Contestation du motif non économique de la rupture du contrat de travail
Sens de la décisiontel que la source le qualifie
Autre décision ne dessaisissant pas la juridiction
En bref
- Juridiction
- Cour d'appel de Rouen
- Décision du
- 11 juin 2026
- Numéro de rôle
- 25/03894
- Formation
- Chambre Sociale
- Sections balisées
- 3 sur 4
- Longueur
- 537 mots
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Prétentions et moyens des parties
Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.
N° RG 25/03894 - N° Portalis DBV2-V-B7J-KC26
COUR D'APPEL DE ROUEN
CHAMBRE SOCIALE
ORDONNANCE DU 11 JUIN 2026
DÉCISION DÉFÉRÉE :
2025-32414
CONSEIL DE PRUD'HOMMES - FORMATION PARITAIRE DE DIEPPE du 06 Octobre 2025
DEMANDEUR A L'INCIDENT :
S.A.S. [1]
[Adresse 1]
[Adresse 2]
[Adresse 3]
[Localité 1]
représentée par Me Simon MOSQUET-LEVENEUR de la SELARL LX NORMANDIE, avocat au barreau de ROUEN
DEFENDEUR A L'INCIDENT :
Monsieur [X] [L]
[Adresse 4]
[Localité 2]
représenté par Me Patrick CHADEL de la SELARL MOREL CHADEL MOISSON, avocat au barreau de PARIS
Nous, Madame DE LARMINAT, Présidente de la mise en état, à la Chambre Sociale, assistée de Mme WERNER, Greffière,
Après avoir entendu les parties en leurs observations lors de l'audience en chambre du conseil du 7 avril 2026, l'affaire a été mise en délibéré au 04 juin 2026, délibéré prorogé au 11 avril 2026.
***
Dans une affaire l'opposant à son ancien salarié, M. [L], la société [1] est appelante d'une ordonnance rendue par le conseil de prud'hommes de Dieppe le 6 octobre 2025, qui l'a déboutée de ses contestations portant sur deux avis d'inaptitude.
Devant le magistrat chargé de la mise en état, la société appelante a soulevé un incident tendant à voir déclarer irrecevables les conclusions d'intimé déposées à la requête de M.'[L] au-delà du délai de l'article 909 du code de procédure civile.
Indiquant que le conseil de M. [L] avait justifié de problèmes de santé qui l'ont empêché de tenir ce délai, la société [1] a renoncé à son incident.
Par conclusions adressées par voie électronique le 1er avril 2026, elle a donc demandé qu'il lui soit donné acte de son désistement de l'instance d'irrecevabilité et de statuer ce que de droit sur les dépens.
Par conclusions adressées par voie électronique le 2 avril 2026, M. [L] demande au magistrat chargé de la mise en état de donner acte à la société de son désistement d'incident, de lui donner acte de son acceptation dudit désistement, de constater en conséquence que le désistement est parfait et de statuer ce que de droit sur les dépens.
Motifs de la décision
Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.
MOTIFS DE LA DECISION
Il résulte des articles 396, 397 et 405 du code de procédure civile que le désistement est parfait si la non-acceptation du défendeur ou de l'intimé ne se fonde pas sur un motif légitime, qu'en outre, le désistement tout comme l'acceptation peut être exprès ou implicite.
Selon l'article 401 dudit code, le désistement d'appel n'a besoin d'être accepté que s'il contient des réserves ou si la partie à l'égard de laquelle il est fait a préalablement formé un appel incident ou une demande incidente.
En l'espèce, la société [1], appelante, s'est désistée de son incident sans réserve par conclusions de désistement régularisées le 1er avril 2026 et M. [L] a accepté ce désistement par conclusions reçues au greffe le 2 avril 2026.
Il convient en conséquence de déclarer le désistement d'incident parfait, lequel emporte, en vertu de l'article 399 du code de procédure civile et sauf convention contraire, soumission du demandeur à l'incident de payer les frais de l'incident.
Dispositif
Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.
PAR CES MOTIFS
Nous, magistrat chargé de la mise en état,
DONNONS acte à la SAS [1] de son désistement d'incident et à M.'[X] [L] de son acceptation,
DISONS que le désistement d'incident est parfait,
DISONS que les dépens de l'incident seront à la charge de la SAS [1].
LE GREFFIER LE MAGISTRAT CHARGÉ DE LA MISE EN ETAT
Les textes cités
Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.
Questions fréquentes
Qu’a décidé Cour d'appel de Rouen dans cette affaire ?
Autre décision ne dessaisissant pas la juridiction. La juridiction a statué le 11 juin 2026, sous le numéro 25/03894.
Cette décision est-elle publique ?
Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.
Puis-je citer cette décision ?
Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 25/03894. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.