Demande relative à la saisissabilité et/ou à la mise à disposition de sommes ou d'un bien

Saisies et mesures conservatoiresDemande relative à la saisissabilité et/ou à la mise à disposition de sommes ou d'un bien

Sens de la décisiontel que la source le qualifie

Accorde ou proroge des délais

En bref

Juridiction
Tribunal judiciaire de Clermont-Ferrand
Décision du
23 avril 2026
Numéro de rôle
26/00538
Formation
Chambre 3 - JEX mobilier
Sections balisées
4 sur 4
Longueur
776 mots

Mots-clés

Demander à l’assistant

Faits et procédure

Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.

TRIBUNAL JUDICIAIRE DE [Localité 1] [Adresse 1] [Localité 2] ☎ : [XXXXXXXX01]

__________________

Jugement N° : du 23 Avril 2026

RG N° : N° RG 26/00538 - N° Portalis DBZ5-W-B7K-KOZZ Chambre 3 - JEX mobilier

__________________

Mme [T] [F] [I] [V] [H]

contre

S.A. AUVERGNE HABITAT

Grosse :

Me Mouad AOUNIL la SCP JAFFEUX-LHERITIER-DAUNAT

CCC : Mme [T] [F] [I] [W]

S.A. AUVERGNE HABITAT

SCP BARNIER-BREHM

Dossier

JUGEMENT DU TRIBUNAL JUDICIAIRE JUGE DE L’EXECUTION

LE VINGT TROIS AVRIL DEUX MIL VINGT SIX,

LE TRIBUNAL, composé lors des débats et du prononcé de : M. LECOCQ, Juge de l’Exécution assisté de Madame JOLY Greffier

dans le litige opposant :

Madame [T] [F] [I] [V] [H] [Adresse 2] [Localité 3]

représentée par Me Mouad AOUNIL, avocat au barreau de CLERMONT-FERRAND

DEMANDERESSE

D’UNE PART, ET :

S.A. AUVERGNE HABITAT [Adresse 3] [Localité 4]

représentée par Maître François xavier LHERITIER de la SCP JAFFEUX-LHERITIER-DAUNAT, avocats au barreau de CLERMONT-FERRAND

DEFENDERESSE

D’AUTRE PART,

Après avoir appelé l’affaire à l’audience du 26 Mars 2026, entendu les avocats en leurs plaidoiries, les avoir avisés que le jugement était mis en délibéré à ce jour par mise à disposition au greffe, la décision suivante a été rendue :

Prétentions et moyens des parties

Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.

EXPOSÉ DU LITIGE

Par acte de commissaire de justice en date du 10 Février 2026, [T] [F] [I] [V] [H] a fait assigner la S.A. AUVERGNE HABITAT devant le juge de l’exécution aux fins de suspendre l’expulsion engagée à son encontre suivant commandement de quitter les lieux délivré le 19 décembre 2025 à l'initiative de son ancien bailleur, la S.A. AUVERGNE HABITAT, en exécution d’un jugement rendu par le Juge des contentieux de la protection de [Localité 1] le 20 novembre 2025.

Les parties ont été convoquées par lettre recommandée avec accusé de réception à l'audience du 26 mars 2026.

* * A l’audience les parties indiquent qu’elles sont parvenues à un accord dont elles sollicitent l’homologation quant à la suspension de l’expulsion et une nouvelle suspension de la clause résolutoire.

Motifs de la décision

Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.

* * *

MOTIFS DE LA DÉCISION

Sur la demande de suspension de l’expulsion

Attendu que l’article L. 613-1 du code de la construction et de l’habitation prévoit que le sursis à l'exécution des décisions d'expulsion est régi par les articles L. 412-3, L. 412-4, L. 412-6 à L. 412-8 du code des procédures civiles d'exécution ; Que l’article L. 412-3 prévoit notamment que “Le juge peut accorder des délais renouvelables aux occupants de locaux d'habitation ou à usage professionnel, dont l'expulsion a été ordonnée judiciairement, chaque fois que le relogement des intéressés ne peut avoir lieu dans des conditions normales, sans que ces occupants aient à justifier d'un titre à l'origine de l'occupation” et l’article L. 412-4 que “la durée des délais prévus à l'article L. 412-3 ne peut, en aucun cas, être inférieure à trois mois ni supérieure à un an. Pour la fixation de ces délais, il est tenu compte de la bonne ou mauvaise volonté manifestée par l'occupant dans l'exécution de ses obligations, des situations respectives du propriétaire et de l'occupant, notamment en ce qui concerne l'âge, l'état de santé, la qualité de sinistré par faits de guerre, la situation de famille ou de fortune de chacun d'eux, les circonstances atmosphériques, ainsi que des diligences que l'occupant justifie avoir faites en vue de son relogement.”

Attendu qu’en l’espèce les parties sont parvenues à un accord qui, non contraire à l’ordre public, devra être repris au dispositif de la présente décision ;

Dispositif

Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.

* * * PAR CES MOTIFS

Le Juge de l’exécution,

Statuant publiquement par jugement contradictoire en premier ressort, rendu par mise à disposition au greffe,

Vu l’accord des parties,

SUSPEND la procédure d’expulsion de Madame [T] [V] [H] initiée à son encontre par la société Auvergne Habitat selon commandement de quitter les lieux du 19 décembre 2025,

L’AUTORISE à se maintenir dans les lieux en tout état de cause jusqu’au 30 août 2026, à l'issue de quoi la procédure d'expulsion reprendra son cours normal, sous réserve du respect de l’accord conclu entre les parties,

RAPPELLE que la suspension de l’expulsion n’arrête pas le cours de l’indemnité d’occupation prononcée,

HOMOLOGUE à cet égard l’accord des parties prévoyant : - que Mme [T] [V] [H] s’acquittera de la somme de 1 500 euros au profit de la société Auvergne Habitat, - qu’elle devra poursuivre le paiement des loyers en cours,

CONDAMNE Mme [T] [V] [H] aux dépens,

DÉBOUTE les parties du surplus de leurs demandes.

Ainsi fait, jugé et mis à disposition au greffe de la juridiction aux jour, mois et année susdits. En foi de quoi le jugement a été signé par le Juge de l’exécution et le Greffier.

Le Greffier, Le Juge de l’Exécution,

Les textes cités

Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.

Décisions proches

Rapprochées par leur thème, pas par leur contenu : lisez-les avant de conclure.

Demande relative à la saisissabilité et/ou à la mise à disposition de sommes ou d'un bien

22/10/2026
Tribunal judiciaire de Marseille · 26/03663

MOTIFS DE LA DECISION Sur la recevabilité de la contestation de M. [Q] Aux termes de l’article R. 211-11 du code des procédures civiles d'exécution, à peine d'irrecevabilité, les contestations relatives à la saisie sont formées dans le délai d'un mois à compte…

Saisies et mesures conservatoiresDemande relative à la saisissabilité et/ou à la mise à disposition de sommes ou d'un bien

Demande relative à la saisissabilité et/ou à la mise à disposition de sommes ou d'un bien

22/10/2026
Tribunal judiciaire de Marseille · 26/04811

MOTIFS DE LA DECISION Sur la recevabilité de la contestation de Mme [L] L’article L. 212-4 du code des procédures civiles d’exécution dispose que le débiteur peut, à tout moment, saisir le juge de l’exécution d’une contestation de la mesure de saisie des rémun…

Saisies et mesures conservatoiresDemande relative à la saisissabilité et/ou à la mise à disposition de sommes ou d'un bien

Demande relative à la saisissabilité et/ou à la mise à disposition de sommes ou d'un bien

20/10/2026
Tribunal judiciaire de Marseille · 26/05993

SUR CE : Il appartient au juge, conformément aux dispositions de l'article 384 du code de procédure civile de donner force exécutoire à l'acte constatant l'accord des parties, que celui-ci intervienne devant lui ou ait été conclu hors sa présence dans les cond…

Saisies et mesures conservatoiresDemande relative à la saisissabilité et/ou à la mise à disposition de sommes ou d'un bien

Demande relative à la saisissabilité et/ou à la mise à disposition de sommes ou d'un bien

15/10/2026
Tribunal judiciaire de Thionville · 26/00337

MOTIFS Sur la validité de la saisie-conservatoire L’article L511-1 du code des procédures civiles d’exécution dispose que “Toute personne dont la créance paraît fondée en son principe peut solliciter du juge l'autorisation de pratiquer une mesure conservatoire…

Saisies et mesures conservatoiresDemande relative à la saisissabilité et/ou à la mise à disposition de sommes ou d'un bien

Questions fréquentes

Qu’a décidé Tribunal judiciaire de Clermont-Ferrand dans cette affaire ?

Accorde ou proroge des délais. La juridiction a statué le 23 avril 2026, sous le numéro 26/00538.

Cette décision est-elle publique ?

Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.

Puis-je citer cette décision ?

Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 26/00538. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.

Source : Cour de cassation, Judilibre, Licence Ouverte 2.0

Le texte affiché est celui publié par la juridiction. Il n’est ni résumé ni reformulé : Acryos n’ajoute que les titres de section et la mise en page.