consent à une personne morale de droit privé peut donner l…

Banque - Effets de commerceDemande relative à une cession ou un nantissement de créances professionnelles

Demande relative à une cession ou un nantissement de créances professionnelles

07/09/2026
Tribunal judiciaire de Rennes · 25/03077

PROCEDURES ORALES JUGEMENT DU 07 Septembre 2026 N° RG 25/03077 - N° Portalis DBYC-W-B7J-LRUM JUGEMENT DU : 07 Septembre 2026 [B] [G] C/ CAISSE DE CREDIT MUTUEL DE [Localité 2] EXÉCUTOIRE DÉLIVRÉ LE à Au nom du Peuple Français ; Rendu par mise à disposition le …

Banque - Effets de commerceDemande relative à une cession ou un nantissement de créances professionnelles

Demande relative à une cession ou un nantissement de créances professionnelles

04/08/2026
Tribunal judiciaire de Bordeaux · 26/01490

MOTIVATION 1/ Sur la fin de non-recevoir tirée de la prescription soulevée par les consorts [T] Aux termes de l’article 789 6° du code de procédure civile, lorsque la demande est présentée postérieurement à sa désignation, le juge de la mise en état est, jusqu…

Banque - Effets de commerceDemande relative à une cession ou un nantissement de créances professionnelles

Demande relative à une cession ou un nantissement de créances professionnelles

16/06/2026
Tribunal judiciaire de Strasbourg · 25/02150

MOTIFS Attendu qu’il est constant que : -le 14 mars 2005, la BANQUE POPULAIRE D’ALSACE devenue la BANQUE POPULAIRE ALSACE LORRAINE CHAMPAGNE a conclu, avec la société KNOERR-MOHR, entreprise de peinture, une convention-cadre de cession de créances -le CENTRE D…

Banque - Effets de commerceDemande relative à une cession ou un nantissement de créances professionnelles

Questions fréquentes

Qu’a décidé Cour d'appel de Rouen dans cette affaire ?

Déclare l'instance périmée. La juridiction a statué le 28 avril 2022, sous le numéro 21/04644.

Cette décision est-elle publique ?

Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.

Puis-je citer cette décision ?

Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 21/04644. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.

Source : Cour de cassation, Judilibre, Licence Ouverte 2.0

Le texte affiché est celui publié par la juridiction. Il n’est ni résumé ni reformulé : Acryos n’ajoute que les titres de section et la mise en page.