Décision jgt en délibéré
En bref
- Juridiction
- Tribunal de commerce
- Décision du
- 14 avril 2025
- Numéro de rôle
- 2024000942
- Formation
- Jgt en délibéré
- Sections balisées
- 4 sur 4
- Longueur
- 1 128 mots
Demander à l’assistant
Faits et procédure
Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.
TRIBUNAL DES ACTIVITES ECONOMIQUES D'AUXERRE
JUGEMENT DU 14 AVRIL 2025
ENTRE
CAISSE D'EPARGNE BOURGOGNE FRANCHE COMTE, dont le siège social est sis [Adresse 1] (RCS DIJON 352 483 341), DEMANDERESSE, ayant Avocat plaidant Me Alain THUAULT, Avocat au Barreau d'AUXERRE…..ЕΤ
Monsieur [P] [N], domicilié [Adresse 2], DEFENDEUR, représenté par Maître Evelyne PERSENOT, Avocate au Barreau d'AUXERRE,
Madame [O] [N] née [Q] [E], domiciliée [Adresse 2], DEFENDERESSE, représenté par Maître Evelyne PERSENOT, Avocate au Barreau d'AUXERRE.
COMPOSITION DU TRIBUNAL LORS DES DÉBATS DU 10/02/2025
Président : Michel SAINT-ANTONIN
Juges : Laëtitia COURVOISIER, Cyrille BRASSEUR
Greffier : André MARTINI
Prétentions et moyens des parties
Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.
AINSI JUGÉ APRÈS DÉLIBÈRÉ DU 14/04/2025
Président : Michel SAINT-ANTONIN
Juges : Laëtitia COURVOISIER, Cyrille BRASSEUR
Jugement contradictoire en premier ressort
Attendu que par exploit en date du 5 juin 2024, la CAISSE D'EPARGNE BOURGOGNE FRANCHE COMTE, représentée par Me [J], a assigné devant le Tribunal de Commerce de céans Monsieur [P] [N] et Madame [O] [N] née [Q] [E] afin de les entendre : * DIRE la CAISSE D'EPARGNE BOURGOGNE FRANCHE COMTE recevable et fondée à obtenir la condamnation de Monsieur [P] [N] en sa qualité de débiteur principal au paiement de la somme de vingt-quatre mille six cent soixantequatorze euros et soixante-dix-huit centimes (24.674,78 euros) pour compte arrêté au 15/05/2024 outre intérêt au taux contractuel jusqu'au parfait paiement. * CONDAMNER Monsieur [P] [N] au paiement de cette somme * DIRE la CAISSE D'EPARGNE BOURGOGNE FRANCHE COMTE recevable et fondée à obtenir la condamnation de Madame [O] [N] née [Q] [E], en sa qualité caution solidaire de son conjoint, au paiement de la somme de douze mille trois cent trente-sept euros et trente-neuf centimes (12.337,39 euros) pour compte arrêté au 15 mai 2024 outre intérêt au taux contractuel jusqu'au parfait paiement : * CONDAMNER Madame [O] [N] née [Q] [E] au paiement de cette somme, * CONDAMNER in solidum les époux [U] [E] à payer une somme mille euros (1.000 euros) à la CAISSE D'EPARGNE BOURGOGNE FRANCHE COMTE sur le fondement de l'article 700 du CPC, ainsi qu'aux entiers dépens.
Attendu que l'affaire a été enrôlée pour l'audience du 8 juillet 2024, date à laquelle l'affaire fut renvoyée plusieurs fois jusqu'à l'audience du 10 février 2025, date à laquelle l'affaire fut évoquée et mise en délibéré au 17 mars 2025 puis reportée au 14 avril 2025
Attendu que par conclusions et à la [Localité 1], la CAISSE D'EPARGNE BOURGOGNE FRANCHE COMTE, représentée par Maître [J], maintient sa demande telle que fixée dans ses écritures.
Attendu que par conclusions et à la [Localité 1], Monsieur [P] [N] et Madame [O] [N], représentés par Maître [H] maintiennent leurs demandes telles que fixée dans leurs écritures
Motifs de la décision
Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.
SUR QUOI
Par acte sous seing privé en date du 24 septembre 2020, Monsieur [P] [N] a contracté un prêt auprès de la Caisse d'Épargne, d'un montant de cinquante-six mille euros (56 000 €).
Ce prêt était garanti par la caution de son épouse, Madame [N] née [Q] [E], à hauteur de 50 %.
À compter du 5 novembre 2023, les échéances du prêt ont cessé d'être honorées.
Par courrier en date du 13 mars 2024, la Caisse d'Épargne a constaté la déchéance du terme du prêt.
Les époux [N] reconnaissent devoir les sommes réclamées par la Caisse d'Épargne, mais sollicitent un délai de paiement de deux ans.
La Caisse d'Épargne BOURGOGNE FRANCHE-COMTÉ s'oppose à l'octroi de ce délai, au motif que la dette est ancienne et que les époux [N] ont déjà bénéficié d'un délai depuis la cessation des paiements.
Conformément aux dispositions de l'article 1103 du Code civil, « Les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faits ». Ils ne peuvent être révoqués que par l'accord des parties contractantes. Un tel accord, non soumis à une condition de forme, peut être tacite et résulter des circonstances, dont l'appréciation relève du pouvoir souverain des juges du fond, sans qu'il soit nécessaire d'en rapporter la preuve par écrit.
En conséquence, il y a lieu de :
Condamner Monsieur [P] [N]
À payer à la Caisse d'Épargne, en exécution du contrat de prêt du 24 septembre 2020, la somme de vingt-quatre mille six cent soixante-quatorze euros et soixante-dix-huit centimes (24 674,78 €), augmentée des intérêts au taux contractuel à compter du 15 mai 2024, jusqu'au parfait paiement.
Condamner Madame [N] née [Q] [E]
À payer à la Caisse d'Épargne, au titre de son engagement de caution du 24 septembre 2020, la somme de douze mille trois cent trente-sept euros et trente-neuf centimes (12 337,39 €), augmentée des intérêts au taux contractuel, à compter du 15 mai 2024, jusqu'au complet règlement.
Sur les délais de paiement :
Les bulletins de salaire produits aux débats établissent que les revenus mensuels des époux [N] s'élèvent respectivement à 1 319,08 € pour Monsieur et 1 875,89 € pour Madame.
Il y a donc lieu d'accorder aux débiteurs les modalités de paiement suivantes : * Monsieur [P] [N] pourra s'acquitter de sa dette de 24 674,78 €, intérêts en sus, en vingt échéances mensuelles d'un montant identique; * Madame [N] née [Q] [E] pourra s'acquitter de sa dette de 12 337,39 €, intérêts en sus, en vingt échéances mensuelles d'un montant identique;.
Le non-paiement d'une seule échéance entraînera de plein droit la déchéance du terme et l'exigibilité immédiate du solde de la dette.
Le premier versement interviendra dans un délai d'un mois à compter de la signification de la présente décision.
Des frais irrépétibles de justices ont été engagés par la demanderesse, qu'il serait inéquitable de les laisser à sa charge, qu'en conséquence le Tribunal condamne solidairement Monsieur [P] [N] et Madame [N] épouse [Q] [E] à payer la somme de trois cent (300 euros) à la Caisse d'Epargne au titre de l'article 700 du CPC ainsi qu'aux entiers dépens
Dispositif
Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.
PAR CES MOTIFS, le Tribunal après en avoir délibéré conformément à la Loi par jugement contradictoire en premier ressort.
CONDAMNE Monsieur [P] [N] à payer à la CAISSE D'EPARGNE BOURGOGNE FRANCHE COMTE la somme de vingt-quatre mille six cent soixante-quatorze euros et soixante-dix-huit centimes (24.674,78 euros), pour compte arrêté au 15 mai 2024 outre intérêt au taux contractuel en vingt échéances mensuelles d'un montant identique
DIT que le premier versement interviendra dans un délai d'un mois à compter de la signification de la présente décision.
DIT que le non-paiement d'une échéance, entraîne la déchéance du terme et l'exigibilité de la dette.
CONDAMNE Madame [O] [N] née [Q] [E] à payer à la CAISSE D'EPARGNE BOURGOGNE FRANCHE COMTE la somme de douze mille trois cent trente-sept euros et trente-neuf centimes (12.337,39 euros), pour compte arrêté au 15 mai 2024 outre intérêt au taux contractuel en vingt échéances mensuelles d'un montant identique
DIT que le premier versement interviendra dans un délai d'un mois à compter de la signification de la présente décision.
DIT que le non-paiement d'une échéance, entraîne la déchéance du terme et l'exigibilité de la dette.
CONDAMNE in solidum les époux [U] [E] à payer la somme de trois cent (300 euros) à la CAISSE D'EPARGNE BOURGOGNE FRANCHE COMTE, sur le fondement de l'article 700 du CPC ainsi qu'aux entiers dépens
LIQUIDE les frais de Greffe à la somme de 85,22 €.
Ainsi fait et prononcé par mise à disposition au greffe du Tribunal de céans le 14/04/2025.
Le Greffier, André MARTINI
Le Président.
Les textes cités
Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.
Questions fréquentes
Qu’a décidé Tribunal de commerce dans cette affaire ?
Le sens de la décision n’est pas qualifié par la source. Le texte intégral publié sur cette page permet de le lire dans les termes de la juridiction.
Cette décision est-elle publique ?
Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.
Puis-je citer cette décision ?
Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 2024000942. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.