Demande d'annulation d'une mise en demeure ou d'une contrainte
Protection socialeDemande d'annulation d'une mise en demeure ou d'une contrainteSens de la décisiontel que la source le qualifie
Fait droit à l'ensemble des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur
En bref
- Juridiction
- Tribunal judiciaire de Saint-Denis de La Réunion
- Décision du
- 6 mai 2026
- Numéro de rôle
- 24/00194
- Formation
- CTX PROTECTION SOCIALE
- Sections balisées
- 4 sur 4
- Longueur
- 816 mots
Mots-clés
Demander à l’assistant
Faits et procédure
Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.
REPUBLIQUE FRANÇAISE AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE SAINT-DENIS DE [Localité 1]
POLE SOCIAL
N° RG 24/00194 - N° Portalis DB3Z-W-B7I-GULB
N° MINUTE 26/00378
JUGEMENT DU 06 MAI 2026
EN DEMANDE
CAISSE GENERALE DE SECURITE SOCIALE DE [Localité 1] Pôle Expertise Juridique Recouvrement [Adresse 1] [Localité 2]
représentée par Mme [H] [S], Agent audiencier
EN DEFENSE
Monsieur [L] [G] [Adresse 2] [Localité 3]
représenté par Maître François DANDRADE de la SELARL JURIS CONSEIL ENTREPRISES , avocats au barreau de SAINT-DENIS-DE-LA-REUNION
COMPOSITION DU TRIBUNAL
Lors des débats en audience publique du 04 Mars 2026
Président : Madame DUFOURD Nathalie, Vice-présidente Assesseur : Madame ABODI Maryse, Représentant les employeurs et indépendants Assesseur : Monsieur PAYET Bruno, Représentant les salariés
assistés par Madame BERAUD Marie-Andrée, Greffière
Le tribunal, après en avoir délibéré conformément à la loi, a statué en ces termes :
Formule exécutoire délivrée le : à :
Copie certifiée conforme délivrée aux parties le :
Prétentions et moyens des parties
Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.
EXPOSE DU LITIGE :
Vu l’opposition formée le 20 février 2024 devant ce tribunal par Monsieur [L] [G] à la contrainte émise le 11 janvier 2024 et signifiée le 6 février 2024 par la caisse générale de sécurité sociale de La Réunion pour le recouvrement de la somme de 8.816 euros au titre des cotisations et contributions sociales personnelles du travailleur indépendant, et majorations de retard, de la régularisation 2020, 1er et 4ème trimestres 2020, 4 trimestres 2021 et 2022 ;
Vu l’audience du 4 mars 2026, à laquelle la caisse et l’opposant se sont référés, respectivement, à leurs écritures, datées du 8 juillet 2025, aux fins essentiellement de validation de la contrainte pour son entier montant, et courrier d’opposition ; la décision ayant été à l’issue des débats mise en délibéré au 6 mai 2026 ;
Motifs de la décision
Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.
MOTIFS DE LA DECISION :
Sur la recevabilité de l’opposition :
La recevabilité de l’opposition n’est pas discutée et il ne ressort pas du dossier l’existence d’une fin de non-recevoir d’ordre public.
Sur le bien-fondé de l’opposition :
Suivant une jurisprudence constante, il appartient à l’opposant de rapporter la preuve du caractère infondé de la créance faisant l’objet de la contrainte (Cass. Civ. 2, 26 mai 2016, n° 14-29.358).
En l’espèce, l’opposition est uniquement motivée, au visa de l’article L. 244-3 du code de la sécurité sociale, par la prescription des cotisations en litige.
La caisse conclut au rejet de ce moyen de défense en expliquant notamment que la mise en demeure support de la contrainte a été réceptionnée avant l’expiration du délai de prescription de l’article L. 244-3 du code de la sécurité sociale, et que la contrainte a ensuite été signifiée avant l’expiration du délai de prescription de l’action civile en recouvrement de l’article L. 244-8-1 du même code.
La position de la caisse ne peut qu’être confirmée par le tribunal, s’agissant d’une application non contestable des articles L. 244-2, L. 244-3 et L. 244-8-1 du code de la sécurité sociale, dès lors que la mise en demeure préalable, prévue par le premier de ces articles et produite aux débats avec l’avis de réception, a été notifiée au redevable le 6 février 2023, soit avant la date d’arrivée du délai triennal de prescription imposé par le deuxième de ces articles (le 30 juin 2024 pour les plus anciennes des cotisations), et que la contrainte a à l’évidence été signifiée bien avant l’expiration du délai triennal de prescription imposé par le dernier de ces articles.
Par suite, le moyen tiré de la prescription des cotisations en litige sera rejeté.
Aucun autre motif d’opposition n’est avancé.
En conséquence, la contrainte sera validée pour son entier montant.
Sur les dépens :
Monsieur [L] [G] succombant, il sera condamné aux dépens de l’instance, incluant les frais de signification de la contrainte, en application de l'article R. 133-6 du code de la sécurité sociale.
Dispositif
Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.
PAR CES MOTIFS :
Le tribunal judiciaire de Saint-Denis de La Réunion, statuant publiquement par jugement contradictoire et rendu en premier ressort, mis à disposition au greffe,
DECLARE Monsieur [L] [G] recevable en son opposition à la contrainte émise le 11 janvier 2024 et signifiée le 6 février 2024 par la caisse générale de sécurité sociale de [Localité 1] pour le recouvrement de la somme de 8.816 euros au titre des cotisations et contributions sociales personnelles du travailleur indépendant, et majorations de retard, de la régularisation 2020, 1er et 4ème trimestres 2020, 4 trimestres 2021 et 2022 ;
JUGE l’opposition non-fondée ;
CONDAMNE Monsieur [L] [G] à payer à la caisse générale de sécurité sociale de [Localité 1] la somme de 8.816 euros, outre la somme de 88,46 euros au titre des frais de signification de la contrainte ;
CONDAMNE Monsieur [L] [G] aux dépens de l'instance;
RAPPELLE que l’exécution provisoire est de droit.
Ainsi jugé et prononcé par mise à disposition du jugement au greffe du pôle social du tribunal judiciaire de Saint-Denis de La Réunion, le 6 mai 2026, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l’article 450 du code de procédure civile, la minute étant signée par la présidente et la greffière.
La greffière, La présidente,
Les textes cités
Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.
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Questions fréquentes
Qu’a décidé Tribunal judiciaire de Saint-Denis de La Réunion dans cette affaire ?
Fait droit à l'ensemble des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur. La juridiction a statué le 6 mai 2026, sous le numéro 24/00194.
Cette décision est-elle publique ?
Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.
Puis-je citer cette décision ?
Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 24/00194. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.