Demande en réparation des dommages causés par un intermédiaire

Contrats d'intermédiaireDemande en réparation des dommages causés par un intermédiaire

Sens de la décisiontel que la source le qualifie

Fait droit à l'ensemble des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur

En bref

Juridiction
Tribunal judiciaire de Coutances
Décision du
3 septembre 2026
Numéro de rôle
26/00038
Formation
CIVIL - 10 000 COUTANCES
Sections balisées
4 sur 4
Longueur
10 mots

Mots-clés

Demander à l’assistant

Faits et procédure

Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.

Cour d’appel de [Localité 1] TRIBUNAL JUDICIAIRE DE [Localité 2] CONTENTIEUX <10 000

AFFAIRE : N° RG 26/00038 - N° Portalis DBY6-W-B7K-EC3F

JUGEMENT RENDU LE 03 Septembre 2026

ENTRE :

Madame [J] [Z] [Adresse 1] [Localité 3] Comparante en personne

ET :

Monsieur [A] [E] [T] [Adresse 2] [Localité 4] Non comparant, ni représenté

COMPOSITION DU TRIBUNAL :

PRESIDENT : Patrick BURNICHON, Magistrat à titre temporaire, statuant à juge unique

GREFFIER : Alexandra MARION, Adjointe administrative faisant fonction de greffier lors des débats et des opérations de mise à disposition de la décision

DEBATS :

Après débats à l’audience du 07 Mai 2026, l’affaire a été mise en délibéré au 03 Septembre 2026 , date à laquelle le jugement suivant a été rendu par mise à disposition au greffe.

Prétentions et moyens des parties

Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.

EXPOSE DU LITIGE

Le véhicule de Madame [J] [Z] de type DACIA [U], immatriculé [Immatriculation 1], a été victime d’un accident matériel de la circulation, le 2 septembre 2024 à [Localité 5] ,alors qu’il était en stationnement.

Le véhicule impliqué est une TOYOTA YARIS immatriculé [Immatriculation 2], appartenant à Monsieur [A] [E].

Les dommages subis par le véhicule en stationnement et percuté par celui appartenant à Monsieur [A] [E] ont été chiffrés, selon rapport d’expertise, à la somme de 4.996,56 €, alors que la valeur vénale du véhicule a été fixée par le même rapport à la somme de 2.500,00 € (rapport ACM IARD SA en date du 3 octobre 2024).

Madame [J] [Z] a tenté plusieurs démarches amiables afin de se voir indemnisée du préjudice subi par Monsieur [A] [E], sans succès.

Des SMS ont été échangés entre la demanderesse et le défendeur.

Devant l’impossibilité d’aboutir à une solution amiable, et une plainte pénale ayant été déposée le 27 novembre 2024, par Madame [J] [Z], cette dernière a déposé une requête reçue au Greffe du Tribunal Judiciaire de COUTANCES, le 20 mars 2026, alors que Madame [J] [Z] demande au Tribunal Judiciaire de condamner Monsieur [A] [E] au paiement de la somme de 2.500,00 € au titre du préjudice subi.

L’affaire a été évoquée lors de l’audience du 7 mai 2026 où Madame [J] [Z], en personne, a repris l’intégralité de ses moyens de droit, de fait et ses demandes et où Monsieur [A] [E], bien que régulièrement convoqué, n’a pas comparu.

***

L’affaire a été mise en délibéré au 03 septembre 2026.

Motifs de la décision

Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.

***

MOTIFS

Aux termes de l’article 472 du Code de Procédure Civile : « Si le défendeur ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond. Le juge ne fait droit à la demande que dans la mesure où il l'estime régulière, recevable et bien fondée. »

Aux termes de l’article 1240 du Code Civil « Tout fait quelconque de l'homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer. »

Aux termes de l’article 1241 du Code Civil : « Chacun est responsable du dommage qu'il a causé non seulement par son fait, mais encore par sa négligence ou par son imprudence. »

Il ressort des pièces communiquées et des débats que Madame [J] [Z] a vu son véhicule RENAULT DACIA [U], immatriculé [Immatriculation 1], accidenté par le véhicule Toyota YARIS [Immatriculation 2], appartenant à Monsieur [A] [E], le 2 septembre 2024 à [Localité 6].

Au vu des éléments communiqués, la responsabilité de Monsieur [A] [E] est totalement engagée, le véhicule de la demanderesse étant en stationnement lors des faits, ayant été percuté par l’arrière par le véhicule conduit par Monsieur [A] [E].

Dans ces conditions Monsieur [A] [E] est tenu à réparer l’intégralité du préjudice subi par la demanderesse.

Il ressort des pièces communiquées que l’implication du véhicule et la responsabilité n’étant pas contestée et Monsieur [A] [E] ne la contestant pas au jour de l’audience, n’ayant pas comparu, le préjudice a été fixé par rapport d’expertise de la compagnie d’assurances de Madame [J] [Z], la valeur vénale du véhicule ayant été fixée à 2.500,00 €.

En effet ,l’état du véhicule était tel que celui-ci n’était pas économiquement réparable et que le montant des réparations dépassait celui de la valeur vénale du véhicule, il y a lieu en conséquence de condamner Monsieur [A] [E] à payer à Madame [J] [Z], la somme de 2.500,00 € au titre du préjudice matériel subi.

Monsieur [A] [E], succombant, sera condamné aux entiers dépens de l’instance conformément aux dispositions de l’article 696 du Code de Procédure Civile

Dispositif

Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.

PAR CES MOTIFS

Le tribunal, statuant par décision mise à disposition au greffe, par jugement réputé contradictoire et en dernier ressort,

CONDAMNE Monsieur [A] [E] à payer à Madame [J] [Z] la somme de 2.500,00 € au titre du préjudice matériel subi CONDAMNE Monsieur [A] [E] aux entiers dépens RAPPELLE le caractère exécutoire de plein droit de la présente décision.

LE GREFFIER LE JUGE

Les textes cités

Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.

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Questions fréquentes

Qu’a décidé Tribunal judiciaire de Coutances dans cette affaire ?

Fait droit à l'ensemble des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur. La juridiction a statué le 3 septembre 2026, sous le numéro 26/00038.

Cette décision est-elle publique ?

Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.

Puis-je citer cette décision ?

Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 26/00038. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.

Source : Cour de cassation, Judilibre, Licence Ouverte 2.0

Le texte affiché est celui publié par la juridiction. Il n’est ni résumé ni reformulé : Acryos n’ajoute que les titres de section et la mise en page.