Méthodologie de la notation de solvabilité

La note Acryos est déterministe. Mêmes comptes et mêmes annonces, même note, aujourd'hui comme dans six mois. Aucun modèle de langage n'intervient, et c'est un choix : une note de solvabilité sert à décider d'un crédit ou d'un contrat, elle doit pouvoir être contestée point par point.

Ce qui est examiné

16 critères, pour un poids total de 32. Chacun porte son constat et son poids dans le rapport de l'entreprise concernée.

Critères de la notation et leur poids
CritèrePoids
Taille de l’entreprise3
Capitaux propres3
Rentabilité nette3
Position dans le secteur2
Capacité de remboursement2
Résultat net2
Autonomie financière2
Fonds de roulement2
Trésorerie face au besoin2
Évolution du chiffre d’affaires2
Évolution du résultat2
Régularité des dépôts de comptes2
Ancienneté2
Stabilité de la direction1
Stabilité du siège1
Capital social1

Ce qui plafonne la note

Trois contrôles précèdent le calcul : le statut au répertoire, l'existence d'une procédure collective, et la présence d'un liquidateur ou d'un mandataire à la direction. Ils ne rapportent aucun point, ils plafonnent la note. Une société en liquidation dont les derniers comptes étaient bons n'est pas moyennement risquée, et une moyenne pondérée lui donnerait pourtant une note honorable.

La fraîcheur des comptes ne déplace pas la note : l’absence d’exercice récent est une incertitude, pas un risque avéré. Le rapport affiche l’exercice sur lequel la note repose, et dès trois ans d’écart la vétusté entre dans les points de vigilance. Les dangers réels d’un silence prolongé, cessation ou procédure collective, passent par les plafonds ci-dessus, qui ne dépendent pas des comptes.

Les banques, fonds et assureurs ne sont pas notés. Leurs comptes suivent un plan comptable propre, où l’endettement est le métier et non un risque, et leur solidité se lit dans des ratios prudentiels qui ne figurent pas dans les dépôts publics. Une note construite sur la grille commerciale serait fausse par construction ; le rapport le dit et s’abstient. Les holdings, qui déposent la liasse commerciale ordinaire, restent notées.

Quand il n'y a pas de note

Une note exige au moins un critère tiré des comptes déposés. L'ancienneté et le capital décrivent une situation, ils ne mesurent pas une capacité à payer. Une entreprise créée dans l'année n'est donc pas notée plutôt que mal notée : une absence de note n'est pas une note basse, et la seconde accuse.

L'ancienneté ne peut que créditer. Une longue existence prouve qu'on a traversé des exercices difficiles ; une existence courte ne prouve rien.

L'échelle

Sept degrés, du plus risqué au moins risqué : très élevé, élevé, assez élevé, assez faible, faible, très faible, minime. Les paliers sont resserrés vers le haut : une société peut n'avoir aucun défaut visible et rester exposée par sa taille ou son secteur, que ces sources ne mesurent pas.

Ce que la note ne couvre pas

  • Les incidents de paiement bancaires
  • Les privilèges du Trésor et de la Sécurité sociale
  • Les nantissements et gages sur le fonds de commerce
  • Les litiges prud’homaux et contentieux civils
  • Les encours et retards de règlement fournisseurs

Aucune source ouverte ne les publie. Ils ne sont pas estimés, ils sont déclarés manquants : un rapport qui tait ses angles morts fait croire qu'il n'en a pas.

Portée

Cette notation est propre à Acryos. Elle n'est ni une cotation Banque de France, ni une notation d'agence, ni l'expression d'une quelconque autorité publique. C'est un outil d'aide à la décision, et non une garantie de solvabilité.