Contestation de la légalité de l'arrêté de placement en rétention par l'étranger
Droits attachés à la personneContestation de la légalité de l'arrêté de placement en rétention par l'étrangerSens de la décisiontel que la source le qualifie
Mainlevée de la mesure de rétention administrative
En bref
- Juridiction
- Tribunal judiciaire de Bordeaux
- Décision du
- 13 avril 2026
- Numéro de rôle
- 26/02969
- Formation
- Service des Etrangers
- Sections balisées
- 3 sur 4
- Longueur
- 633 mots
Mots-clés
Demander à l’assistant
Prétentions et moyens des parties
Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.
TJ BORDEAUX - Juge (rétentions administratives) RG N° RG 26/02969 - N° Portalis DBX6-W-B7K-3UOX Page
COUR D’APPEL DE BORDEAUX TRIBUNAL JUDICIAIRE DE BORDEAUX
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Cabinet de SZEWCZYK Dossier n° N° RG 26/02969 - N° Portalis DBX6-W-B7K-3UOX
ORDONNANCE STATUANT SUR UNE DEMANDE DE MISE EN LIBERTE Article L 742-8, R 742-2, R 743-2, L 743-18 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile
Nous, Florent SZEWCZYK, magistrat du siège au tribunal judiciaire de BORDEAUX, assisté de Jennifer LOURSEAU, greffier ;
Vu les articles R.743-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) ;
Vu la décision de placement en rétention administrative prise le 10 avril 2026 par le préfet de Gironde ;
Vu la requête de M. [M] [Y] [U] [N] en date du 10 Avril 2026, reçue et enregistrée le 10 Avril 2026 à 12h36 tendant à ce qu’il soit mis fin à sa rétention dans les locaux ne relevant pas de l’administration pénitentiaire ;
Vu l’extrait individualisé du registre prévu à l’article L 744-2 du CESEDA émargé par l’intéressé ;
PARTIES
AUTORITE ADMINISTRATIVE QUI A ORDONNE LE PLACEMENT EN RETENTION :
LA PRÉFECTURE DE LA GIRONDE
PERSONNE RETENUE
M. [M] [Y] [U] [N] né le né le 18 Septembre 1976 à BUENAVENTURA de nationalité Colombienne préalablement avisé, représenté par Me Pierre LANNE, avocat au barreau de BORDEAUX,
Motifs de la décision
Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.
MOTIFS DE LA DÉCISION Une obligation de quitter le territoire français a été notifiée par le préfet de Gironde à M. [M] [Y] [U] [N] le 23 mai 2024 notifiée ce jour à 18 heures ave une interdiction de retour pendant 2 ans ;
Par décision en date du 17 mars 2026 notifiée, l’autorité administrative a ordonné le placement de Monsieur [M] [Y] [U] [N] en rétention dans les locaux ne relevant pas de l’administration pénitentiaire à compter de ce jour ;
Par ordonnance du 25 mars 2026, le conseiller délégué par la 1ère Présidente de la Cour d’appel de Bordeaux a confirmé l’ordonnance du Juge du tribunal judiciaire de Bordeaux du 22 mars 2026 autorisant la prolongation de la rétention administrative de l’intéressé pour 26 jours ;
Par requête en date du 10 Avril 2026, reçue le 10 Avril 2026 à , M. [M] [Y] [U] [N] nous a saisi aux fins de voir ordonner qu’il soit mis à fin à sa rétention dans les locaux ne relevant pas de l’administration pénitentiaire ;
RECEVABILITE DE LA REQUETE :
la requête de M. [M] [Y] [U] [N] est motivée, datée, signée et accompagnée de toutes les pièces justificatives ainsi la requête est recevable.
RÉGULARITÉ DE LA RETENTION
L’intéressé conteste à nouveau la régularité de son placement au centre de rétention administratif ce qui a été validé tant par le 1er Juge que la Cour d’appel de Bordeaux et par ailleurs M. [M] [Y] [U] [N] a pris un premier vol pour Paris le 11 avril et en suivant pour Bogota. Il a donc été éloigné et en conséquence, la requête est devenue sans objet.
PAR CES MOTIFS :
Statuant publiquement en premier ressort, par décision assortie de l’exécution provisoire,
CONSTATONS que Monsieur [M] [Y] [U] [N] a été éloigné le 11 avril 2026 ;
Dispositif
Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.
CONSTATONS par conséquent que la requête de Monsieur [M] [Y] [U] [N] est depuis lors sans objet ;
RAPPELONS que chaque partie supportera la charge de ses propres dépens.
Fait à BORDEAUX le 13 Avril 2026 à 16 heures
LE GREFFIER LE JUGE
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NOTIFICATION DE L’ORDONNANCE
AUX PARTIES
NOTIFIONS sur le champ la présente ordonnance au Procureur de la République le 13 Avril 2026. Le greffier,
NOTIFIONS sur le champ la présente ordonnance au PRÉFECTURE DE LA GIRONDE le 13 Avril 2026. Le greffier,
NOTIFIONS sur le champ la présente ordonnance à Me Pierre LANNE le 13 Avril 2026. Le greffier,
Les textes cités
Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.
- Article L. 742-8Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile
- Article L. 743-18Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile
- Article R. 742-2Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile
- Article R. 743-1Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile
- Article R. 743-2Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile
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Questions fréquentes
Qu’a décidé Tribunal judiciaire de Bordeaux dans cette affaire ?
Mainlevée de la mesure de rétention administrative. La juridiction a statué le 13 avril 2026, sous le numéro 26/02969.
Cette décision est-elle publique ?
Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.
Puis-je citer cette décision ?
Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 26/02969. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.