Demande d'annulation d'une mise en demeure ou d'une contrainte
Protection socialeDemande d'annulation d'une mise en demeure ou d'une contrainteSens de la décisiontel que la source le qualifie
Réouverture des débats
En bref
- Juridiction
- Tribunal judiciaire de Toulouse
- Décision du
- 9 juillet 2026
- Numéro de rôle
- 25/01219
- Formation
- CTX PROTECTION SOCIALE
- Sections balisées
- 4 sur 4
- Longueur
- 566 mots
Mots-clés
Demander à l’assistant
Faits et procédure
Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.
MINUTE : DOSSIER : N° RG 25/01219 - N° Portalis DBX4-W-B7J-UUYU AFFAIRE : FRANCE TRAVAIL OCCITANIE / [D] [I] NAC : 88B
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE TOULOUSE
POLE SOCIAL
JUGEMENT DU 09 JUILLET 2026
COMPOSITION DU TRIBUNAL lors des débats et du délibéré :
Président Christophe THOUY, Juge
Assesseurs Christine GOUEZ, Assesseur Employeur du Régime général Elisabeth LOUEDEC, Collège salarié du régime général
Greffier Véronique GAUCI, lors des débats Véronique MEDIGUE, lors du prononcé
DEMANDERESSE
[1], dont le siège social est sis [Adresse 1]
Représentée par Me Amandine BLANQUET de la société VACARIE & DUVERNEUIL, avocat au barreau de TOULOUSE
DEFENDEUR
Monsieur [D] [I], demeurant [Adresse 2]
Non comparant, ni représenté
DEBATS : en audience publique du 18 Mai 2026
MIS EN DELIBERE au 09 Juillet 2026
JUGEMENT : signé par le président et le greffier et mis à disposition le 09 Juillet 2026
Prétentions et moyens des parties
Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.
EXPOSE DES FAITS ET DE LA PROCEDURE Par requête réceptionnée le 30 juillet 2025, monsieur [D] [I] a saisi le pôle social du tribunal judiciaire de Toulouse de recours d’une opposition à contrainte délivrée le 15 juillet 2025 en vue du recouvrement de la somme de 9.295 ,17 euros relatif à un trop perçu d’allocation chômage lui ayant été versées à tort et par erreur sur la période du 1er octobre 2016 au 08 août 2017. Les parties ont été convoquées à l’audience du 18 mai 2026. [1] régulièrement représentée sollicite in limine litis l’incompétence de la juridiction de céans en application de l’article L. 213-6 du Code de l’organisation judiciaire. Monsieur [D] [I], n’est ni comparant, ni représenté et n’a pas sollicité une dispense de comparution au titre de l’article R. 142-10-4 du Code de la sécurité sociale. L’affaire est mise en délibéré au 09 juillet 2026.
Motifs de la décision
Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.
MOTIFS Sur la nécessité de réouverture du débat par respect de la contradictionAux termes des articles 14 et 16 du Code de procédure civile « Nulle partie ne peut être jugée sans avoir été entendue ou appelée » et « Le juge doit, en toutes circonstances, faire observer et observer lui-même le principe de la contradiction ». Par ailleurs, l’article 444 du même Code dispose que « Le président peut ordonner la réouverture des débats. Il doit le faire chaque fois que les parties n'ont pas été à même de s'expliquer contradictoirement sur les éclaircissements de droit ou de fait qui leur avaient été demandés. En cas de changement survenu dans la composition de la juridiction, il y a lieu de reprendre les débats ». En l’espèce, il s’avère que l’opposant n’a pas été valablement convoqué à la présente audience dans la mesure où la convocation est revenue à la juridiction de céans avec la mention « Pli avisé et non réclamé ». Or, tel que rappelé en amont, en vertu du principe du contradictoire, il est nécessaire que monsieur [D] [I] puisse faire valoir ses moyens et prétentions. Par conséquent, il convient de rouvrir les débats. Les éventuels dépens seront réservés.
Dispositif
Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.
PAR CES MOTIFS Le pôle social du tribunal judiciaire de Toulouse, statuant par jugement réputé contradictoire, en premier ressort, après en avoir délibéré conformément à la loi, ORDONNE la réouverture des débats ; SURSOIT A STATUER sur la présente opposition à contrainte ; RENVOIE l'affaire à l'audience du 14 décembre 2026 à 10 heures au pôle social du tribunal judiciaire de Toulouse - [Adresse 3], le présent jugement valant convocation à l’audience ; RESERVE les dépens. Ainsi fait, jugé et prononcé par mise à disposition au greffe le 09 juillet 2026. LA GREFFIERE LE PRESIDENT
Les textes cités
Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.
Décisions proches
Rapprochées par leur thème, pas par leur contenu : lisez-les avant de conclure.
Demande d'annulation d'une mise en demeure ou d'une contrainte
23/10/2026MOTIFS DE LA DÉCISION Sur le défaut de comparution de Monsieur [J] [F] En application de l'article 468 du code de procédure civile, lorsque le demandeur ne comparaît pas sans motif légitime, le défendeur peut requérir qu'il soit statué au fond, le jugement éta…
Demande d'annulation d'une mise en demeure ou d'une contrainte
23/10/2026MOTIFS Aux termes de l'article 394 du code de procédure civile le demandeur peut, en toute matière, se désister de sa demande en vue de mettre fin à l'instance. Aux termes de l'article 395 du même code le désistement n'est parfait que par l'acceptation du défe…
Demande d'annulation d'une mise en demeure ou d'une contrainte
22/10/2026MOTIFS DE LA DÉCISION Sur la recevabilité de l’opposition à contrainte Aux termes de l'article R. 133-3 du code de la sécurité sociale, si la mise en demeure ou l'avertissement reste sans effet au terme du délai d'un mois à compter de sa notification, les dire…
Demande d'annulation d'une mise en demeure ou d'une contrainte
22/10/2026MOTIFS Sur la recevabilité de l’opposition L’article R.5426-22 du code du travail prévoit que le débiteur peut former opposition par inscription au secrétariat du tribunal d’instance dans le ressort duquel il est domicilié ou par lettre recommandée avec demand…
Questions fréquentes
Qu’a décidé Tribunal judiciaire de Toulouse dans cette affaire ?
Réouverture des débats. La juridiction a statué le 9 juillet 2026, sous le numéro 25/01219.
Cette décision est-elle publique ?
Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.
Puis-je citer cette décision ?
Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 25/01219. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.