Demande d'expulsion et/ou d'indemnités dirigée contre les occupants des lieux

Propriété et possession immobilièresDemande d'expulsion et/ou d'indemnités dirigée contre les occupants des lieux

Sens de la décisiontel que la source le qualifie

Fait droit à une partie des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur

En bref

Juridiction
Tribunal judiciaire d'Ajaccio
Décision du
28 avril 2026
Numéro de rôle
25/00187
Formation
Chambre des référés
Sections balisées
4 sur 4
Longueur
824 mots

Mots-clés

Demander à l’assistant

Faits et procédure

Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.

TRIBUNAL JUDICIAIRE D’AJACCIO

N° RG 25/00187 - N° Portalis DBXH-W-B7J-DE77 NAC : 70C

ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ DU 28 AVRIL 2026

MAGISTRAT : Julien DEGUINE, Vice-Président

GREFFIER : Valentine LARIVIERE

Débats à l’audience publique du : 24 mars 2026

Entre

S.C.I. [Localité 1] PLAGE société immatriculée au RCS d’[Localité 2] sous le n°321 548 513, dont le siège social se sistue [Adresse 1] poursuite et diligences de son représentant légal en exercice Représentée par Maître Angelise MAINETTI, avocat au barreau D’AJACCIO

D’une part

Et

Monsieur [O] [Q], demeurant [Adresse 2] Bénéficiaire de l’aide juridicitionnelle totale en date d’une décision n°C-2A004-2025-001048 rendue par le bureau d’aide juridictionnelle d’[Localité 2] le 01 septembre 2025 Représenté par Maître Morgane DE PERETTI, avocat au barreau d’AJACCIO

D’autre part

Prétentions et moyens des parties

Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.

EXPOSE DU LITIGE

La SCI [Localité 1] Plage est propriétaire à Porticcio d’un centre commercial implanté sur des parcelles cadastrées A [Cadastre 1], [Cadastre 2], et [Cadastre 3].

Se plaignant de l’occupation de sa parcelle par le stand d’un marchand ambulant, Monsieur [Q] [O], la SCI [Localité 1] Plage a fait assigner ce dernier afin d’obtenir le retrait sous astreinte de ses installations.

Aux termes de ses conclusions, auxquelles elle se réfère à l’audience du 24 mars 2026, la SCI [Localité 1] demande au juge des référés de : - Faire interdiction à Monsieur [Q] [O] d’installer, de nouveau, son stand à tout endroit du centre commercial [Localité 1] Plage, - Assortir cette interdiction d’une astreinte de 1.000 euros par infraction constatée à compter de la signification de la décision à intervenir, - Condamner Monsieur [Q] [O] à supporter les frais d’intervention d’un commissaire de justice nécessaire à la constatation des infractions à cette interdiction, - Débouter Monsieur [Q] [O] de toutes ses demandes, fins et conclusions, - Condamner Monsieur [S] [O] à lui payer une indemnité de 3000 euros, soit 3.600 euros ttc, en application de l’article 700 du code de procédure civile.

Monsieur [Q] [O] demande au juge des référés de : A titre principal : - Rejeter les demandes, moyens et conclusions formulés par la SCI [Localité 1] Plage, A titre subsidiaire : - Limiter le montant des astreintes à un niveau raisonnable et proportionné, non susceptible de mettre en situation financière irrécupérable le défendeur, En tout état de cause, - Débouter la SCI [Localité 1] PLAGE de sa demande en application de l’article 700 du code de procédure civile, - et la condamner à lui payer une indemnité de 1500 euros en application de l’article 700 du code de procédure civile, dont distraction au profit de Me Morgane DE PERETTI.

La décision a été mise en délibéré au 14 avril 2026 et prorogé au 28 avril 2026.

Motifs de la décision

Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.

SUR CE,

Attendu que l’article 835 du code de procédure civile autorise le juge des référés, même en présence d’une contestation sérieuse, à prescrire les mesures conservatoires ou de remise en état qui s’imposent, soit pour prévenir un dommage imminent, soit pour faire cesser un trouble manifestement illicite ;

Attendu que la SCI [Localité 1] Plage justifie de la propriété du terrain litigieux, et par une photographie, de l’installation d’un stand sur son parking ; que Monsieur [Q] [O], qui se prévaut de la régularité administrative de son activité commerciale, laquelle est sans rapport avec le présent litige, et ne lui confère aucun droit d’occupation sur la propriété d’autrui, ne conteste pas avoir établi cette installation ; que la SCI [Localité 1] Plage justifie lui en avoir demandé le retrait au défendeur, sans succès ;

Que du seul fait de l’atteinte à sa propriété, qui suffit à caractériser un trouble manifestement illicite, les griefs de la SCI [Localité 1] Plage sont suffisamment établis, peu important l’absence d’urgence, laquelle n’est pas requise par le texte précité ;

Attendu qu’il y aura lieu par conséquent d’ordonner le retrait des installations contestées sous astreinte, et d’interdire à Monsieur [Q] [O] de les réimplanter ;

Attendu que, compte tenu de la solution du litige, il appartient à Monsieur [Q] [O] de prendre à sa charge les frais que la SCI [Localité 1] Plage a dû exposer pour les besoins de son action en justice, qui ne sont pas compris dans les dépens ; qu’il sera condamné à lui payer une indemnité de 450 euros en application de l’article 700 du code de procédure civile ;

Dispositif

Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.

PAR CES MOTIFS

Statuant publiquement par mise à disposition au greffe, par ordonnance contradictoire, et en premier ressort,

Faisons interdiction à Monsieur [Q] [O] d’installer tout stand de commerce sur la parcelle A [Cadastre 3], lieudit [Localité 1], à [Localité 3], et ce sous astreinte de 500 euros par infraction à compter de la signification de la présente ordonnance,

Nous réservons la liquidation de l’astreinte,

Condamnons Monsieur [Q] [O] à payer à la SCI [Localité 1] PLAGE une indemnité de 450 euros en application de l’article 700 du code de procédure civile,

Rejetons toutes demandes plus amples ou contraires,

Rappelons que la présente ordonnance est exécutoire de droit à titre provisoire,

Condamnons Monsieur [Q] [O] aux dépens de l’instance.

Le Greffier Le Juge

Les textes cités

Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.

Décisions proches

Rapprochées par leur thème, pas par leur contenu : lisez-les avant de conclure.

Demande d'expulsion et/ou d'indemnités dirigée contre les occupants des lieux

29/10/2026
Tribunal judiciaire de Lyon · 26/01836

MOTIFS Sur la nullité de l’assignation L’article 117 du code de procédure civile dispose que constituent des irrégularités de fond affectant la validité de l'acte : - Le défaut de capacité d'ester en justice ; - Le défaut de pouvoir d'une partie ou d'une perso…

Propriété et possession immobilièresDemande d'expulsion et/ou d'indemnités dirigée contre les occupants des lieux

Demande d'expulsion et/ou d'indemnités dirigée contre les occupants des lieux

23/10/2026
Tribunal judiciaire de Dax · 26/00313

SUR CE : sur la forme : Plusieurs difficultés apparaissent dans la procédure : - les modalités de remise de l’assignation : le commissaire indique au titre des éléments lui ayant permis de verifier la certitude du domicile : “personne faisant partie du squat” …

Propriété et possession immobilièresDemande d'expulsion et/ou d'indemnités dirigée contre les occupants des lieux

Demande d'expulsion et/ou d'indemnités dirigée contre les occupants des lieux

23/10/2026
Tribunal judiciaire de Marseille · 26/02237

SUR QUOI, NOUS, JUGE DES RÉFÉRÉS, Sur la demande principale L’article 835 du code de procédure civile dispose que le juge des référés peut toujours même en présence d’une contestation sérieuse prescrire en référé les mesures conservatoires ou de remise en état…

Propriété et possession immobilièresDemande d'expulsion et/ou d'indemnités dirigée contre les occupants des lieux

Demande d'expulsion et/ou d'indemnités dirigée contre les occupants des lieux

22/10/2026
Tribunal judiciaire de Thionville · 22/01794

ATTENDU QUE par requête en date du 15 octobre 2026 reçue au courrier du greffe de la chambre civile le 16 octobre 2026, Maître Virginie EICHER-BARTHELEMY sollicite le rabat de l’ordonnance de clôture rendue le 12 octobre 2026 et la réouverture des débats ; ATT…

Propriété et possession immobilièresDemande d'expulsion et/ou d'indemnités dirigée contre les occupants des lieux

Questions fréquentes

Qu’a décidé Tribunal judiciaire d'Ajaccio dans cette affaire ?

Fait droit à une partie des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur. La juridiction a statué le 28 avril 2026, sous le numéro 25/00187.

Cette décision est-elle publique ?

Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.

Puis-je citer cette décision ?

Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 25/00187. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.

Source : Cour de cassation, Judilibre, Licence Ouverte 2.0

Le texte affiché est celui publié par la juridiction. Il n’est ni résumé ni reformulé : Acryos n’ajoute que les titres de section et la mise en page.