Action en contestation de paternité - hors mariage -

FiliationAction en contestation de paternité - hors mariage -

Sens de la décisiontel que la source le qualifie

Constate ou prononce le désistement d'instance et/ou d'action

En bref

Juridiction
Tribunal judiciaire de Bourgoin-Jallieu
Décision du
30 octobre 2025
Numéro de rôle
24/00439
Formation
Chambre Civile
Sections balisées
3 sur 4
Longueur
772 mots

Mots-clés

Demander à l’assistant

Faits et procédure

Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.

TRIBUNAL JUDICIAIRE DE [Localité 1]

N° RC 24/00439 Le : 30 Octobre 2025

N° Minute : O- /2025

NH/SNR

ORDONNANCE DU JUGE DE LA MISE EN ETAT

Copie exécutoire / Expédition le

à

la SCP BOUSEKSOU CHARVET CLARET, la SELARL CHASTEAU AVOCATS & ASSOCIES, Me Emilie ORELLE

Le Juge de la Mise en Etat du TRIBUNAL JUDICIAIRE DE BOURGOIN JALLIEU a, dans l'affaire opposant :

DEMANDERESSE

Madame [X] [U] [A] prise tant en son nom personnel qu’au nom de son fils mineur, [F], [O], [Z] [C], né le [Date naissance 1] 2023 à [Localité 2] (38) née le [Date naissance 2] 2002 à [Localité 3], demeurant [Adresse 1]

(bénéficie d’une aide juridictionnelle Totale numéro 2024/367 du 02/04/2024 accordée par le bureau d’aide juridictionnelle de [Localité 1])

représentée par Maître Philippe CHASTEAU de la SELARL CHASTEAU AVOCATS & ASSOCIES, avocats au barreau de BOURGOIN-JALLIEU, plaidant par Maître Julien TAMBE de la SCP FICHTER TAMBE, avocats au barreau de GRENOBLE

d'une part,

DEFENDEURS

Monsieur [V] [C] né le [Date naissance 3] 2002 à [Localité 4], demeurant [Adresse 2]

représenté par Maître Houria BOUSEKSOU de la SCP BOUSEKSOU CHARVET CLARET, avocats au barreau de BOURGOIN-JALLIEU

Monsieur [W], [D], [B] [M] né le [Date naissance 4] 2002 à [Localité 5], demeurant [Adresse 3]

représenté par Me Emilie ORELLE, avocat au barreau de BOURGOIN-JALLIEU

d'autre part, rendu l’ordonnance dont la teneur suit après que la cause ait été débattue à l'audience publique le 16 Septembre 2025 devant Claudine CHARRE Président, Juge de la Mise en Etat, assistée de Sonia NGANDU-ROUCHON, Greffier.

Motifs de la décision

Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.

[Motifs de la décision occultés]

Dispositif

Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.

SUR QUOI

Il est acquis aux débats que le 15 août 2023 est né l'enfant [F] [C] reconnu par M [V] [C] le 29 juin 2023 et par Mme [X] [I] à la naissance ;

Mme [I] a assigné M [C] en avril 2024 afin de voir annuler sa reconnaissance de paternité et reconnaître la paternité d'un tiers;

L'expertise ordonnée par le tribunal a établi que M [C] était bien le père de l'enfant ;

Mme [I] entend aujourd'hui se désister de sa demande ;

M [M] a accepté ce désistement ;

M [C] a par contre indiqué ne pas accepter le désistement, et formule à titre reconventionnel des demandes de condamnation à des dommages-intérêts pour procédure abusive, et pour ses frais irrépétibles ;

Mme [I] s'y oppose ;

Aux termes des articles 385, 394 et 395 du code de procédure civile, le demandeur peut se désister de sa demande en vue de mettre fin à l'instance, ce désistement étant parfait si le défendeur l'accepte, ou à défaut, si le défendeur ne présente aucune défense au fond ou fin de non-recevoir ;

En l'espèce le désistement est intervenu après que M [C] a présenté une défense au fond;

L'intéressé apparaît dès lors légitime à s'opposer au désistement et à souhaiter qu'il soit statué au fond sur la demande initiale de Mme [R], afin d'assurer comme il le fait valoir une stabilité à la situation de l'enfant [F] ;

Le désistement sera acté à l'égard de M [M], et la demande formulée à l'égard de M [C] sera rejetée ;

S'agissant de la demande au titre de la procédure abusive il y a lieu de constater que M [C] et Mme [I] se sont mis en couple peu de temps avant la conception de l'enfant, qu'ils ne vivaient plus ensemble au moment de la naissance de celui-ci, et que dès lors l'abus de procédure n'apparaît pas caractérisé aucun élément ne permettant d'affirmer que la mère était certaine de la paternité de M [C] ;

Par contre il apparaît conforme à l'équité que madame [X] [Q] supporte, au-delà des dépens de l'instance conformément aux dispositions de l'article 399 du code de procédure civile, partie des frais irrépétibles engagés par monsieur [V] [C] pour sa défense auxquels elle sera condamnée à payer la somme de 900 euros ;

P A R C E S M O T I F S

Le Juge de la Mise en Etat, statuant par ordonnance contradictoire, rendue en premier ressort, par mise à disposition au greffe en application des dispositions des articles 450 à 453 du Code de Procédure Civile, les parties préalablement avisées ;

CONSTATE le désistement d'instance et d'action de Mme [X] [Q] à l'encontre de M [W] [M] ;

REJETTE la demande formée par Mme [X] [I] en annulation de la reconnaissance de paternité faite par M [V] [C] pour l'enfant [F] [C] né le [Date naissance 1] 2023 à [Localité 2] ;

CONDAMNE Mme [X] [Q] à payer à M [V] [C] la somme de 900 euros sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile ;

REJETTE toutes autres demandes ;

CONDAMNE Mme [X] [Q] aux dépens de la présente instance, qui seront recouvrés comme en matière d'aide juridictionnelle.

Ainsi rendu le TRENTE OCTOBRE DEUX MIL VINGT CINQ par le Juge de la mise en état et signé par Madame CHARRE, Présidente et par Mme NGANDU-ROUCHON, Greffier.

Le Président Le Greffier

Les textes cités

Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.

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Questions fréquentes

Qu’a décidé Tribunal judiciaire de Bourgoin-Jallieu dans cette affaire ?

Constate ou prononce le désistement d'instance et/ou d'action. La juridiction a statué le 30 octobre 2025, sous le numéro 24/00439.

Cette décision est-elle publique ?

Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.

Puis-je citer cette décision ?

Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 24/00439. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.

Source : Cour de cassation, Judilibre, Licence Ouverte 2.0

Le texte affiché est celui publié par la juridiction. Il n’est ni résumé ni reformulé : Acryos n’ajoute que les titres de section et la mise en page.