Décision sociale

En bref

Juridiction
Tribunal de commerce
Décision du
27 mars 2026
Numéro de rôle
2026F00064
Sections balisées
3 sur 4
Longueur
746 mots

Demander à l’assistant

Prétentions et moyens des parties

Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.

TRIBUNAL DES ACTIVITES ECONOMIQUES DU HAVRE

JUGEMENT DU VINGT-SEPT MARS DEUX MILLE VINGT-SIX

Numéro de rôle général : [Immatriculation 1] Numéro de Procédure collective : 2026RJ86

Jugement PC ouverture d'une liquidation judiciaire sur déclaration de cessation des paiements

DEBITEUR :

Monsieur [U] [K] [Adresse 1] Non inscrit au RCS - 340 860 303 RM 76

COMPOSITION DU TRIBUNAL :

Décision contradictoire et en premier ressort

Président : Monsieur Patrick LE CERF Juges : Madame Martine CHAUDIER Madame Florence MULLIE

lors des débats, du délibéré et du prononcé.

Assistés, lors des débats et du prononcé, de Madame Olympe des CHAMPS de BOISHEBERT, commis-greffier.

En présence de : Madame Lola BAPPEL, substitut, représentant le Ministère public.

Débats à l'audience en Chambre du Conseil du 20/03/2026.

Jugement prononcé publiquement par mise à disposition au Greffe le 27/03/2026, date indiquée à l'issue des débats conformément à l'article 450 alinéa 2 du code de procédure civile et signé par Monsieur Patrick LE CERF, président et Maître Nicolas LE PAGE, greffier associé.

A la date du 20 janvier 2026, a été effectuée au greffe de ce tribunal, une demande de surendettement par Monsieur [K] [U].

Le Tribunal des activités économiques du HAVRE par jugement en date du 23 janvier 2026 a ordonné une mesure d'enquête et nommé Monsieur [W] [A] en qualité de Juge-enquêteur et la SELARL ASTEREN en la personne de Maître [M] [D] en qualité de Juge-enquêteur.

Le rapport d'enquête a été déposé.

Les parties ont été appelées à comparaître à l'audience du 20 mars 2026. Ont comparu : * Monsieur [K] [U], * La SELARL ASTEREN en la personne de Maître [M] [D].

Il ressort du rapport d'enquête et des éléments recueillis à l'audience que Monsieur [U] est en situation de surendettement au titre de son patrimoine personnel.

Monsieur [U] est en état de cessation des paiements au titre de son patrimoine professionnel et ne justifie d'aucune perspective d'activité.

De plus, tout ou parties des dettes professionnelles de Monsieur [U] identifiées dans le cadre de la procédure d'enquête a un fait générateur antérieure à l'entrée en vigueur de la loi du 14/02/2022, de sorte que ces créanciers disposent d'un droit de gage sur ses deux patrimoines.

La SELARL ASTEREN en la personne de Maître [M] [D] ès qualités sollicite l'ouverture d'une procédure de liquidation judiciaire.

Le Ministère public requiert l'ouverture d'une procédure de liquidation judiciaire avec une date de cessation des paiements à 18 mois.

Motifs de la décision

Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.

SUR CE,

Attendu que les informations recueillies par le Tribunal auprès du débiteur en Chambre du Conseil établissent que l'entreprise se trouve en situation de cessation des paiements par son impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible ;

Attendu qu'aucune perspective de redressement ou de cession n'existe, Monsieur [U] [K] est justiciable d'une procédure de liquidation judiciaire ;

Attendu qu'il échet dès lors, d'ouvrir à l'égard de Monsieur [U] [K] une procédure de liquidation judiciaire en application du III de l'article L.681-2 du code de commerce (bi patrimoniale) ;

Dispositif

Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal, après en avoir délibéré conformément à la loi, statuant par jugement en premier ressort et contradictoire,

Le Ministère public entendu en ses réquisitions, Vu l'article L.640-1 du code de commerce, Vu les articles L.641-1 et L.641-2 du code de commerce,

CONSTATE l'état de cessation des paiements et l'impossibilité manifeste d'un redressement judiciaire,

OUVRE LA PROCEDURE DE LIQUIDATION JUDICIAIRE à l'égard de Monsieur [U] [K] en application du III de l'article L. 681-2 du code de commerce (bi patrimoniale) , adresse : [Adresse 1], activité : Activités vétérinaires, immatriculée au RCS du Havre sous le numéro 340 860 303,

FIXE provisoirement au 27/09/2024 la date de cessation des paiements,

DESIGNE Monsieur [A] [W], en qualité de juge-commissaire,

DESIGNE la SELARL ASTEREN prise en la personne de Maître [M] [D] demeurant [Adresse 2], en qualité de liquidateur judiciaire,

DESIGNE la SELARL VINCENT NEYT COMMISSAIRE PRISEUR JUDICIAIRE demeurant [Adresse 3], en qualité de commissaire-priseur aux fins de réaliser l'inventaire et la prisée prévus à l'article L.622-6 du code de commerce,

FIXE à douze mois à compter du présent jugement le délai dans lequel le liquidateur devra établir la liste des créances déclarées prévue à l'article L.624-1 du code de commerce.

FIXE à un an le délai au terme duquel il examinera la clôture de la procédure conformément à l'article L.643-9 du code de commerce.

ORDONNE l'exécution provisoire du présent jugement conformément à la Loi.

DIT que les dépens seront employés en frais privilégiés de procédure.

Ainsi jugé et prononcé

Le Président Monsieur Patrick LE CERF

Pour le Greffier Maître Nicolas LE PAGE

Signe electroniquement par Patrick LE [B]

Signe electroniquement par Nicolas LE PAGE, un greffier ayant assure la mise a disposition.

Les textes cités

Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.

Questions fréquentes

Qu’a décidé Tribunal de commerce dans cette affaire ?

Le sens de la décision n’est pas qualifié par la source. Le texte intégral publié sur cette page permet de le lire dans les termes de la juridiction.

Cette décision est-elle publique ?

Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.

Puis-je citer cette décision ?

Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 2026F00064. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.

Source : Cour de cassation, Judilibre, Licence Ouverte 2.0

Le texte affiché est celui publié par la juridiction. Il n’est ni résumé ni reformulé : Acryos n’ajoute que les titres de section et la mise en page.