Décision cr
Sens de la décisiontel que la source le qualifie
rejet
En bref
- Juridiction
- Cour de cassation
- Décision du
- 16 septembre 2026
- Numéro de rôle
- 26-83.946
- Formation
- cr
- Sections balisées
- 4 sur 4
- Longueur
- 720 mots
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Faits et procédure
Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.
N° G 26-83.946 F-B
N° 01309
LR 16 SEPTEMBRE 2026
REJET
M. BONNAL président,
R É P U B L I Q U E F R A N Ç A I S E ________________________________________
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS _________________________
ARRÊT DE LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, DU 16 SEPTEMBRE 2026
[B] [E] a formé un pourvoi contre l'arrêt de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Toulouse, en date du 9 juin 2026, qui, dans la procédure suivie contre elle du chef de tentative d'assassinat, a ordonné la prolongation exceptionnelle de sa détention provisoire.
Un mémoire a été produit.
Sur le rapport de Mme Jaillon, conseillère, les observations de la SCP Boullez, avocat de [B] [E], et les conclusions de M. Fusina, avocat général, après débats en l'audience publique du 16 septembre 2026 où étaient présents M. Bonnal, président, Mme Jaillon, conseillère rapporteure, M. Wyon, conseiller de la chambre, et Mme Le Roch, greffière de chambre,
la chambre criminelle de la Cour de cassation, composée en application de l'article 567-1-1 du code de procédure pénale, des président et conseillers précités, après en avoir délibéré conformément à la loi, a rendu le présent arrêt.
Prétentions et moyens des parties
Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.
Faits et procédure
1. Il résulte de l'arrêt attaqué et des pièces soumises à l'examen de la Cour de cassation ce qui suit.
2. [B] [E] a été mise en examen du chef précité et placée en détention provisoire le 1er juin 2023.
3. Le 31 juillet 2025, la chambre de l'instruction, confirmant l'ordonnance du juge d'instruction en date du 28 avril 2025, a rendu un arrêt de mise en accusation de [B] [E] devant la cour d'assises des mineurs.
4. Le procureur général a saisi la chambre de l'instruction aux fins de prolongation exceptionnelle de la détention provisoire de l'intéressée.
Motifs de la décision
Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.
Réponse de la Cour
6. Pour ordonner la prolongation exceptionnelle de la détention provisoire de [B] [E] pour une durée de six mois à compter du 11 août 2026, l'arrêt attaqué énonce notamment que l'encombrement de la juridiction toulousaine, malgré les moyens mis en oeuvre, n'a pas permis de juger l'intéressée dans le délai d'un an prescrit par la loi et que la prolongation exceptionnelle de sa détention pour une durée de six mois, à compter du 11 août 2026, est indispensable pour éviter le renouvellement des faits.
7. En statuant ainsi, la chambre de l'instruction a fait l'exacte application de la décision et du texte visés au moyen pour les motifs qui suivent.
8. D'une part, l'arrêt attaqué a été rendu le 9 juin 2026, soit antérieurement à la date d'abrogation de l'article L. 434-9 du code de la justice pénale des mineurs fixée par le Conseil constitutionnel, dans sa décision QPC n° 2025-1143 du 27 juin 2025, au 1er juillet 2026.
9. D'autre part, conformément au paragraphe 15 de la décision précitée, les mesures prises avant cette date en application de ces dispositions, dont la prolongation exceptionnelle de la détention provisoire prévue par l'article 181, alinéa 9, du code de procédure pénale, ne peuvent être contestées sur le fondement de l'inconstitutionnalité prononcée.
Dispositif
Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.
PAR CES MOTIFS, la Cour :
REJETTE le pourvoi ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre criminelle, et prononcé par le président en son audience publique du seize septembre deux mille vingt-six.
Les textes cités
Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.
Questions fréquentes
Qu’a décidé Cour de cassation dans cette affaire ?
rejet. La juridiction a statué le 16 septembre 2026, sous le numéro 26-83.946.
Cette décision est-elle publique ?
Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.
Puis-je citer cette décision ?
Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 26-83.946. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.