Demande en cessation de concurrence déloyale ou illicite et/ou en dommages et intérêts

Demande en cessation de concurrence déloyale ou illicite et/ou en dommages et intérêts

Sens de la décisiontel que la source le qualifie

Déclare l'acte de saisine caduc

En bref

Juridiction
Cour d'appel de Paris
Décision du
15 novembre 2022
Numéro de rôle
22/12806
Formation
Pôle 5 - Chambre 1
Sections balisées
3 sur 4
Longueur
642 mots

Mots-clés

Demander à l’assistant

Faits et procédure

Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.

COUR D'APPEL DE PARIS

Pôle 5 - Chambre 1

N° RG 22/12806 - N° Portalis 35L7-V-B7G-CGEAT

Nature de l'acte de saisine : Déclaration d'appel valant inscription au rôle

Date de l'acte de saisine : 07 Juillet 2022

Date de saisine : 27 Juillet 2022

Nature de l'affaire : Demande en cessation de concurrence déloyale ou illicite et/ou en dommages et intérêts

Décision attaquée : n° 17/13568 rendue par le TJ hors JAF, JEX, JLD, J. EXPRO, JCP de [Localité 1] le 18 Mars 2022

Appelante :

S.A.R.L. SARL JDA, représentée par Me Emmanuel PIERRAT de la SELARL CABINET PIERRAT, avocat au barreau de PARIS, toque : L0166

Intimés :

Monsieur [X] [H], représenté par Me Matthieu BOCCON GIBOD de la SELARL LEXAVOUE PARIS-VERSAILLES, avocat au barreau de PARIS, toque : C2477 - N° du dossier 2269414

S.A.S. [X] [H] agissant en la personne de ses représentants légaux domiciliés en cette qualité au siège , représentée par Me Matthieu BOCCON GIBOD de la SELARL LEXAVOUE PARIS-VERSAILLES, avocat au barreau de PARIS, toque : C2477 - N° du dossier 2269414

ORDONNANCE DE CADUCITÉ

(Article 908 du code de procédure civile)

(n° , 2 pages)

Nous, Françoise BARUTEL, magistrat en charge de la mise en état

Assistée de Karine ABELKALON, Greffier,

***

Vu la déclaration d'appel de la société JDA enregistrée le 7 juillet 2022,

Vu le courrier notifié par RPVA le 13 octobre 2022 par M. [X] [H] et la société [H], intimés, indiquant que la société JDA n'a pas remis ses conclusions dans le délai imparti de sorte que la caducité de la déclaration d'appel est encourue,

Vu la demande d'observations sur la caducité de la déclaration d'appel adressée par RPVA aux parties le 17 octobre 2022,

Vu les observations sur la caducité de la déclaration d'appel et les conclusions notifiées par RPVA par la société JDA le 25 octobre 2022, dont les intimés n'ont pas été rendus destinataires,

Vu le message notifié par RPVA le 7 novembre 2022 par M. [X] [H] et la société [H] indiquant que la société JDA n'a fait connaître aucune observation suite à la demande d'observations adressée par le greffe et demandant de prononcer la caducité de la déclaration d'appel,

Motifs de la décision

Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.

SUR CE,

Selon l'article 908 du code de procédure civile, 'A peine de caducité de la déclaration d'appel, relevée d'office, l'appelant dispose d'un délai de trois mois à compter de la déclaration d'appel pour remettre ses conclusions au greffe'.

Selon l'article 911-1 du même code, la caducité de la déclaration d'appel en application de l'article 908 susvisé est prononcée par ordonnance du conseiller de la mise en état qui statue après avoir sollicité les observations écrites des parties.

En application de l'article 910-3 du même code, en cas de force majeure, le conseiller de la mise en état peut écarter l'application des sanctions prévues à l'article 908 susvisé.

En l'espèce, le délai imparti à l'appelante pour conclure expirait le 7 octobre 2022, et ses conclusions ont été notifiées par RPVA le 25 octobre 2022, sans toutefois être communiquées aux intimés.

Par message RPVA du 25 octobre 2022 non transmis aux intimés, l'appelante fait valoir que la collaboratrice en charge du dossier était en arrêt maladie du fait d'une grossesse à risques, qu'elle n'a pas pu envoyer les conclusions à temps, et que dans la précipitation le cabinet n'a pu y procéder.

Cependant, l'arrêt maladie d'une collaboratrice d'un cabinet d'avocats comptant plusieurs avocats ne constitue pas un cas de force majeure au sens de l'article 910-3 susvisé, étant au surplus observé, ainsi qu'il vient d'être dit, que l'appelante n'a pas transmis à son contradicteur ses observations sur la caducité de la déclaration d'appel.

Il y a lieu en conséquence de déclarer caduc la déclaration d'appel.

Dispositif

Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.

PAR CES MOTIFS,

Par décision susceptible de déféré dans les quinze jours de son prononcé dans les conditions de l'article 916 du code de procédure civile,

Déclare caduc l'appel formé par la société JDA,

Condamne la société JDA aux dépens.

Paris, le 15 novembre 2022

Le greffier Le magistrat en charge de la mise en état

Copie au dossier

Copie aux avocats

Copie aux parties

Les textes cités

Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.

Décisions proches

Rapprochées par leur thème, pas par leur contenu : lisez-les avant de conclure.

Demande en cessation de concurrence déloyale ou illicite et/ou en dommages et intérêts

23/10/2026
Tribunal judiciaire de Lyon · 25/02211

MOTIFS Sur la demande de cessation des travaux et de remise en état : L'article 835 du Code de Procédure Civile dispose : « Le président du tribunal judiciaire ou le juge des contentieux de la protection dans les limites de sa compétence peuvent toujours, même…

ConcurrenceDemande en cessation de concurrence déloyale ou illicite et/ou en dommages et intérêts

Demande en cessation de concurrence déloyale ou illicite et/ou en dommages et intérêts

14/10/2026
Tribunal judiciaire d'Amiens · 26/00194

MOTIFS Sur la rétractation de l’ordonnance et la nullité du constat de commissaire de justice : L’article 493 du Code de procédure civile rappelle que l’ordonnance sur requête est une décision provisoire rendue non contradictoirement dans le cas où le requéran…

ConcurrenceDemande en cessation de concurrence déloyale ou illicite et/ou en dommages et intérêts

Demande en cessation de concurrence déloyale ou illicite et/ou en dommages et intérêts

13/10/2026
Tribunal judiciaire de Nancy · 26/00521

MOTIFS DE LA DECISION La SOCIETE OTV se désiste finalement de son instance. La SOCIETE ODIVEA accepte ledit désistement mais maintient sa demande au titre de l’article 700 du Code de Procédure Civile et des frais. En application des articles 394 et suivants du…

ConcurrenceDemande en cessation de concurrence déloyale ou illicite et/ou en dommages et intérêts

Demande en cessation de concurrence déloyale ou illicite et/ou en dommages et intérêts

13/10/2026
Tribunal judiciaire de Nancy · 26/00062

MOTIFS DE LA DÉCISION Sur la demande tendant à annuler la procédure de passation de l’accord cadre et à enjoindre à la société RHENALIA, si elle entend poursuivre, de reprendre l’intégralité de la procédure de passation, L’ordonnance n° 2009-515 du 7 mai 2009 …

ConcurrenceDemande en cessation de concurrence déloyale ou illicite et/ou en dommages et intérêts

Questions fréquentes

Qu’a décidé Cour d'appel de Paris dans cette affaire ?

Déclare l'acte de saisine caduc. La juridiction a statué le 15 novembre 2022, sous le numéro 22/12806.

Cette décision est-elle publique ?

Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.

Puis-je citer cette décision ?

Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 22/12806. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.

Source : Cour de cassation, Judilibre, Licence Ouverte 2.0

Le texte affiché est celui publié par la juridiction. Il n’est ni résumé ni reformulé : Acryos n’ajoute que les titres de section et la mise en page.