Demande en réparation des dommages causés par des véhicules terrestres sans moteur

Dommages causés par des véhiculesDemande en réparation des dommages causés par des véhicules terrestres sans moteur

Sens de la décisiontel que la source le qualifie

MEE - incident

En bref

Juridiction
Tribunal judiciaire de Privas
Décision du
7 mai 2026
Numéro de rôle
24/02961
Formation
1ere CHAMBRE
Sections balisées
3 sur 4
Longueur
838 mots

Mots-clés

Demander à l’assistant

Prétentions et moyens des parties

Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.

TRIBUNAL JUDICIAIRE DE PRIVAS 1ERE CHAMBRE

ORDONNANCE DU JUGE DE LA MISE EN ETAT DU 07 Mai 2026

MINUTE N° : DOSSIER: N° RG 24/02961 - N° Portalis DBWS-W-B7I-EIHF

Exp : Me Vanessa DOUX la SCP DURRLEMAN & COLAS la SELARL GOUYET POMMARET - ORARD Me Elodie RIGAUD

Rendue par Guillaume RENOULT-DJAZIRI, juge de la mise en état, assisté de Audrey GUILLOT, greffier lors du prononcé de la décision ;

Dans la procédure :

ENTRE :

Monsieur [T] [J] [Adresse 1] [Localité 1]

représenté par Me Vanessa DOUX, avocat au barreau d’ARDECHE, postulant et par Me Serge ALMODOVAR, avocat au barreau de la DROME, plaidant

DEMANDEUR

ET :

S.A. PACIFICA [Adresse 2] [Localité 2]

représentée par la SCP DURRLEMAN & COLAS, avocats au barreau d’ARDECHE

[Etablissement 1] [Adresse 3] [Localité 3]

représentée par Me Elodie RIGAUD, avocat au barreau de NIMES

CPAM DE L’ARDECHE [Adresse 4] [Localité 4]

représentée par la SELARL GOUYET POMMARET - ORARD, avocats au barreau d’ARDECHE

DÉFENDERESSES

Après débats à l'audience d’incident du 02 Avril 2026 , Après mise en délibéré au 07 Mai 2026,

Le 23 août 2023, alors qu’il circulait à vélo sur la voie publique, Monsieur [T] [P] [J], assuré auprès de la MAIF, a été victime d’un accident de la circulation, percuté par un autre cycliste qu’il dépassait, Monsieur [D] [J] (assuré auprès de la compagnie Pacifica en tant que mineur représenté par son père [M] [J]). Pris en charge par les services de secours, il a été hospitalisé au [Etablissement 1]. Examiné par la suite par le Dr [O], celui-ci indiquait que les soins prodigués avaient pu participer aux dommages subis. Par assignation en date du 10 octobre 2024, Monsieur [T] [P] [J] a saisi le tribunal judiciaire de Privas à l’encontre de la société Pacifica, du groupement hospitalier et de la CPAM en indemnisation de son préjudice, dirigeant ses demandes exclusivement à l’encontre de la société Pacifica. Par conclusions d’incident notifiées le 18 décembre 2025, le groupement hospitalier sollicite : L’incompétence de la juridiction judiciaire pour se prononcer sur le contentieux du groupement hospitalierDéclarer nulle l’assignationCondamner le demandeur à lui verser 2.000 euros au titre des frais irrépétibles outre les entiers dépensIl explique que seul le juge administratif peut se prononcer à son encontre et qu’en tout état de cause, l’assignation doit être annulée pour ne comporter aucune demande à son encontre. Dans ses dernières conclusions notifiées le 28 novembre 2025, Monsieur [T] [P] [J] sollicite le rejet de ces demandes, expliquant qu’il ne s’agit que d’une intervention pour rendre le jugement commun et opposable au groupement hospitalier, en cas de litige futur. L’incident a été entendu à l’audience du 2 avril 2026 et la décision mise en délibéré au 7 mai 2026.

Motifs de la décision

Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.

MOTIFS

Aux termes de l’article 331 du code de procédure civile : « Un tiers peut être mis en cause aux fins de condamnation par toute partie qui est en droit d'agir contre lui à titre principal. Il peut également être mis en cause par la partie qui y a intérêt afin de lui rendre commun le jugement. Le tiers doit être appelé en temps utile pour faire valoir sa défense. »

Il résulte de cet article que les conditions diffèrent selon que la partie sollicite une garantie du tiers appelé ou une simple opposabilité du jugement. Dans le premier cas, elle doit démontrer un droit d’agir à son encontre alors que dans le second, elle doit faire valoir un simple intérêt. En l’espèce, Monsieur [T] [P] [J] ne formule pas de demande à l’encontre du groupement hospitalier et indique qu’il l’a appelé en la cause « par suite de l’évocation d’une possible responsabilité par le médecin expert ». En l’absence de demande contre le groupement hospitalier, il ne s’agit pas d’une mise en cause aux fins de condamnation qui aurait nécessité l’examen du droit d’agir contre l’hôpital mais une mise en cause pour rendre commun le jugement, qui nécessite la démonstration d’un intérêt. L’intérêt expliqué par le demandeur est préventif, pour se prémunir d’un éventuel partage de responsabilité. Sans qu’il ne soit besoin d’envisager le droit d’agir contre l’hôpital et par la démonstration d’un intérêt, Monsieur [T] [P] [J] pouvait assigner en intervention forcée le groupement hospitalier sans présenter de demande à leur encontre. Si son assignation ne mentionnait pas cette unique volonté de rendre commun et opposable la décision, les nouvelles conclusions ont précisé les demandes de Monsieur [T] [P] [J] et l’assignation n’encourt pas de nullité. En l’absence de demande formée contre l’hôpital, l’incompétence soulevée par le groupement hospitalier n’a pas à être étudié. Les demandes du groupement hospitalier seront rejetées.

Dispositif

Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.

PAR CES MOTIFS Nous, juge de la mise en état, statuant par ordonnance contradictoire susceptible de recours dans les conditions prévues par l’article 795 du code de procédure civile, REJETONS les demandes du [Etablissement 1], RENVOYONS l’affaire à l’audience de mise en état du 17 septembre 2026 pour conclusions des parties.

Le greffier Le juge de la mise en état

Les textes cités

Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.

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Questions fréquentes

Qu’a décidé Tribunal judiciaire de Privas dans cette affaire ?

MEE - incident. La juridiction a statué le 7 mai 2026, sous le numéro 24/02961.

Cette décision est-elle publique ?

Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.

Puis-je citer cette décision ?

Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 24/02961. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.

Source : Cour de cassation, Judilibre, Licence Ouverte 2.0

Le texte affiché est celui publié par la juridiction. Il n’est ni résumé ni reformulé : Acryos n’ajoute que les titres de section et la mise en page.