Baux d'habitation - Demande du locataire tendant à être autorisé d'exécuter des travaux ou à faire exécuter des travaux à la charge du bailleur
Baux d'habitationBaux d'habitation - Demande du locataire tendant à être autorisé d'exécuter des travaux ou à faire exécuter des travaux à la charge du bailleurSens de la décisiontel que la source le qualifie
Autres mesures ordonnées en référé
En bref
- Juridiction
- Tribunal judiciaire de Bordeaux
- Décision du
- 4 septembre 2026
- Numéro de rôle
- 26/00372
- Formation
- PPP Référés
- Sections balisées
- 4 sur 4
- Longueur
- 807 mots
Mots-clés
Demander à l’assistant
Faits et procédure
Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.
Du 04 septembre 2026
5AF
SCI/JJG
PPP Référés
N° RG 26/00372 - N° Portalis DBX6-W-B7K-3Q6S
[U], [J] [H]
C/
S.A. DOMOFRANCE
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE BORDEAUX JUGE DES CONTENTIEUX DE LA PROTECTION Pôle protection et proximité [Adresse 1]
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ DU 04 septembre 2026
PRÉSIDENT : M. Daniel GLANDIER,
GREFFIER : Monsieur Jean-Jacques GERAUD,
DEMANDERESSE :
Madame [U], [J] [H] née le 29 Juin 1992 à [Localité 1] [Adresse 2] [Adresse 3] [Localité 2]
Représentée par Me Isabelle BERRIE substituant Me Lola MICHEL, Avocat au barreau de BORDEAUX,
DEFENDERESSE :
S.A. DOMOFRANCE [Adresse 4] [Localité 3]
Représentée par Maître Mathieu RAFFY (SELARL MATHIEU RAFFY - MICHEL PUYBARAUD), avocat au barreau de Bordeaux,
DÉBATS :
Audience publique en date du 12 Juin 2026
Prétentions et moyens des parties
Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.
PROCÉDURE :
Baux d’habitation - Demande du locataire tendant à être autorisé d’exécuter des travaux ou à faire exécuter des travaux à la charge du bailleur en date du 09 Février 2026
Articles 484 et suivants et 834 et suivants du Code de Procédure Civile
QUALIFICATION DE l’ORDONNANCE:
Contradictoire et en premier ressort
EXPOSÉ DU LITIGE
Par acte en date du 14 juin 2024, Mme [U] [H] a fait assigner la SA DOMOFRANCE, son bailleur, à l’audience du 13 septembre 2024 du juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Bordeaux pour faire constater notamment son manquement à l’obligation de délivrance d’un logement décent, sous astreinte, et obtenir sa condamnation à l’indemniser de son préjudice.
Les parties ont sollicité des reports de l’examen de l’affaire afin de négocier un accord.
Par ordonnance du 13 juin 2025, le juge des référés a ordonné la radiation de l’affaire du rôle d’audience.
Selon ses conclusions écrites reçues le 5 février 2026, Mme [U] [H], par l’intermédiaire de son conseil, a demandé la réinscription de l’affaire et l’homologation d’un accord survenu entre les parties.
À l’audience du 12 juin 2026, Mme [U] [H], représentée par avocat, a demandé au juge des contentieux de la protection d’homologuer le protocole transactionnel conclu entre elle et la SA DOMOFRANCE.
La SA DOMOFRANCE, représentée par avocat, s’est associée à ces demandes.
Aucune partie n’ayant produit le protocole, le juge a autorisée la partie demanderesse à le parvenir par note en délibéré avant le 19 juin 2026, celui-ci étant parvenu à la date fixée.
Motifs de la décision
Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.
SUR QUOI
Sur l’homologation du protocole d’accord L’article 1543 du code de procédure civile prévoit que sans préjudice des dispositions de l'article 1546, toute partie souhaitant conférer force exécutoire à une transaction ou à un accord, même non transactionnel, issu d'une conciliation menée par un conciliateur de justice, d'une médiation ou d'une convention de procédure participative peut demander son homologation selon les modalités de la présente section. L’article 1544 du même code précise que le juge n'homologue l'accord des parties que si son objet est licite et s'il ne contrevient pas à l'ordre public. Il ne peut en aucun cas modifier les termes de l'accord qui lui est soumis. L’aricle 1545 indique que l’homologation peut être demandée devant le juge saisi du litige.
L’article 384 du code procédure civile prévoit en outre qu’il appartient au juge de donner force exécutoire à l'acte constatant l'accord des parties, que celui-ci intervienne devant lui ou ait été conclu hors sa présence.
En l’espèce les parties dans le cadre de l’instance ont conclu un protocole d’accord transactionnel dont elles demandent l’homologation.
Cette transaction ressort d’une matière dont les parties ont la libre disposition, elle est régulière en la forme, porte concessions réciproques des parties et n’est pas contraire à l’ordre public. Il convient donc de l’homologuer, un exemplaire de celui-ci étant annexé au présent jugement.
Sur le désistement L’article 384 du code de procédure civile prévoit qu’en dehors des cas où cet effet résulte du jugement, l'instance s'éteint accessoirement à l'action par l'effet de la transaction, de l'acquiescement, du désistement d'action ou, dans les actions non transmissibles, par le décès d'une partie. L'extinction de l'instance est constatée par une décision de dessaisissement.
En l’espèce, en considération de la transaction intervenue, il convient de constater l’extinction de l’instance.
En l’absence de disposition dans le protocole et en application de l’article 399 du code de procédure civile, il y a lieu de dire que la partie demanderesse conservera la charge des dépens, sauf meilleur accord des parties.
Dispositif
Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.
PAR CES MOTIFS
Statuant publiquement par mise à disposition au greffe, par jugement contradictoire, en dernier ressort,
HOMOLOGUE le protocole d’accord transactionnel conclu le 26 novembre 2025 entre Mme [U] [H] et la SA DOMOFRANCE et lui confère force exécutoire ;
CONSTATE le dessaisissement du juge des contentieux de la protection par l’effet de l’extinction d’instance ;
LAISSE les dépens à la charge de la partie demanderesse, sauf meilleur accord des parties ;
DIT que ladite transaction sera annexée au présent jugement.
Ainsi jugé les jour, mois et an susdits.
LE GREFFIER LE JUGE
Les textes cités
Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.
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Questions fréquentes
Qu’a décidé Tribunal judiciaire de Bordeaux dans cette affaire ?
Autres mesures ordonnées en référé. La juridiction a statué le 4 septembre 2026, sous le numéro 26/00372.
Cette décision est-elle publique ?
Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.
Puis-je citer cette décision ?
Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 26/00372. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.