Demande d'autorisation d'accomplir l'un des actes mentionnés à l'article L. 722-5 C. consom.
Sens de la décisiontel que la source le qualifie
Fait droit à l'ensemble des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur
En bref
- Juridiction
- Tribunal judiciaire de Versailles
- Décision du
- 7 août 2025
- Numéro de rôle
- 25/00318
- Formation
- TPX VER SUREND ORDO
- Sections balisées
- 4 sur 4
- Longueur
- 735 mots
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Faits et procédure
Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.
TRIBUNAL JUDICIAIRE de [Localité 31] [Adresse 6] [Localité 10]
Tél : [XXXXXXXX01] [Courriel 29]
SURENDETTEMENT
N° RG 25/00318 - N° Portalis DB22-W-B7J-TI6N
Nac : 48M
ORDONNANCE
Du : 7 août 2025
[W] [D], [F] [E]
C/
SIP [Localité 27], ONEY BANK, [24], [30] AMENDES, CA CONSUMER FINANCE, [Adresse 20]
expédition exécutoire délivrée le à
expédition certifiée conforme délivrée par LRAR aux parties et par LS à la commission de surendettement des particuliers le :
Minute : /2025
ORDONNANCE
Autorisation d'un acte de disposition
REPUBLIQUE FRANCAISE AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
Le 7 Août 2025 ;
Sous la Présidence de Yohan DESQUAIRES, Vice-Président au Tribunal judiciaire de Versailles, chargé des fonctions de juge des contentieux de la protection statuant en matière de surendettement, assisté de Mme Tiffen MAUSSION, Greffière placée ;
L'ordonnance suivante a été rendue ;
ENTRE :
DEMANDEURS :
M. [W] [D] [Adresse 4] [Localité 13]
Mme [F] [E] [Adresse 4] [Localité 13]
ET :
DEFENDEUR(S) :
SIP [Localité 27] [Adresse 3] [Localité 12]
ONEY BANK Chez [26] [Adresse 15] [Localité 8]
[24] [Adresse 25] [Adresse 5] [Localité 14]
TRESORERIE YVELINES AMENDES [Adresse 2] [Adresse 23] [Localité 11]
CA CONSUMER FINANCE [17] [Adresse 18] [Localité 9]
[Adresse 20] Chez [19] [Adresse 16] [Localité 7]
Prétentions et moyens des parties
Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.
EXPOSE DU LITIGE
Monsieur [W] [D] et Madame [E] [F] ont saisi d'une demande tendant au traitement de sa situation de surendettement la [21].
Le dossier a été déclaré recevable.
Par courrier daté du 28 juillet 2025 , Monsieur [W] [D] et Madame [E] [F] ont sollicité du juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de VERSAILLES l'autorisation de débloquer les sommes de leur épargne, pour acheter un véhicule d'occasion nécessaire à leur quotien et à l'exercice de l'activité professionnelle, faisant valoir que leur véhicule actuel a été déclaré épave suite à un accident de la circulation.
Motifs de la décision
Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.
MOTIFS DE LA DÉCISION
En application de l'article L. 722-5 du code de la consommation, la suspension et l'interdiction des procédures d'exécution diligentées à 1'encontre des biens du débiteur emportent interdiction pour celui-ci de faire tout acte qui aggraverait son insolvabilité, de payer, en tout ou partie, une créance autre qu'alimentaire, y compris les découverts mentionnés aux 10° et 11° de l'article L. 311-1, née antérieurement à la suspension ou à l'interdiction, de désintéresser les cautions qui acquitteraient des créances nées antérieurement à la suspension ou à l'interdiction, de faire un acte de disposition étranger à la gestion normale du patrimoine ; elles emportent aussi interdiction de prendre toute garantie ou sûreté.
Le débiteur peut toutefois saisir le juge du tribunal d'instance afin qu'il l'autorise à accomplir l'un des actes mentionnés au premier alinéa.
En application de l'article R. 722-8 du code de la consommation, le juge saisi par le débiteur en application du second alinéa de l'article L. 722-5 statue par ordonnance.
En l'espèce, il résulte des documents produits que Madame [E] [F] travaille, a un enfant à charge, et a besoin d'un véhicule pour assurer le quotidien et se rendre à son emploi.
En outre, le débiteur justifie, pièces à l'appui, que son véhicule est hors service.
Au vu de ces éléments, compte tenu de la localisation du domicile, afin de permettre à l'intéressé de poursuivre son activité professionnelle ce qui est dans l'intérêt de chacun de ses créanciers, il convient d'autoriser à titre exceptionnel Monsieur [W] [D] et Madame [E] [F] à débloquer leur épargne contenue sur le compte RICOCHET.
Dispositif
Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.
PAR CES MOTIFS :
Nous, juge des contentieux de la protection, statuant publiquement par ordonnance rendue sur requête, susceptible de rétractation dans les conditions de l'article R. 713-9 du code de la consommation, et en dernier ressort :
AUTORISONS le rachat total et anticipé pour un montant minimum 1432,35 € par Madame [F] [E] et Monsieur [W] [D], du contrat [28] portant les références client 079790333 et le n° d’adhésion 135434763 en vue exclusivement de l'acquisition d'un véhicule nécessaire à l'exercice de leur activité professionnelle, dont la valeur est évaluée à la somme de 1500 euros;
RAPPELONS qu’en application de l’article R. 713-10 du code de la consommation la présente décision est immédiatement exécutoire ;
RAPPELONS qu'en vertu de l'article R. 722-1 du code de la consommation, il incombe à chacune des parties, et notamment à Monsieur [W] [D] et Madame [E] [F], d'informer le secrétariat de la commission de surendettement des particuliers de tout changement d'adresse en cours de procédure ;
DISONS que la présente ordonnance sera notifiée par les soins du greffe par lettre recommandée avec accusé de réception à Monsieur [W] [D] et Madame [E] [F] et aux créanciers et par lettre simple à la [22];
LAISSONS les dépens à la charge du Trésor public ;
Fait à [Localité 31], le 7 août 2025,
LE GREFFIER LE JUGE
Les textes cités
Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.
Questions fréquentes
Qu’a décidé Tribunal judiciaire de Versailles dans cette affaire ?
Fait droit à l'ensemble des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur. La juridiction a statué le 7 août 2025, sous le numéro 25/00318.
Cette décision est-elle publique ?
Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.
Puis-je citer cette décision ?
Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 25/00318. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.