Autres demandes relatives à la copropriété
Copropriété (II): droits et obligations des copropriétairesAutres demandes relatives à la copropriétéSens de la décisiontel que la source le qualifie
Injonction de rencontre d'un médiateur
En bref
- Juridiction
- Tribunal judiciaire de Paris
- Décision du
- 26 mai 2026
- Numéro de rôle
- 25/09829
- Formation
- 8ème chambre 2ème section
- Sections balisées
- 3 sur 4
- Longueur
- 1 256 mots
Mots-clés
Demander à l’assistant
Prétentions et moyens des parties
Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE [Localité 1] [1]
[1] Copies exécutoires délivrées le :
■
8ème chambre 2ème section
N° RG 25/09829 N° Portalis 352J-W-B7J-DAQ3F
N° MINUTE :
Assignation du : 11 août 2025
Médiation
ORDONNANCE DU JUGE DE LA MISE EN ETAT rendue le 26 mai 2026
DEMANDEURS
Madame [Y] [C] [Adresse 1] [Localité 2]
Monsieur [K] [C] [Adresse 2] [Localité 3]
représentés par Maître Sofia BENAMMAR, avocat au barreau de PARIS, avocat plaidant/postulant, vestiaire #D0459
DEFENDEURS
Le Syndicat des copropriétaires de l’immeuble sis [Adresse 3], représenté par son syndic en exercice, la société JEAN CHARPENTIER - SOPAGI SA [Adresse 4] [Localité 4]
représenté par Maître Marion NAIGEON, avocat au barreau de PARIS, avocat plaidant, vestiaire #G0152
La société JEAN CHARPENTIER- SOPAGI SA, prise en la personne de son représentant légal [Adresse 4] [Localité 4]
représentée par Maître Christine MORIAU, avocat au barreau de PARIS, avocat plaidant/postulant, vestiaire #E1202
MAGISTRAT DE LA MISE EN ETAT
Lucie AUVERGNON, Vice-Présidente assistée de Nathalie NGAMI-LIKIBI, Greffière
ORDONNANCE
Prononcée publiquement par mise à disposition au greffe Contradictoire en premier ressort
Vu les assignations délivrées le 11 août 2025 par Mme [Y] [C] et M. [K] [C] à l’encontre du syndicat des copropriétaires de l’immeuble situé [Adresse 5] à [Localité 5] et de la société Jean Charpentier ;
Vu les messages électroniques adressés par les parties les 13 et 14 avril 2026 ainsi que le 19 mai 2026 , par lesquels elles acceptent la désignation d’un médiateur judiciaire ;
Vu les articles 1534 et suivants du code de procédure civile ;
Motifs de la décision
Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.
SUR CE,
Les parties ont fait connaître leur accord pour la désignation d’un médiateur judiciaire afin de rechercher une solution amiable au conflit qui les oppose.
Il y a lieu dès lors de désigner en qualité de médiateur judiciaire Mme [T] [L], avec la mission ci-après énoncée.
Il est rappelé qu’en application des articles 1535-3 à 1535-5 du code de procédure civile, la médiation ne dessaisit pas le juge qui, dans le cadre du contrôle de la mesure, peut être saisi de toute difficulté et mettre fin à la mission du médiateur à la demande de ce dernier et/ou des parties, ou s’il estime que les circonstances l’imposent.
Le médiateur est désigné pour cinq mois, durée qui pourra être renouvelée une fois pour une durée de trois mois à la demande du médiateur. Le délai commencera à courir à compter du jour où la provision à valoir sur la rémunération du médiateur est versée entre les mains de ce dernier. Il appartient au médiateur ayant accepté la mission de convoquer les parties dans les meilleurs délais.
A l’expiration de sa mission, le médiateur devra informer le tribunal de l'accord intervenu entre les parties ou de l’échec de la mesure.
En cas d’accord, les parties pourront saisir le tribunal d'une demande d'homologation de cet accord par voie judiciaire.
Si dans le cadre de la médiation judiciaire d’une durée maximale de huit mois, les parties ne sont pas parvenues à un accord, elles peuvent convenir de poursuivre les discussions dans le cadre d’une médiation conventionnelle régie par les articles 1536 à 1536-4 du code de procédure civile, pour une durée et suivant des modalités financières qui seront, cette fois, librement convenues entre les parties et le médiateur.
La provision à valoir sur les honoraires du médiateur est fixée à la somme de 1.800 euros, qui devra être versée directement entre les mains du médiateur, au plus tard le 1er août 2026 inclus, suivant la répartition ci-après :
- 600 euros à la charge de Mme [Y] [C] et M. [K] [C], - 600 euros à la charge du syndicat des copropriétaires de l’immeuble situé [Adresse 5] à [Localité 5], - 600 euros à la charge de la société Jean Charpentier,
ou, le cas échéant, par la partie la plus diligente, la carence de l’une des parties pouvant être suppléée par l’autre. A défaut de versement intégral de la provision dans le délai prescrit, la décision est caduque et l’instance se poursuit. Le médiateur devra informer les parties, dès l’acceptation de sa mission, des modalités de versement de la provision et le juge de la mise en état de la date du versement intégral de la provision.
Au terme de sa mission, la rémunération du médiateur sera fixée en accord avec les parties, accord qui pourra être soumis à homologation dans les conditions prévues par les articles 1543 et suivants du code de procédure civile.
A défaut d’accord, il appartiendra au médiateur de présenter une demande de fixation de sa rémunération au juge de la mise en état.
Il est sursis à statuer sur l’ensemble des demandes jusqu’à la fin de la mesure de médiation judiciaire.
PAR CES MOTIFS,
Nous, juge de la mise en état, statuant publiquement et par ordonnance contradictoire, mise à disposition au greffe et non susceptible d’appel,
Désignons en qualité de médiateur : Mme [T] [L] [Adresse 6] Tél : [XXXXXXXX01] Mail : [Courriel 1]
Pour procéder, par voie de médiation entre les parties, à la présentation des points de vue respectifs les parties à la détermination de leurs intérêts ainsi que de leurs besoins et, si possible, à la négociation d’un protocole manifestant l’accord amiable intervenu ;
Disons que pour mener à bien sa mission, le médiateur, connaissance prise du dossier, devra convoquer les parties et leurs conseils dans les meilleurs délais afin dus entendre et leur permettre de trouver une solution amiable au litige qui les oppose,
Disons que le médiateur et/ou les parties devront immédiatement aviser le juge de la mise en état, chargé de contrôler son bon déroulement, de toute difficulté rencontrée dans l’exercice de la mesure de médiation,
Fixons la durée de la médiation à cinq mois à compter du jour où la provision à valoir sur la rémunération du médiateur est intégralement versée entre les mains de ce dernier et dit que la mission pourra être renouvelée une fois, pour une durée de 3 mois, à la demande du médiateur,
Disons qu’à l’expiration de sa mission, le médiateur devra informer le juge de l'accord intervenu entre les parties ou de l’échec de la mesure et présenter une demande de taxation de ses honoraires,
Disons qu’en cas d'accord, les parties pourront saisir le juge aux fins de désistement pour demander l'homologation de cet accord par voie judiciaire,
Disons qu’à défaut d’accord avec les parties sur son montant, le médiateur pourra demander au juge de la mise en état de fixer sa rémunération,
Fixons la provision à valoir sur la rémunération du médiateur à la somme de 1.800 euros (600 euros à la charge de Mme [Y] [C] et M. [K] [C], 600 euros à la charge du syndicat des copropriétaires de l’immeuble situé [Adresse 5] à [Localité 5], 600 euros à la charge de la société Jean Charpentier), qui devra être consignée directement entre les mains du médiateur, au plus tard le 1er août 2026 inclus, ou, le cas échéant, par la partie la plus diligente, la carence de l’une des parties pouvant être suppléée par l’autre,
Disons que faute de versement de la provision dans ce délai impératif, ou demande de prorogation sollicitée en temps utile, la désignation du médiateur sera caduque et de nul effet, sauf pour les parties à solliciter un relevé de caducité, et que l’instance se poursuivra,
Dispositif
Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.
Ordonnons le sursis à statuer sur l’ensemble des demandes jusqu’à la fin de la mesure de médiation judiciaire,
Rappelons que l’affaire sera appelée à l’audience de mise en état du 23 février 2027 à 10 heures pour suivi de la mesure de médiation.
Faite et rendue à [Localité 1] le 26 mai 2026
La Greffière La Juge de la mise en état
Les textes cités
Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.
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Questions fréquentes
Qu’a décidé Tribunal judiciaire de Paris dans cette affaire ?
Injonction de rencontre d'un médiateur. La juridiction a statué le 26 mai 2026, sous le numéro 25/09829.
Cette décision est-elle publique ?
Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.
Puis-je citer cette décision ?
Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 25/09829. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.