Demande d'indemnités liées à la rupture du contrat de travail CDI ou CDD, son exécution ou inexécution

Relations individuelles de travailDemande d'indemnités liées à la rupture du contrat de travail CDI ou CDD, son exécution ou inexécution

Sens de la décisiontel que la source le qualifie

Déclare l'acte de saisine caduc

En bref

Juridiction
Cour d'appel d'Aix-en-Provence
Décision du
6 mars 2026
Numéro de rôle
25/07489
Formation
Chambre 4-6
Sections balisées
4 sur 4
Longueur
742 mots

Mots-clés

Demander à l’assistant

Faits et procédure

Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.

COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE

Chambres sociales

[Adresse 1]

[Adresse 2]

[Adresse 3]

[Localité 1]

Chambre 4-6

N° RG 25/07489 - N° Portalis DBVB-V-B7J-BO5SU

Ordonnance n° 2026/M19

APPELANTE

S.A.R.L. [Adresse 4], sise [Adresse 5]

représentée par Me Audrey CAMUSO, avocat au barreau de TOULON

INTIME

Monsieur [N] [F] [V], demeurant [Adresse 6]

représenté par Me Tony FERRONI, avocat au barreau de TOULON

ORDONNANCE D'INCIDENT

DU 6 MARS 2026

Nous, Pascal MATHIS, magistrat de la mise en état de la Chambre 4-6 de la cour d'appel d'Aix-en-Provence, assisté de Pascale ROCK, Greffier,

Après débats à l'audience du 6 janvier 2026, ayant indiqué à cette occasion aux parties que l'incident était mis en délibéré, avons rendu le 6 mars 2026, l'ordonnance suivante :

Prétentions et moyens des parties

Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.

EXPOSÉ DU LITIGE

[1] La SARL [1] a embauché M. [N] [F] [V] suivant un contrat de travail à durée indéterminée à temps partiel du 1er juin 2021. Le salarié a démissionné par courriel du 29 mai 2023.

[2] Se plaignant notamment de travail dissimulé et sollicitant que sa démission produise les effets d'une prise d'acte de la rupture du contrat de travail et partant d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse, M. [N] [F] [V] a saisi le 22 avril 2024 le conseil de prud'hommes de Toulon, section commerce, lequel, par jugement rendu le 13 février 2025, a':

requalifié le contrat de travail à 24'h hebdomadaires';

requalifié la démission en une prise d'acte de rupture du contrat aux torts exclusifs de l'employeur qui produit les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse';

annulé les avertissements du 4 avril 2023, du 21 avril 2023 et 9 mai 2023';

condamné l'employeur à payer au salarié les sommes suivantes':

4'895,16'€ bruts à titre de rappel de salaire pour les années 2021, 2022 et 2023';

'''489,52'€ bruts à titre d'indemnité de congés payés y afférent';

'''238,00'€ bruts à titre de rappel de salaire sur les absences prétendues';

'''''23,80'€ bruts au titre de l'indemnité de congés payés y afférente';

'''200,00'€ nets au titre de la prime de chef d'équipe non-versée';

'''''20,00'€ nets à titre d'indemnité de congés payés y afférents';

1'000,00'€ à titre de dommages et intérêts pour sanction pécuniaire illicite';

1'200,00'€ à titre de rappel de salaire sur l'indemnité d'utilisation de biens personnels à des fins professionnels';

1'237,60'€ bruts à titre de dommages et intérêts pour exécution déloyale du contrat de travail';

8'663,20'€ bruts à titre d'indemnité équivalente à 6'mois de salaires pour travail dissimulé';

1'622,05'€ au titre du solde d'indemnité de congés payés';

'''618,80'€ à titre d'indemnité légale de licenciement';

2'475,20'€ bruts à titre d'indemnité compensatrice de préavis';

'''247,52'€ bruts au titre des congés payés sur préavis';

4'331,60'€ bruts (3,5'mois x 1'237,60'€ bruts) à titre de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse';

condamné l'employeur à remettre au salarié ses documents de fin de contrat, et ses bulletins de paie de juin 2021 à juin 2023 rectifiés et ce sous astreinte de 200'€ par jour de retard à compter du 15e jour de la notification de la décision';

condamné l'employeur à verser au salarié la somme de 2'000'€ au titre des frais irrépétibles';

débouté le salarié de ses autres demandes';

condamné l'employeur aux entiers dépens.

[3] Cette décision a été notifiée le 11 juin 2025 à la SARL [Adresse 4] qui en a interjeté appel suivant déclaration du 20 juin 2025. Le 30 septembre 2025, le greffier a adressé au conseil de la société appelante un avis de caducité de sa déclaration d'appel pour ne pas avoir remis ses conclusions au greffe dans le délai de trois mois courant à compter du 20 juin 2025.

[4] Les conseils des parties n'ont pas comparu à l'audience.

Motifs de la décision

Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.

MOTIFS DE LA DÉCISION

[6] L'article 908 du code de procédure civile dispose que':

«'À peine de caducité de la déclaration d'appel, relevée d'office, l'appelant dispose d'un délai de trois mois à compter de la déclaration d'appel pour remettre ses conclusions au greffe.'»

[7] En l'espèce, il est constant que la société appelante n'a pas remis ses conclusions au greffe dans le délai institué par le texte précité. En conséquence, il convient de dire caduque la déclaration d'appel.

[8] La société appelante supportera la charge des dépens d'appel.

Dispositif

Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.

PAR CES MOTIFS

LE MAGISTRAT DE LA MISE EN ÉTAT,

Dit que la déclaration d'appel est caduque.

Condamne la SARL [1] aux dépens d'appel.

LE GREFFIER LE MAGISTRAT DE LA MISE EN ÉTAT

Copie exécutoire délivrée

le : 06/03/2026

à :

- Me Audrey CAMUSO, avocat au barreau de TOULON

- Me Tony FERRONI, avocat au barreau de TOULON

Les textes cités

Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.

Décisions proches

Rapprochées par leur thème, pas par leur contenu : lisez-les avant de conclure.

Demande d'indemnités liées à la rupture du contrat de travail CDI ou CDD, son exécution ou inexécution

12/10/2026
Tribunal judiciaire de Saint-Denis de La Réunion · 23/02783

MOTIFS DE LA DÉCISION À titre liminaire, il convient de rappeler qu’en application de l’article 4 du Code de procédure civile, il n’y a pas lieu à statuer sur les demandes des parties qui ne tendent pas à conférer un droit à celle qui y prétend ; Qu’il résulte…

Relations individuelles de travailDemande d'indemnités liées à la rupture du contrat de travail CDI ou CDD, son exécution ou inexécution

Demande d'indemnités liées à la rupture du contrat de travail CDI ou CDD, son exécution ou inexécution

01/10/2026
Conseil de prud’hommes · 2024-00031906

MOTIVATION Sur le manquement de l'employeur à son obligation de sécurité de résultat Selon le demandeur, un désaccord sur les primes qui lui étaient dues, un retrait de son accès au drive et un dénigrement par son employeur, puis des retards de paiement de son…

Relations individuelles de travailDemande d'indemnités liées à la rupture du contrat de travail CDI ou CDD, son exécution ou inexécution

Demande d'indemnités liées à la rupture du contrat de travail CDI ou CDD, son exécution ou inexécution

22/09/2026
Tribunal judiciaire de Paris · 24/08313

MOTIFS En vertu de l’article L721-3 du code de commerce, les tribunaux de commerce connaissent : 1) Des contestations relatives aux engagements entre commerçants, entre artisans, entre établissements de crédit, entre sociétés de financement ou entre eux, 2) De…

Relations individuelles de travailDemande d'indemnités liées à la rupture du contrat de travail CDI ou CDD, son exécution ou inexécution

Demande d'indemnités liées à la rupture du contrat de travail CDI ou CDD, son exécution ou inexécution

18/08/2026
Tribunal judiciaire de Carcassonne · 26/00457

MOTIFS DE LA DECISION A titre liminaire, les demandes des parties tendant à voir le tribunal « constater » ou « dire et juger » ne constituant pas des prétentions au sens des articles 4, 5, et 31 du code de procédure civile mais des moyens ou arguments au sout…

Relations individuelles de travailDemande d'indemnités liées à la rupture du contrat de travail CDI ou CDD, son exécution ou inexécution

Questions fréquentes

Qu’a décidé Cour d'appel d'Aix-en-Provence dans cette affaire ?

Déclare l'acte de saisine caduc. La juridiction a statué le 6 mars 2026, sous le numéro 25/07489.

Cette décision est-elle publique ?

Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.

Puis-je citer cette décision ?

Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 25/07489. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.

Source : Cour de cassation, Judilibre, Licence Ouverte 2.0

Le texte affiché est celui publié par la juridiction. Il n’est ni résumé ni reformulé : Acryos n’ajoute que les titres de section et la mise en page.