Demande tendant à obtenir la livraison de la chose ou à faire sanctionner le défaut de livraison
VenteDemande tendant à obtenir la livraison de la chose ou à faire sanctionner le défaut de livraisonSens de la décisiontel que la source le qualifie
Fait droit à l'ensemble des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur
En bref
- Juridiction
- Tribunal judiciaire de Tulle
- Décision du
- 12 mai 2026
- Numéro de rôle
- 26/00012
- Formation
- Chambre des référés
- Sections balisées
- 4 sur 4
- Longueur
- 1 008 mots
Mots-clés
Demander à l’assistant
Faits et procédure
Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.
MINUTE N° : ORDONNANCE DU : 12 mai 2026 DOSSIER N° : N° RG 26/00012 - N° Portalis 46C2-W-B7K-BGN7 AFFAIRE : [W] [Y] [D] C/ S.A.S. CSC CONSTRUCTION, S.E.L.A.R.L. SELARL [P] et ASSOCIES
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE TULLE
Chambre des référés CIVILE
ORDONNANCE DE REFERE
LE JUGE DES REFERES : Madame WAGUETTE, Présidente
GREFFIER : Madame CRUMEYROLLE
NATAF : 50C Demande tendant à obtenir la livraison de la chose ou à faire sanctionner le défaut de livraison
PARTIES :
DEMANDEUR
Monsieur [W] [Y] [D] né le 28 Décembre 1959 à [Localité 1], demeurant [Adresse 1] représenté par Me François ARMAND, avocat au barreau de TULLE substitué par Me Céline REGY, avocat au barreau de TULLE
DEFENDERESSES
S.A.S. CSC CONSTRUCTION, dont le siège social est sis [Adresse 2]
S.E.L.A.R.L. SELARL [P] et ASSOCIES, dont le siège social est sis [Adresse 3]
représentées par Me Aurélie PINARDON, avocat au barreau de BRIVE substitué par Me Lauranne ETCHEVERRY, avocat au barreau de BRIVE
L’affaire a été appelée à l’audience des référés du 31 mars 2026.
Les parties et leurs avocats dûment entendus en leurs explications et conclusions, l’affaire a été mise en délibéré, pour la décision être rendue par mise à disposition au Greffe le 12 mai 2026.
Prétentions et moyens des parties
Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.
Exposé du litige
Par acte d’huissier en date du 2 février 2026, Monsieur [W] [D] a fait assigner la SAS CSC CONSTRUCTION et la SELARL LGA agissant es qualité de mandataire judiciaire dans la procédure de redressement judiciaire de cette dernière devant le juge des référés du Tribunal Judiciaire de TULLE aux fins de la voir : - CONDAMNER à procéder à la livraison de Ia fuste sur son terrain sis à [Localité 2] conformément au devis n° D2022-09-360 régularisé le 2 avril 2023, ce impérativement le 6 mars 2026 au plus tard et sous astreinte de 100 € par jour de retard à compter de cette date - LA CONDAMNER à lui remettre ses attestations d’assurance sous astreinte de 100 € par jour a compter de la notification de la décision à intervenir, - LA CONDAMNER au paiement d’une indemnité de 3 000 euros sur le fondement de l’article 700 du Code de Procédure Civile ainsi qu’aux dépens.
Par conclusions de son conseil adressées par voie électronique le 9 mars 2026, la la SAS CSC CONSTRUCTION sollicite de : - se voir DONNER ACTE de ce qu’elle s’engage sur le planning de travaux ci-dessous : • Semaine 11 soit le 13 mars, les murs seront finis sur le site de la société CSC • Semaine 12, la charpente sera montée sur le site de CSC, • Semaine 13, les finitions et le démontage seront mis en œuvre sur le site de CSC • 30 mars, le remontage chez Monsieur [D] pourra débuter jusqu’au 15 avril. - ACCORDER par suite, un délai au 30 avril prochain à la société CSC CONSTRUCTION pour finir le montage de la fuste de bois ; En conséquence, - JUGER n’y avoir lieu à astreinte à compter du 6 mars 2026 ; - DONNER ACTE de la production de l’attestation d’assurance de la société pour les années 2024/2025/2026 ; - DEBOUTER Monsieur [D] de sa demande à hauteur de 3 000 euros au titre de l’article 700, à tout le moins la rapporter à de plus justes proportions ;
Motifs de la décision
Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.
SUR CE
- sur la demande de réalisation des travaux sous astreinte
En vertu des dispositions de l’article 834 du Code de Procédure Civile, en cas d’urgence le Juge des référés peut ordonner toute mesure qui ne se heurte à aucune contestation sérieuse ou que justifie l’existence d’un différend. Il ressort des pièces versées que, par devis signé le 2 avril 2023, Monsieur [W] [D] a commandé à la SAS CSC CONSTRUCTION des travaux de construction d’une maison d’habitation en bois, étant précisé qu’il ressort des échanges écrits entre les parties que la fuste devait être livrée courant juillet 2024.
Suite à la non-exécution des travaux dans ce délai, Monsieur [D] a fait délivrer à la défenderesse, le 20 août 2025, par l’intermédiaire de son avocat, une mise en demeure à la suite de laquelle, le gérant de la SAS CSC CONSTRUCTION a indiqué que la livraison interviendrait fin octobre.
Or à la date de l’audience devant le juge des référés, soit le 31 mars 2026, la défenderesse ne s’est pas exécutée, proposant d’effectuer les travaux entre le 13 mars et le 30 avril.
Aucune des parties n’ayant justifié ou indiqué en cours de délibéré que les travaux avaient été exécutés, il conviendra de condamner la SAS CSC CONSTRUCTION à y procéder dans un délai de 30 jours à compter de la signification de la présente ordonnance puis sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
- sur la demande de communication des attestations d’assurance
La défenderesse ayant communiqué les attestations d’assurance sollicitées dans le cadre de ses conclusions du 9 mars 2026, il conviendra de constater que la demande de ce chef est devenue sans objet.
- sur les dépens et frais irrépétibles
L’article 696 du Code de procédure civile énonce que la partie perdante est condamnée aux dépens.
En l'espèce, la SAS CSC CONSTRUCTION qui succombe sera condamnée aux dépens.
En outre il conviendra de la condamner à verser à Monsieur [W] [D] la somme de 1 500 euros sur le fondement de l’article 700 du Code de Procédure Civile.
PAR CES MOTIFS
Nous Juge des référés statuant publiquement par ordonnance mise à disposition au greffe contradictoire et en premier ressort :
CONDAMNONS la SAS CSC CONSTRUCTION à procéder à la livraison de Ia fuste sur le terrain de Monsieur [W] [D] sis à [Localité 2] conformément au devis n° D2022-09-360 régularisé le 2 avril 2023, dans un délai de 30 jours à compter de la signification de la présente ordonnance puis sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
Dispositif
Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.
CONSTATONS que la demande de communication des attestations d’assurance est devenue sans objet ;
CONDAMNONS la SAS CSC CONSTRUCTION aux dépens ;
LA CONDAMNONS à verser à Monsieur [W] [D] la somme de 1 500 euros sur le fondement de l’article 700 du Code de Procédure Civile.
Et avons signé la minute de la présente ordonnance avec le greffier
Le Greffier Le Juge
Cécile CRUMEYROLLE Marie-Sophie WAGUETTE
Les textes cités
Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.
Décisions proches
Rapprochées par leur thème, pas par leur contenu : lisez-les avant de conclure.
Demande tendant à obtenir la livraison de la chose ou à faire sanctionner le défaut de livraison
23/10/2026MOTIVATION Sur la demande de délivrance et de restitution des objets publicitaires Aux termes de l'article 1353 du Code civil, " celui qui réclame l'exécution d'une obligation doit la prouver. Réciproquement, celui qui se prétend libéré doit justifier le paiem…
Demande tendant à obtenir la livraison de la chose ou à faire sanctionner le défaut de livraison
22/10/2026MOTIFS DE LA DECISION La SCI LOUGALIMMO expose avoir acquis des consorts [VK] par acte notarié du 11 mars 2019 une propriété bâtie comprenant une maison à usage d’habitation et un terrain en nature de jardin située [Adresse 1], cadastrée sous les numéros de se…
Demande tendant à obtenir la livraison de la chose ou à faire sanctionner le défaut de livraison
21/10/2026SUR QUOI Il résulte des dispositions de l’article 834 du code de procédure civile, que dans tous les cas d'urgence, le président du tribunal judiciaire ou le juge des contentieux de la protection dans les limites de sa compétence, peuvent ordonner en référé to…
Demande tendant à obtenir la livraison de la chose ou à faire sanctionner le défaut de livraison
20/10/2026SUR QUOI, NOUS, JUGE DES RÉFÉRÉS, Sur la demande principale L'article 834 du code de procédure civile dispose que dans tous les cas d'urgence, le juge des référés peut ordonner en référé toutes les mesures qui ne se heurtent à aucune contestation sérieuse ou q…
Questions fréquentes
Qu’a décidé Tribunal judiciaire de Tulle dans cette affaire ?
Fait droit à l'ensemble des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur. La juridiction a statué le 12 mai 2026, sous le numéro 26/00012.
Cette décision est-elle publique ?
Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.
Puis-je citer cette décision ?
Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 26/00012. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.