Baux d'habitation - Demande tendant à l'exécution des autres obligations du locataire et/ou tendant à faire prononcer la résiliation pour inexécution de ces obligations et ordonner l'expulsion
Baux d'habitationBaux d'habitation - Demande tendant à l'exécution des autres obligations du locataire et/ou tendant à faire prononcer la résiliation pour inexécution de ces obligations et ordonner l'expulsionSens de la décisiontel que la source le qualifie
Constate ou prononce le désistement d'instance et/ou d'action
En bref
- Juridiction
- Tribunal judiciaire de Toulon
- Décision du
- 23 juin 2026
- Numéro de rôle
- 26/00777
- Formation
- REFERES
- Sections balisées
- 4 sur 4
- Longueur
- 754 mots
Mots-clés
Demander à l’assistant
Faits et procédure
Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.
N° RG 26/00777 - N° Portalis DB3E-W-B7K-N2BO
Minute n° 26/
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE TOULON
ORDONNANCE DE REFERE du : 23 Juin 2026
N° RG 26/00777 - N° Portalis DB3E-W-B7K-N2BO
Président : Olivier ISSANCHOU, Vice-Président
Assisté de : Jade DONADEY, Greffier
Entre
DEMANDEURS
Monsieur [Q] [D], né le 25 Octobre 1940 à [Localité 1],
Madame [B] [C] épouse [D], née le 29 Octobre 1941 à [Localité 2],
Tous deux demeurant [Adresse 1]
Tous deux représentés par Maître Mohamed MAHALI, avocat au barreau de TOULON
Et
DEFENDERESSE
Madame [V] [O], demeurant [Adresse 2], et actuellement sis [Adresse 3]
Non comparante, non représentée
Débats :
Après avoir entendu à l’audience du 12 Mai 2026, les parties comparantes ou leurs conseils, le président les a informés que l’affaire était mise en délibéré et que l’ordonnance serait rendue ce jour par mise à disposition au greffe.
Grosse(s) délivrée(s) le : 23-06-2026 à : Me Mohamed MAHALI - 0173 Copie au dossier
Prétentions et moyens des parties
Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.
EXPOSÉ DU LITIGE
Suivant acte sous seing privé du 09 mars 2017, prenant effet le même jour, M. [Q] [D] et Mme [B] [C] épouse [D] ont donné à bail à Mme [V] [O], pour une durée de un an renouvelable par tacite reconduction, un garage situé [Adresse 4] - [Adresse 5] à [Localité 3] moyennant paiement d'un loyer mensuel de 70 euros.
Un commandement de payer visant la clause résolutoire insérée au bail a été délivré le 30 octobre 2025 à la personne de Mme [O] aux fins d'obtenir paiement de la somme en principal de 431,84 euros au titre des loyers impayés.
Par acte de commissaire de justice du 20 mars 2026, M. et Mme [D] ont fait assigner Mme [O] devant le juge des référés du tribunal judiciaire de Toulon afin de voir : - constater la résiliation du bail par l'effet de la clause résolutoire ; - constater que Mme [O] se trouve, depuis le 1er décembre 2025, occupant sans droit ni titre du garage, objet du contrat ; - ordonner l'expulsion immédiate de Mme [O] ainsi que celle de tous occupants de son chef, si nécessaire avec le concours de la force publique et sous astreinte de 10 euros par jour de retard ; - condamner Mme [O], à titre provisionnel, à leur payer : o une provision de 499,06 euros à valoir sur les loyers et charges impayés au 24 février 2026; o une indemnité mensuelle d'occupation égale au montant du dernier loyer augmenté des charges, à compter de la résiliation du bail et jusqu'à libération effective des lieux occupés ; - condamner Mme [O] à leur payer la somme de 913 euros sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile, outre les dépens.
L'affaire a été appelée et retenue à l'audience du 12 mai 2026.
A l'audience, M. et Mme [Q] [D], représentés par leur conseil, ont indiqué se désister de leurs demandes à l'exception de celle relative aux frais irrépétibles.
Citée à comparaître par acte de commissaire de justice du 20 mars 2026 remis à sa personne, Mme [O], n'était ni présente ni représentée.
L'affaire a été retenue et la décision mise en délibéré au 23 juin 2026.
Motifs de la décision
Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.
MOTIFS
Sur le désistement d'instance
Selon l'article 394 du code de procédure civile, le demandeur peut, en toute matière, se désister de sa demande en vue de mettre fin à l'instance.
L'article 395 du même code précise que le désistement est parfait par l'acceptation du défendeur. Toutefois, l'acceptation n'est pas nécessaire si le défendeur n'a présenté aucune défense au fond ou fin de non-recevoir au moment où le demandeur se désiste.
Enfin, selon l'article 398 du même code, le désistement d'instance n'emporte pas renonciation à l'action, mais seulement extinction de l'instance.
En l'espèce, les demandeurs ont indiqué se désister de leurs demandes hormis celle relative aux frais irrépétibles.
La défenderesse n'ayant formé aucune demande, il convient de déclarer le désistement parfait, de constater l'extinction de l'instance et le dessaisissement de la juridiction.
Sur les dépens et les frais irrépétibles
Les demandeurs, qui se désistent de leurs demandes principales, supporteront les dépens de l'instance, conformément aux dispositions de l'article 399 du code de procédure civile.
Par ailleurs, il n'apparaît pas inéquitable de laisser à leur charge les frais irrépétibles par eux exposés.
Dispositif
Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.
PAR CES MOTIFS
Le juge des référés, statuant après débats en audience publique par ordonnance mise à la disposition des parties au greffe, réputée contradictoire et en premier ressort,
DÉCLARE parfait le désistement de M. [Q] [D] et Mme [B] [C] épouse [D] ;
CONSTATE l'extinction de l'instance ;
PRONONCE le dessaisissement de la juridiction ;
CONDAMNE M. [Q] [D] et Mme [B] [C] épouse [D] aux dépens de l'instance ;
DÉBOUTE M. [Q] [D] et Mme [B] [C] épouse [D] de leur demande au titre de l'article 700 du code de procédure civile ;
LA GREFFIERE LE PRESIDENT
Les textes cités
Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.
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Questions fréquentes
Qu’a décidé Tribunal judiciaire de Toulon dans cette affaire ?
Constate ou prononce le désistement d'instance et/ou d'action. La juridiction a statué le 23 juin 2026, sous le numéro 26/00777.
Cette décision est-elle publique ?
Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.
Puis-je citer cette décision ?
Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 26/00777. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.