Autres demandes en matière de succession
Partage, indivision, successionAutres demandes en matière de successionSens de la décisiontel que la source le qualifie
Fait droit à l'ensemble des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur
En bref
- Juridiction
- Tribunal judiciaire de Paris
- Décision du
- 28 juillet 2026
- Numéro de rôle
- 26/51726
- Formation
- Service des référés
- Sections balisées
- 4 sur 4
- Longueur
- 867 mots
Mots-clés
Demander à l’assistant
Faits et procédure
Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE PARIS
■
N° RG 26/51726 N° Portalis 352J-W-B7K-DCGRA
N° : 5MF/CA
Assignations du : 5 mars 2026
[1]
[1] 2 copies exécutoires délivrées le : +1 copie ADM JUD
JUGEMENT SELON LA
Prétentions et moyens des parties
Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.
PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE AU FOND rendu le 28 juillet 2026
par Maïté Faury, Première vice-présidente adjointe au Tribunal judiciaire de Paris, agissant par délégation du Président du Tribunal,
Assistée de Cloé André, Greffier. DEMANDEUR
Maître [D] [P] en qualité de mandataire successoral à l’effet d’administrer provisoirement la succession immobilière parisienne de [S] [Z] [Adresse 1] [Localité 1]
représenté par Maître Stéphane Dumaine-Martin, avocat au barreau de PARIS - #D0062 - substitué à l’audience
DEFENDEURS
Madame [L] [Z] épouse [Q] [Adresse 2] [Localité 1]
représentée par Maître Valérie Courtois, avocat au barreau de PARIS - #R0129
Monsieur [B] [Z] [Adresse 3] [Adresse 3] ALGERIE
Madame [V] [Z] [Adresse 3] [Adresse 3] [Localité 2] ALGERIE
non représentés
DÉBATS
A l’audience du 2 juillet 2026, tenue publiquement, présidée par Maïté Faury, Première vice-présidente adjointe, assistée de Cloé André, Greffier,
[S] [Z] est décédé le [Date décès 1] 2021 à [Localité 3] (Algérie). Il dépend de sa succession le lot n°10 dépendant de l'immeuble situé [Adresse 4] à [Localité 1].
Par jugement rendu selon la procédure accélérée au fond le 7 septembre 2023, Maître [P], administrateur judiciaire, a été nommé en qualité de mandataire successoral à l'effet d'administrer provisoirement la succession immobilière parisienne de [S] [Z].
Par jugement rendu selon la procédure accélérée au fond le 12 décembre 2024, la mission de Maître [P], ès qualités, a été prorogée pour une durée de dix-huit mois à compter du 7 septembre 2024 et Maître [P], ès qualités, a été autorisé à vendre le lot n°10 de l'état descriptif de division de l'immeuble situé [Adresse 4] à [Localité 1] au prix minimal de 125.000 euros et, à cet effet, à conclure et signer, pour le compte et au nom de la succession immobilière de [S] [Z], tous actes nécessaires à la préparation et à la réalisation de la vente desdits biens et à encaisser le prix de vente, devant servir par priorité à régler le passif.
Par actes de commissaire de justice du 5 mars 2026, Maître [P], ès qualités, a fait assigner selon la procédure accélérée au fond Madame [L] [Z], épouse [Q], Monsieur [B] [Z] et Madame [V] [Z] devant le tribunal judiciaire de Paris et sollicite la prorogation de sa mission pour une période de dix-huit mois, à compter du 7 avril 2026 et de voir statuer ce que de droit quant aux dépens.
A l'audience, Maître [P], ès qualités, représenté par son conseil, maintient sa demande de prorogation et demande à ce qu'elle soit prononcée pour une durée de douze mois.
Par conclusions déposées et modifiées oralement à l'audience, Madame [L] [Z], épouse [Q], sollicite la prorogation de la mission de Maître [P], ès qualités pour une durée de douze mois et la condamnation de tout contestant aux entiers dépens.
Monsieur [B] [Z] et Madame [V] [Z], valablement assignés, n'ont pas constitué avocat.
La décision a été mise en délibéré au 28 juillet 2026.
Motifs de la décision
Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.
MOTIFS
Aux termes de l'article 813-1 du code civil, le juge peut désigner toute personne qualifiée, physique ou morale, en qualité de mandataire successoral, à l'effet d'administrer provisoirement la succession en raison de l'inertie, de la carence ou de la faute d'un ou de plusieurs héritiers dans cette administration, de leur mésentente, d'une opposition d'intérêts entre eux ou de la complexité de la situation successorale. La demande est formée par un héritier, un créancier, toute personne qui assurait, pour le compte de la personne décédée, l'administration de tout ou partie de son patrimoine de son vivant, toute autre personne intéressée ou par le ministère public.
Aux termes de l'article 813-9 du même code, le jugement désignant le mandataire successoral fixe la durée de sa mission ainsi que sa rémunération. A la demande de l'une des personnes mentionnées au deuxième alinéa de l'article 813-1 ou à l'article 814-1, il peut la proroger pour une durée qu'il détermine. La mission cesse de plein droit par l'effet d'une convention d'indivision entre les héritiers ou par la signature de l'acte de partage. Elle cesse également lorsque le juge constate l'exécution complète de la mission confiée au mandataire successoral.
En l'espèce, il ressort de l'acte notarié reçu par Maître [N], notaire, que la vente du bien immobilier dépendant de la succession que Maître [P] ès qualités s'est vu autorisé à vendre selon le jugement rendu selon la procédure accélérée au fond le 12 décembre 2024, a été constatée le 18 mars 2026. Il ressort du relevé de compte de la succession que le prix de vente, soit 140.000 euros, a été payé. Les fonds restant à répartir, il convient de proroger la mission pour une durée de douze mois selon les termes du dispositif ci-après.
Les dépens seront mis à la charge des successions administrées.
L'exécution provisoire est de droit.
Dispositif
Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.
PAR CES MOTIFS
Statuant publiquement selon la procédure accélérée au fond, par mise à disposition au greffe, par jugement réputé contradictoire et en premier ressort,
Proroge pour une durée de 12 mois à compter du 7 mars 2026 la mission de Maître [P], administrateur judiciaire, en qualité de mandataire successoral à l'effet d'administrer provisoirement la succession immobilière parisienne de [S] [Z].
Laisse les dépens à la charge de la succession administrée.
Rappelle que l'exécution provisoire est de droit.
Fait à Paris le 28 juillet 2026
Le Greffier, Le Président,
Cloé André Maïté Faury
Les textes cités
Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.
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Questions fréquentes
Qu’a décidé Tribunal judiciaire de Paris dans cette affaire ?
Fait droit à l'ensemble des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur. La juridiction a statué le 28 juillet 2026, sous le numéro 26/51726.
Cette décision est-elle publique ?
Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.
Puis-je citer cette décision ?
Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 26/51726. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.