Décision sociale

En bref

Juridiction
Tribunal de commerce
Décision du
17 avril 2025
Numéro de rôle
2025F00366
Sections balisées
3 sur 4
Longueur
718 mots

Demander à l’assistant

Prétentions et moyens des parties

Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.

TRIBUNAL DE COMMERCE DE CHARTRES

17/04/2025 JUGEMENT DU DIX-SEPT AVRIL DEUX MILLE VINGT-CINQ

Numéro de rôle général : 2025F366 Numéro de Procédure collective : 2025RJ93

LIQUIDATION JUDICIAIRE SIMPLIFIEE

DEMANDEUR :

URSSAF CENTRE VAL DE LOIRE [Adresse 1]

représenté par mandataire Madame [Q] [X], munie d'un pouvoir

DEFENDEUR :

CasamPro SAS [Adresse 2] RCS CHARTRES 883 146 862

représenté par Monsieur Guillaume BETTENCOURT, président

COMPOSITION DU TRIBUNAL :

Décision contradictoire et en premier ressort

Président : Monsieur Bruno ODOUX

Juges : Monsieur Thierry GAUTRIN Monsieur Lionel IZOU

lors des débats, du délibéré et du prononcé.

Assistés, lors des débats et du prononcé, de Maître Sébastien FERTRÉ, greffier.

Débats à l'audience en Chambre du Conseil du 17/04/2025.

Jugement prononcé en audience publique le 17/04/2025 par Monsieur Bruno ODOUX, président assisté de Maître Sébastien FERTRÉ, greffier, qui l'ont signé.

Par acte en date du 12/03/2025 signifié à la société débitrice (délivrance acte de saisine : en l'étude) pour l'audience du 17/04/2025, URSSAF CENTRE VAL DE LOIRE demande au Tribunal d'ouvrir une procédure de redressement judiciaire et subsidiairement de liquidation judiciaire à l'égard de CasamPro SAS.

La créance invoquée s'élève à 13.127,52 €, montant en principal de cotisations et majorations de retard impayées. Ladite somme impayée en dépit de réclamations restées sans effet. Cette créance est certaine, liquide et exigible.

A l'audience, URSSAF CENTRE VAL DE LOIRE expose que le dernier paiement date de septembre 2024. Qu'aucune demande de délais n'a été faite. Que la créance s'élève à ce jour à environ 16.000 €. Qu'elle sollicite que lui soit adjugé l'entier bénéfice de son exploit introductif d'instance.

CasamPro SAS réplique qu'elle n'a plus de comptable depuis septembre 2014 et vient de retrouver un comptable. Que le dirigeant ne se verse plus de salaire depuis 2 ans. Qu'elle n'a pas fait de déclaration aux impôts. Qu'elle sollicite sa mise en liquidation judiciaire.

Le Ministère Public a été avisé de la date de l'audience, la procédure lui ayant été communiquée.

Motifs de la décision

Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.

SUR CE,

Attendu que la créance invoquée par URSSAF CENTRE VAL DE LOIRE est certaine, liquide et exigible ;

Attendu que CasamPro SAS se trouve dans l'impossibilité de faire face au passif exigible de 16.270 € avec son actif disponible de 2.800 € et est par conséquent en état de cessation des paiements ;

Attendu qu'aucune perspective de redressement ou de cession n'existe, CasamPro SAS est justiciable d'une procédure de liquidation judiciaire ;

Attendu que les seuils prévus pour l'application de la procédure de liquidation judiciaire simplifiée sont réunis conformément aux articles L. 641-2 et D. 641-10 du code de commerce ;

Attendu qu'il échet dès lors, d'ouvrir à l'égard de CasamPro SAS une procédure de liquidation judiciaire simplifiée ;

Dispositif

Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal, après en avoir délibéré conformément à la loi, statuant par jugement en premier ressort et contradictoire.

Après communication au Ministère Public, Vu l'article L. 640-1 du code de commerce, Vu les articles L. 641-1 et L. 641-2 du code de commerce,

CONSTATE l'état de cessation des paiements et l'impossibilité manifeste d'un redressement judiciaire,

OUVRE LA PROCEDURE DE LIQUIDATION JUDICIAIRE SIMPLIFIEE à l'égard de CasamPro SAS, adresse : [Adresse 2], activité : l'électricité générale, l'édition de portails internet, applications, logiciels, plateformes permettant la vente à distance d'équipements, matériaux, et service d'installation pour l'amélioration de système de confort de l'habitat, immatriculé(e) au RCS de CHARTRES sous le numéro 883146862,

FIXE provisoirement au 18/10/2023 la date de cessation des paiements,

DESIGNE Monsieur COLLIN Marc, en qualité de juge-commissaire,

DESIGNE SELARL PJA représentée par Maître [W] [J] demeurant [Adresse 3], en qualité de liquidateur judiciaire,

DESIGNE Maître [R] [B] demeurant [Adresse 4], en qualité de commissaire-priseur judiciaire aux fins de réaliser l'inventaire et la prisée prévus à l'article L. 622-6 du code de commerce,

DIT que ce dernier devra déposer son rapport au greffe de ce tribunal et le communiquer aux personnes prévues par l'article R. 622-4 du code de commerce dans un délai de trente jours à compter du présent jugement,

FIXE à cinq mois à compter du BODACC le délai dans lequel le liquidateur devra établir la liste des créances déclarées prévue à l'article L. 624-1 du code de commerce,

FIXE au 16/10/2025 le délai au terme duquel il examinera la clôture de la procédure conformément à l'article L. 644-5 du code de commerce,

ORDONNE l'exécution provisoire du présent jugement conformément à la Loi,

DIT que les dépens seront employés en frais privilégiés de procédure.

Ainsi jugé et prononcé

Le Greffier Sébastien FERTRÉ

Le Président Bruno ODOUX

Signe electroniquement par Bruno ODOUX

Signe electroniquement par Sebastien FERTRÉ, greffier.

Les textes cités

Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.

Questions fréquentes

Qu’a décidé Tribunal de commerce dans cette affaire ?

Le sens de la décision n’est pas qualifié par la source. Le texte intégral publié sur cette page permet de le lire dans les termes de la juridiction.

Cette décision est-elle publique ?

Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.

Puis-je citer cette décision ?

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Source : Cour de cassation, Judilibre, Licence Ouverte 2.0

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