Décision cr

Sens de la décisiontel que la source le qualifie

rejet

En bref

Juridiction
Cour de cassation
Décision du
22 avril 2020
Numéro de rôle
19-83.528
Formation
cr
Sections balisées
4 sur 4
Longueur
808 mots

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Faits et procédure

Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.

N° J 19-83.528 F-D

N° 702

SM12 22 AVRIL 2020

REJET

M. SOULARD président,

R É P U B L I Q U E F R A N Ç A I S E ________________________________________

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS _________________________

ARRÊT DE LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, DU 22 AVRIL 2020

Mme W... L..., partie civile, a formé un pourvoi contre l'arrêt de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris, 3e section, en date du 18 avril 2019, qui, sur renvoi après cassation (Crim., 5 septembre 2018, pourvoi n°17-84.980), l'a condamnée à 1 000 euros d'amende civile.

Un mémoire et des observations complémentaires ont été produits.

Sur le rapport de Mme Slove, conseiller, les observations de la SCP Zribi et Texier, avocat de Mme W... L..., et les conclusions de Mme Zientara-Logeay, avocat général, après débats en l'audience publique du 11 mars 2020 où étaient présents M. Soulard, président, Mme Slove, conseiller rapporteur, M. Moreau, conseiller de la chambre, et M. Maréville, greffier de chambre,

la chambre criminelle de la Cour de cassation, composée en application de l'article 567-1-1 du code de procédure pénale, des président et conseillers précités, après en avoir délibéré conformément à la loi, a rendu le présent arrêt.

Prétentions et moyens des parties

Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.

Faits et procédure

1. Il résulte de l'arrêt attaqué et des pièces de la procédure ce qui suit.

2. Mme L... a porté plainte et s'est constituée partie civile du chef d'un viol commis en 1998 à son domicile à Paris, alors qu'elle entretenait des relations amoureuses avec deux hommes, puis du chef d'un autre viol survenu dans la nuit du 31 décembre 2001 au 1er janvier 2002 au domicile d'une tierce personne.

3. Le juge d'instruction, après avoir rejeté des demandes d'actes complémentaires, a, par deux ordonnances du 29 février 2016, dit n'y avoir lieu à suivre.

4. Mme L... a relevé appel de ces décisions. Par un arrêt du 4 juillet 2018, la chambre de l'instruction, après avoir ordonné la jonction des procédures et rejeté les demandes de supplément d'information, a confirmé les ordonnances entreprises et condamné Mme L... à 7 500 euros d'amende civile.

5. Par un arrêt du 5 septembre 2018, la chambre criminelle a cassé cette décision en ses seules dispositions ayant condamné Mme L... à l'amende civile, toutes autres dispositions étant expressément maintenues.

Motifs de la décision

Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.

Réponse de la Cour

8. Pour condamner Mme L... à une amende civile de 1 000 euros, la chambre de l'instruction de renvoi retient que la cour n'est saisie que du montant de l'amende civile, la cour de cassation ayant validé le principe de l'amende civile au cas d'espèce.

9. En statuant ainsi, la chambre de l'instruction a justifié sa décision.

10. En effet, il se déduit du dispositif de l'arrêt de la Cour de cassation en date du 5 septembre 2018, tel qu'interprété par les motifs de cassation qui en sont le soutien nécessaire, que la chambre de l'instruction de renvoi n'était saisie que de la détermination du montant de l'amende civile.

11. Par ailleurs, l'arrêt est régulier en la forme.

Dispositif

Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.

PAR CES MOTIFS, la Cour :

REJETTE le pourvoi ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre criminelle, et prononcé par le président le vingt-deux avril deux mille vingt.

Les textes cités

Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.

Questions fréquentes

Qu’a décidé Cour de cassation dans cette affaire ?

rejet. La juridiction a statué le 22 avril 2020, sous le numéro 19-83.528.

Cette décision est-elle publique ?

Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.

Puis-je citer cette décision ?

Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 19-83.528. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.

Source : Cour de cassation, Judilibre, Licence Ouverte 2.0

Le texte affiché est celui publié par la juridiction. Il n’est ni résumé ni reformulé : Acryos n’ajoute que les titres de section et la mise en page.