Demande de contrôle obligatoire périodique de la nécessité d'une mesure d'hospitalisation complète
Droits attachés à la personneDemande de contrôle obligatoire périodique de la nécessité d'une mesure d'hospitalisation complèteSens de la décisiontel que la source le qualifie
Maintien de la mesure de soins psychiatriques
En bref
- Juridiction
- Tribunal judiciaire d'Avignon
- Décision du
- 6 août 2026
- Numéro de rôle
- 26/00791
- Formation
- Chambre 07 JLD
- Sections balisées
- 3 sur 4
- Longueur
- 543 mots
Mots-clés
Demander à l’assistant
Faits et procédure
Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.
TRIBUNAL JUDICIAIRE D’ AVIGNON
■
cabinet de Mme DELACROIX-ROHART juge des libertés et de la détention
ORDONNANCE EN MATIÈRE D HOSPITALISATION SANS CONSENTEMENT N° MINUTE 2026/ N° RG : N° RG 26/00791 - N° Portalis DB3F-W-B7K-KQNV M. [H] [L]
Nous, Meggan DELACROIX-ROHART, Juge des libertés et de la détention, assisté de Sarah THOMAS, greffier ;
Vu les articles L 3211-1 et suivants, R 3211-1 et suivants du code de la santé publique ;
Vu l’hospitalisation psychiatrique complète dont fait l’objet :
M. [H] [L] né le 10 Mai 1956 à [Localité 1] actuellement domicilié au Centre Hospitalier de [Localité 2] (84) ; assisté de Me SECHI Caroline, avocat commis d’office au Barreau d’Avignon ;
Vu la saisine du Directeur de l’hôpital de [Localité 2] en date du 03 Août 2026 ;
Vu les observations écrites du Parquet ;
Vu les débats à l’audience du 06 Août 2026 tenue dans une salle d’audience spécialement aménagée sur l’emprise de l’établissement d’accueil ;
Après audition du patient et de son avocat ;
Motifs de la décision
Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.
Attendu que M. [H] [L] a été placé sans son consentement sous le régime de l’hospitalisation psychiatrique complète depuis le 28 juillet 2026 à 15h00, à la demande de Madame [G] [N], sa tutrice, dans le cadre d’une procédure d’urgence et sur décision du Directeur du CHS de [Localité 2] en raison d’un effondrement thymique, d’une rupture de soins depuis 5 mois et d’un refus de reprendre les soins, d’un risque de mise en danger de lui même et d’un déni de la pathologie (bipolarité en phase dépressive);
Que son hospitalisation ne peut se poursuivre au-delà du délai de douze jours prévu par l’article L 3211-12-1 du code de la santé publique sans décision du Juge des libertés et de la détention ;
Attendu qu’il résulte des divers certificats médicaux joints à la procédure et notamment de l’avis médical rendu le 03 août 2026 par le docteur [P], psychiatre de l’établissement d’accueil désigné par le directeur, que la poursuite de l’hospitalisation complète de M. [H] [L] est nécessaire compte tenu d’un ralentissement idéo-moteur et d’une dégradation progressive de l’état de l’intéressé, une irritabilité de l’humeur et d’une conscience que partielle des troubles ;
Attendu qu’à l’audience, aucun élément ne permettant de contester cet avis, il s’avère que la mesure d’hospitalisation psychiatrique complète dont fait l’objet M. [H] [L] peut se poursuivre au-delà du délai de douze jours prévu par le texte précité, venant à expiration le 08 août 2026, afin de s’assurer de la bonne évolution de l’intéressé puisque s’il est compliant aux soins, la conscience des troubles reste uniquement partielle; et de veiller à la stabilisation de son état clinique, ce dernier présentant encore une irritabilité de l’humeur, un ralentissement idéo-moteur et une incurie.
Dispositif
Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.
PAR CES MOTIFS
Statuant publiquement par décision susceptible d’appel devant le Premier Président de la Cour d’appel de Nîmes,
DISONS que la mesure d’hospitalisation psychiatrique complète dont fait l’objet M. [H] [L] pourra se poursuivre au-delà du délai de douze jours prévu par l’article L 3211-12-1 du code de la santé publique, venant à expiration le 08 août 2026.
Le 06 Août 2026 à heures
Le greffier Le Juge des libertés et de la détention
Les textes cités
Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.
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Questions fréquentes
Qu’a décidé Tribunal judiciaire d'Avignon dans cette affaire ?
Maintien de la mesure de soins psychiatriques. La juridiction a statué le 6 août 2026, sous le numéro 26/00791.
Cette décision est-elle publique ?
Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.
Puis-je citer cette décision ?
Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 26/00791. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.