Demande en paiement du prix, ou des honoraires formée contre le client et/ou tendant à faire sanctionner le non-paiement du prix, ou des honoraires

Sens de la décisiontel que la source le qualifie

Se déclare incompétent

En bref

Juridiction
Tribunal judiciaire de Paris
Décision du
24 avril 2024
Numéro de rôle
23/06473
Formation
4ème chambre 1ère section
Sections balisées
4 sur 4
Longueur
732 mots

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Faits et procédure

Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.

TRIBUNAL JUDICIAIRE DE PARIS [1]

[1] Copies exécutoires délivrées le :

■

4ème chambre 1ère section

N° RG 23/06473 N° Portalis 352J-W-B7H-CZXML

N° MINUTE :

Assignation du : 05 Mai 2023

INCOMPETENCE

ORDONNANCE DU JUGE DE LA MISE EN ETAT rendue le 24 Avril 2024

DEMANDEURS

Monsieur [T] [V] [Adresse 3] [Localité 2] représenté par Me William BOURDON, avocat au barreau de PARIS, vestiaire #R0143

Monsieur [B] [V] [Adresse 1] [Localité 2] représenté par Me William BOURDON, avocat au barreau de PARIS, vestiaire #R0143

Madame [R] [I] veuve [V] [Adresse 3] [Adresse 3] représentée par Me William BOURDON, avocat au barreau de PARIS, vestiaire #R0143

DEFENDEURS

Monsieur [D] [G] [Adresse 6] [Adresse 6] représenté par Me Ariel GOLDMANN, avocat au barreau de PARIS, vestiaire #A0266 Décision du 24 Avril 2024 4ème chambre 1ère section N° RG 23/06473

Madame [X] [J] épouse [G] [Adresse 5] [Localité 7] représentée par Me Ariel GOLDMANN, avocat au barreau de PARIS, vestiaire #A0266

S.C.I. JP FOCH [Adresse 4] [Localité 7] représentée par Me Ariel GOLDMANN, avocat au barreau de PARIS, vestiaire #A0266

MAGISTRAT DE LA MISE EN ETAT

Julie MASMONTEIL, Juge

assistée de Nadia SHAKI, Greffier

DEBATS

A l’audience du 03 Avril 2024, avis a été donné aux avocats que l’ordonnance serait rendue le 24 Avril 2024.

ORDONNANCE

Prononcée par mise à disposition au greffe Contradictoire En premier ressort

Prétentions et moyens des parties

Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.

EXPOSE DU LITIGE Vu les assignations délivrées les 5 et 10 mai 2023 par M. [T] [V], M. [B] [V] et Mme [R] [I] Veuve [V] à Maître [D] [G], Mme [X] [J] épouse [G] et la SCI JP FOCH ; Vu les conclusions d’incident notifiées le 14 mars 2024 par Maître [D] [G], Mme [X] [J] épouse [G] et la SCI JP FOCH ; Vu les conclusions en réponse à l’incident notifiées le 19 mars 2024 par M. [T] [V], M. [B] [V] et Mme [R] [I] Veuve [V] ; Vu l’article 455 du code de procédure civile ;

Motifs de la décision

Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.

MOTIFS DE LA DECISION Sur la demande de renvoi devant une juridiction située dans un ressort limitrophe Conformément à l’article 789 du code de procédure civile, le juge de la mise en état est seul compétent pour statuer sur les demandes formées en application de l’article 47 du même code.

L’article 47 du code de procédure civile prévoit que « Lorsqu'un magistrat ou un auxiliaire de justice est partie à un litige qui relève de la compétence d'une juridiction dans le ressort de laquelle celui-ci exerce ses fonctions, le demandeur peut saisir une juridiction située dans un ressort limitrophe. Le défendeur ou toutes les parties en cause d'appel peuvent demander le renvoi devant une juridiction choisie dans les mêmes conditions. A peine d'irrecevabilité, la demande est présentée dès que son auteur a connaissance de la cause de renvoi. En cas de renvoi, il est procédé comme il est dit à l'article 82.»

Les demandeurs font valoir que l’un d’entre eux, M. [D] [G], exerce la profession d’avocat et est inscrit au barreau de Paris et sollicitent le renvoi de l’affaire devant une juridiction située dans un ressort limitrophe de Paris.

Les conditions d’application de l’article 47 du code de procédure civile étant remplies, il convient d’ordonner le renvoi de l’affaire devant le tribunal judiciaire d’Orléans. Sur les demandes accessoires Au vu du sens de la présente décision, il convient de réserver les dépens. En conséquence, M. [T] [V], M. [B] [V] et Mme [R] [I] Veuve [V] seront déboutés de leur demande fondée sur l’article 700 du code de procédure civile.

Dispositif

Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.

PAR CES MOTIFS Le juge de la mise en état, statuant par ordonnance contradictoire, en premier ressort et susceptible d’appel dans les conditions des articles 83 et suivants du code de procédure civile ; ORDONNE le renvoi de l’affaire au tribunal judiciaire d’Orléans pour statuer sur le litige opposant M. [T] [V], M. [B] [V] et Mme [R] [I] Veuve [V] à Maître [D] [G], Mme [X] [J] épouse [G] et la SCI JP FOCH ; DIT que conformément à l’article 82 du code de procédure civile, il appartiendra au greffe du tribunal judiciaire de Paris de transmettre le dossier au tribunal désigné, avec une copie de la décision de renvoi à défaut d’appel dans le délai. DEBOUTE M. [T] [V], M. [B] [V] et Mme [R] [I] Veuve [V] de leur demande au titre de l’article 700 du code de procédure civile : RESERVE les dépens. Faite et rendue à Paris le 24 Avril 2024.

Le GreffierLe Juge de la mise en état Nadia SHAKIJulie MASMONTEIL

Les textes cités

Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.

Questions fréquentes

Qu’a décidé Tribunal judiciaire de Paris dans cette affaire ?

Se déclare incompétent. La juridiction a statué le 24 avril 2024, sous le numéro 23/06473.

Cette décision est-elle publique ?

Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.

Puis-je citer cette décision ?

Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 23/06473. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.

Source : Cour de cassation, Judilibre, Licence Ouverte 2.0

Le texte affiché est celui publié par la juridiction. Il n’est ni résumé ni reformulé : Acryos n’ajoute que les titres de section et la mise en page.