Demande en paiement de l'indemnité d'assurance dans une assurance de dommages

Sens de la décisiontel que la source le qualifie

Fait droit à l'ensemble des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur

En bref

Juridiction
Tribunal judiciaire de Dax
Décision du
6 janvier 2026
Numéro de rôle
25/00136
Formation
Proximité
Sections balisées
4 sur 4
Longueur
813 mots

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Faits et procédure

Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.

N° RG 25/00136 - N° Portalis DBYL-W-B7J-DIKD Minute n° :

TRIBUNAL JUDICIAIRE DE DAX

JUGEMENT DU 06 Janvier 2026

COMPOSITION DU TRIBUNAL :

PRESIDENT : Daniel CHASLES GREFFIER : Delphine DRILLEAUD

DEMANDEUR(S) :

Monsieur [K] [D], demeurant [Adresse 2] représenté par Maître Cecile BADENIER de la SELARL MAGELLAN AVOCATS, avocats au barreau de DAX, substitué par Maître NOEL

DÉFENDEUR(S) :

S.A. QBE EUROPE, sise [Adresse 1] non représentée

DÉBATS AUDIENCE PUBLIQUE : 18 Novembre 2025

JUGEMENT MIS A DISPOSITION AU GREFFE : 06 Janvier 2026

copie exécutoire délivrée le à Me BADENIER

copie conforme délivrée le à

Prétentions et moyens des parties

Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.

EXPOSE DU LITIGE

Monsieur [K] [D] a fait réaliser des travaux de plomberie à son domicile situé [Adresse 3] à [Localité 4] (40).

Un dégât des eaux ayant été constaté à la suite de ces travaux, la garantie décennale de l’artisan, assurée par la Société QBE EUROPE a été activée. Après expertise diligentée par cette Société, cette dernière a considéré que les dommages n’étaient pas susceptibles d’engager la responsabilité décennale de son assuré mais que la garantie “dommages intermédiaires” du contrat était mobilisable. La Société QBE Europe a donc adressé le 2 novembre 2023 à Monsieur [D] une quittance d’indemnisation d’un montant de 5014,33 € que ce dernier a accepté et retourné signée le 3 novembre 2023.

Malgré plusieurs relances de Monsieur [D] puis mise en demeure de son conseil le 3 décembre 2024, la quittance n’a pas été exécutée.

Par acte du 29 septembre 2025, Monsieur [D] a assigné la société QBE EUROPE devant le pôle de proximité du tribunal judiciaire de Dax aux fins de voir cette Société condamnée à lui verser la somme de 5014,33 € avec intérêts au taux légal à compter du 3 novembre 2023, la condamner à lui verser la somme de 2000 € à titre de dommages et intérêts, outre la somme de 2000 € en application des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile ainsi qu’aux entiers dépens.

A l’audience du 18 novembre du pôle de proximité du tribunal judiciaire de Dax, Monsieur [D], représenté par son conseil, a soutenu ses demandes.

Assignée à personne morale, la SA QBE EUROPE n’a pas comparu, ne s’est pas fait représenter.

Motifs de la décision

Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.

MOTIFS

Selon l’article 472 du code de procédure civile, si le défendeur ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond. Le juge ne fait droit à la demande que dans la mesure où il l'estime régulière, recevable et bien fondée.

L’article 1103 du code civil dispose que les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faits.

Selon l’article 1217 du même code, la partie envers laquelle l'engagement n'a pas été exécuté, ou l'a été imparfaitement, peut :

- refuser d'exécuter ou suspendre l'exécution de sa propre obligation ;

- poursuivre l'exécution forcée en nature de l'obligation ;

- obtenir une réduction du prix ;

- provoquer la résolution du contrat ;

- demander réparation des conséquences de l'inexécution.

Les sanctions qui ne sont pas incompatibles peuvent être cumulées ; des dommages et intérêts peuvent toujours s'y ajouter.

Aux termes de l’article 1231-1 du code civil, le débiteur est condamné, s'il y a lieu, au paiement de dommages et intérêts soit à raison de l'inexécution de l'obligation, soit à raison du retard dans l'exécution, s'il ne justifie pas que l'exécution a été empêchée par la force majeure.

En l’espèce, il résulte des pièces du dossier que la SA QBE EUROPE s’est engagée par quittance d’indemnité du 3 novembre 2023 à régler à Monsieur [K] [D] la somme de 5014,33 €, obligation dont elle ne s’est pas exécutée malgré les relances du demandeur et une mise en demeure.

La SA QBE EUROPE sera donc condamnée à régler à Monsieur [D] la somme de 5014,33 € somme assortie des intérêts légaux à compter de la mise en demeure du 3 décembre 2024. Elle sera en outre condamnée à régler à Monsieur [D] la somme de 1000 € compte tenu du retard apporté dans l’exécution de son obligation.

Partie perdante, la SA QBE EUROPE sera condamnée aux dépens sur le fondement de l’article 696 du code de procédure civile. Elle sera en outre condamnée à régler à Monsieur [D] la somme de 1000 € au titre de l’article 700 du code de procédure civile.

Dispositif

Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.

PAR CES MOTIFS

Le tribunal judiciaire, pôle de proximité, statuant par mise à disposition au greffe, par jugement réputé contradictoire et en premier ressort,

CONDAMNE la SA QBE EUROPE à payer à Monsieur [K] [D] la somme de 5014,33 € avec intérêts légaux à compter de la mise en demeure du 3 décembre 2024,

CONDAMNE la SA QBE EUROPE à payer à Monsieur [D] la somme de 1000 € à titre de dommages et intérêts,

CONDAMNE la SA QBE EUROPE à payer à Monsieur [D] la somme de 1000 € au titre de l’article 700 du code de procédure civile,

CONDAMNE la SA QBE EUROPE aux dépens.

La minute a été signée par le Juge et le Greffier aux jour, mois et an énoncés en en-tête.

Le Greffier, Le Juge,

Delphine DRILLEAUD Daniel CHASLES

Les textes cités

Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.

Questions fréquentes

Qu’a décidé Tribunal judiciaire de Dax dans cette affaire ?

Fait droit à l'ensemble des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur. La juridiction a statué le 6 janvier 2026, sous le numéro 25/00136.

Cette décision est-elle publique ?

Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.

Puis-je citer cette décision ?

Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 25/00136. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.

Source : Cour de cassation, Judilibre, Licence Ouverte 2.0

Le texte affiché est celui publié par la juridiction. Il n’est ni résumé ni reformulé : Acryos n’ajoute que les titres de section et la mise en page.