A.T.M.P. : demande d'un employeur contestant une décision d'une caisse
Sens de la décisiontel que la source le qualifie
Constate ou prononce le désistement d'instance et/ou d'action
En bref
- Juridiction
- Tribunal judiciaire de Versailles
- Décision du
- 11 octobre 2024
- Numéro de rôle
- 24/00983
- Formation
- CTX PROTECTION SOCIALE
- Sections balisées
- 4 sur 4
- Longueur
- 892 mots
Demander à l’assistant
Faits et procédure
Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.
Pôle social - N° RG 24/00983 - N° Portalis DB22-W-B7I-SGEO
Copies certifiées conformes délivrées, le :
à :
- S.A.S. [5] - CPAM DE LA COTE D’OPALE - Me Michaël RUIMY N° de minute : 24/00351
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE VERSAILLES POLE SOCIAL
CONTENTIEUX GENERAL DE SECURITE SOCIALE
ORDONNANCE DU JUGE DE LA MISE EN ETAT RENDUE LE VENDREDI 11 OCTOBRE 2024
N° RG 24/00983 - N° Portalis DB22-W-B7I-SGEO
Code NAC : 89E
DEMANDEUR :
S.A.S. [5] [Adresse 1] [Localité 4]
représentée par Me Michaël RUIMY, avocat au barreau de LYON, dispensé de comparution
DÉFENDEUR :
CPAM DE LA COTE D’OPALE [Adresse 2] [Adresse 2] [Localité 3]
dispensée de comparution
Nous, Madame Marie-Sophie CARRIERE, Vice-présidente, au pôle social du Tribunal judiciaire de Versailles, agissant en qualité de juge de la mise en état, assistée de Madame Marie-Bernadette MELOT, Greffière.
Pôle social - N° RG 24/00983 - N° Portalis DB22-W-B7I-SGEO
Prétentions et moyens des parties
Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.
EXPOSÉ DU LITIGE
M. [G] [B], salarié de la société [5], a déclaré le 25 novembre 2023 une maladie professionnelle, à savoir une “Tendinopathie de la coiffe des rotateurs de l’épaule gauche”.
La Caisse primaire d’assurance maladie (ci-après CPAM ou la caisse) de la Côte d’Opale a informé l’employeur de la reconnaissance du caractère professionnel de cette affection.
Par lettre recommandée déposée le 06 mai 2024, la société [5] a saisi la Commission de recours amiable (CRA) de la Caisse de la Côte d’Opale aux fins d’obtenir l’inopposabilité à son égard de la décision de reconnaissance du caractère professionnel de la maladie.
La CRA a explicitement rejeté son recours par décision prise en sa séance du 06 juin 2024.
Par lettre recommandée avec avis de réception expédiée le 28 juin 2024, la société [5] a, par l’intermédiaire de son conseil, saisi le pôle social du tribunal judiciaire de Versailles, aux fins de contester ladite décision explicite de rejet.
L’affaire a été appelée à l’audience de mise en état du 11 octobre 2024.
Par courriel en date du 12 septembre 2024 doublé d’un courrier réceptionné au greffe le 17 septembre 2024, la société [5], par l’intermédiaire de son conseil, s’est désistée de son recours.
Par courriel en date du 13 septembre 2024, la CPAM de la Côte d’Opale a accepté le désistement et sollicité une dispense de comparution.
La décision a été rendue sur le siège.
Motifs de la décision
Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.
MOTIFS DE LA DÉCISION
L'article R.142-10-5 du code de la sécurité sociale applicable au litige dispose que : « I. Pour l'instruction de l'affaire, le président de la formation de jugement exerce les missions et dispose des pouvoirs reconnus au juge de la mise en état par les articles 763 à 781 du code de procédure civile. Pour l'application de ces dispositions, lorsque les parties ne sont pas représentées par un avocat, la référence aux avocats est remplacée par la référence aux parties. II.-Par dérogation aux dispositions du deuxième alinéa de l'article 774 du code de procédure civile, il peut se prononcer sans débat, après avoir recueilli les observations écrites des parties ou les avoir invitées à présenter leurs observations. ».
L'article 787 du code de procédure civile dispose que le juge de la mise en état constate l'extinction de l'instance.
L'article 385 alinéa 1 du code de procédure civile dispose que l'instance s'éteint à titre principal par l'effet de la péremption, du désistement d'instance ou de la caducité de la citation.
Il résulte des articles 394 et suivants du code de procédure civile que le demandeur peut, en toute matière, se désister de sa demande en vue de mettre fin à l'instance. Le désistement n'est parfait que par l'acceptation du défendeur. Toutefois, l'acceptation n'est pas nécessaire si le défendeur n'a présenté aucune défense au fond ou fin de non-recevoir au moment où le demandeur se désiste. Le juge déclare le désistement parfait si la non-acceptation du défendeur ne se fonde sur aucun motif légitime.
En l'espèce, par courriel en date du 12 septembre 2024 doublé d’un courrier réceptionné au greffe le 17 septembre 2024, la société [5], par l’intermédiaire de son conseil, s’est désistée de son recours, la CPAM de la Côte d’Opale l’ayant accepté par courriel en date du 13 septembre 2024.
Dans ces conditions, il convient de constater que le désistement de la société [5] est parfait et qu'il emporte extinction de l'instance.
En application de l'article 399 du code de procédure civile, il convient de laisser la charge des dépens à la société [5], demanderesse, sauf convention contraire entre les parties.
Dispositif
Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.
PAR CES MOTIFS
Le Juge de la mise en état, statuant par ordonnance contradictoire, susceptible d'appel dans les quinze jours de sa signification conformément à l'article 795 du code de procédure civile:
Constate le désistement de la société [5] de l'instance enrôlée sous le N° RG 24/00983 - N° Portalis DB22-W-B7I-SGEO, l’opposant à la caisse primaire d’assurance maladie de la Côte d’Opale, qui l’accepte ;
Dit que ce désistement est parfait ;
Dit que ce désistement emporte extinction de l'instance et dessaisissement du tribunal conformément aux articles 384 et 385 du code de procédure civile ;
Laisse les dépens à la charge de la société [5], demanderesse, sauf convention contraire entre les parties ;
Dit que la présente décision sera notifiée aux parties par lettre recommandée avec accusé de réception.
Dit que, conformément aux dispositions de l’article 795 du code de procédure civile, tout appel de la présente décision doit, à peine de forclusion, être interjeté dans les quinze jours à compter de sa signification.
La Greffière Le Juge de la mise en état
Madame Marie-Bernadette MELOT Madame Marie-Sophie CARRIERE
Les textes cités
Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.
- Article R. 142-10-5Code de la sécurité sociale
- Article 384Code de procédure civile
- Article 385Code de procédure civile
- Article 394Code de procédure civile
- Article 399Code de procédure civile
- Article 763Code de procédure civile
- Article 774Code de procédure civile
- Article 781Code de procédure civile
- Article 787Code de procédure civile
- Article 795Code de procédure civile
Questions fréquentes
Qu’a décidé Tribunal judiciaire de Versailles dans cette affaire ?
Constate ou prononce le désistement d'instance et/ou d'action. La juridiction a statué le 11 octobre 2024, sous le numéro 24/00983.
Cette décision est-elle publique ?
Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.
Puis-je citer cette décision ?
Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 24/00983. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.