Autres demandes en matière de succession

Partage, indivision, successionAutres demandes en matière de succession

Sens de la décisiontel que la source le qualifie

Déboute le ou les demandeurs de l'ensemble de leurs demandes

En bref

Juridiction
Tribunal judiciaire de Clermont-Ferrand
Décision du
14 avril 2026
Numéro de rôle
25/00854
Formation
Chambre 6 - Référés Pdt
Sections balisées
4 sur 4
Longueur
1 309 mots

Mots-clés

Demander à l’assistant

Faits et procédure

Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.

MEDM / CS

Ordonnance N° du 14 AVRIL 2026

Chambre 6

N° RG 25/00854 - N° Portalis DBZ5-W-B7J-KII6 du rôle général

[M] [R]

c/

[N] [S]

la SCP GIRAUD-NURY la SCP PORTEJOIE

GROSSES le

- la SCP GIRAUD-NURY - la SCP PORTEJOIE

Copies électroniques :

- la SCP GIRAUD-NURY - la SCP PORTEJOIE

Copies :

- Dossier

TRIBUNAL JUDICIAIRE DE CLERMONT-FERRAND

ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ

rendue le QUATORZE AVRIL DEUX MIL VINGT SIX,

par Madame Marie-Elisabeth DE MOURA, Vice-Présidente faisant fonction de Présidente du Tribunal judiciaire de CLERMONT-FERRAND

assistée lors des débats de Madame Maurane CASOLARI, Greffière et de Madame Charline SUCHEYRE, Greffière, lors de la mise à disposition,

dans le litige opposant :

DEMANDEUR

Monsieur [M] [R] [Adresse 1] [Localité 1]

représenté par la SCP PORTEJOIE, avocats au barreau de CLERMONT-FERRAND

ET :

DEFENDEUR

Monsieur [N] [S] [Adresse 2] [Localité 2]

représenté par la SCP GIRAUD-NURY, avocats au barreau de CLERMONT-FERRAND

Après débats à l’audience publique du 10 Mars 2026, l’affaire a été mise en délibéré à ce jour, la décision étant rendue par mise à disposition au greffe.

Prétentions et moyens des parties

Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.

EXPOSE DU LITIGE

Suivant acte notarié du 3 avril 2019, M. [M] [R] a vendu à M. [N] [S] un bien immobilier situé [Adresse 3] à [Localité 2] pour la somme de 107.464,00 €, une partie étant payable comptant et l’autre partie payable par rente viagère.

M. [R] indique qu’il n’a pas pu récupérer certains de ses biens mobiliers se trouvant dans le bien immobilier avant la vente et que M. [S] a refusé de les lui restituer.

Par acte du 10 octobre 2025, M. [M] [R] a fait assigner en référé M. [N] [S] aux fins suivantes : - Faire injonction à M. [N] [S] de restituer les meubles suivants à M. [M] [R], sous astreinte de 150,00 € par jour de retard à compter de la signification de l’ordonnance à intervenir, et ce, pendant une durée de 2 mois : Une fraiseuse SOMUA.Un touret à meuler.Deux perceuses à colonne.Un compresseur électrique.Une plieuse.Divers motoculteurs 2T + 4T.Une tondeuse à gazon.Une aiguille vibrante pneumatique.15 tonnes de fer marchand.Des tôles PVC.Un insère bois neuf.2000 litres de gasoil et les cuves.Une cuve de 500 litres en plastique.15 bouteilles de gaz.Deux bétonnières thermiques de 400 l.Une benne AR pour tracteur agricole.Une tonne à eau sur roues de 100 litres.Divers moteurs électriques et thermiques.Des panières métalliques.40 stères de bois coupés en 50 cm.Deux brouettes.4 petites remorques Agri.Des bidons de 2 litres d'huile.De l'huile 20w 50 bidons de 50 I.Deux lits.Une table à manger.6 chaises.Une armoire.Une scie circulaire à bois.4 bacs de pierre de [Localité 2].4 armoires métalliques.Des affaires personnelles appartenant à la fille de Monsieur [R].Etais et bastaing.Un sommier sur pieds.Des tuyaux PVC.- Condamner M. [N] [S] à payer et porter à M. [M] [R] la somme provisionnelle de 3.000,00 € à titre de dommages et intérêts en réparation de son préjudice de jouissance, - Débouter M. [N] [S] de l’ensemble de ses demandes, fins et conclusions,

- Condamner M. [N] [S] à payer et porter à M. [M] [R] la somme de 2.000,00 € en application des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile, ainsi qu’aux entiers dépens.

Appelée à l’audience du 4 novembre 2025, l’affaire a été renvoyée à plusieurs reprises sur demande des parties.

A l’audience du 10 mars 2026, les débats se sont tenus.

Au dernier état de ses conclusions, M. [N] [S] a demandé au juge des référés de : - se déclarer incompétent au profit du tribunal judiciaire statuant au fond, - renvoyer M. [R] à mieux se pourvoir, - débouter M. [R] de toutes demandes, fins et conclusions contraires aux présentes, - condamner M. [R] à verser à M. [S] la somme de 3.000,00 € à titre de provision sur dommages intérêts, - dans tous les cas, condamner M. [R] à payer et porter à M. [S] la somme de 2.000,00 € sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile ainsi qu’aux entiers dépens.

Au dernier état de ses conclusions, M. [M] [R] a conclu au débouté des demandes, fins et conclusions de M. [N] [S] et a réitéré ses demandes.

Pour le surplus, il est renvoyé à l’assignation et aux conclusions régulièrement déposées.

Motifs de la décision

Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.

MOTIFS DE LA DECISION

1/ Sur la demande principale

Selon l’article 835 alinéa 1er du code de procédure civile, la présidente du tribunal judiciaire peut prescrire en référé, même en présence d’une contestation sérieuse, des mesures conservatoires ou de remise en état, soit pour prévenir un dommage imminent, soit pour faire cesser un trouble manifestement illicite.

Le trouble manifestement illicite peut se définir comme toute perturbation résultant d’un fait matériel ou juridique qui, directement ou indirectement, constitue une violation évidente de la règle de droit étant rappelé que le trouble doit exister le jour où le juge statue.

M. [R] sollicite qu’il soit fait injonction sous astreinte à M. [S] de lui restituer les meubles se trouvant dans le bien immobilier dont il a fait l’acquisition, M. [R] affirmant en être propriétaire.

Au soutien de sa demande, il produit notamment l’acte de vente du bien immobilier et une liste du matériel qui lui appartiendrait et serait entreposé dans le bien immobilier acquis par M. [S].

M. [S] oppose que les meubles se trouvant dans le bien immobilier étaient inclus dans la vente, de sorte qu’il en est devenu propriétaire.

En l’espèce, l’acte de vente stipule effectivement, en page 3, que « Le VENDEUR vend à l’ACQUEREUR les biens mobiliers qui se trouveront dans le bien objet des présentes au jour de son décès », sans apporter aucune précision quant aux biens mobiliers concernés.

M. [R] ne rapporte donc pas la preuve de la propriété des biens meubles entreposés dans le bien immobilier acquis par M. [S] et dont il sollicite la restitution.

Dans ces conditions, aucun trouble manifestement illicite n’est caractérisé.

Par conséquent, il n’y a pas lieu à référé sur la demande.

2/ Sur les demandes de dommages et intérêts

M. [R] sollicite la condamnation de M. [S] à lui payer la somme provisionnelle de 3.000,00 € à titre de dommages et intérêts de son préjudice de jouissance.

M. [S] sollicite la condamnation de M. [R] à lui payer la somme de 3.000,00 € à titre de provision sur dommages et intérêts.

Il n’y a pas lieu à référé sur ces demandes qui ne sont pas suffisamment justifiées ni explicitées dans les écritures des parties et qui ne relèvent en tout état de cause pas des référés.

3/ Sur les frais et dépens

M. [R] sera condamné à payer à M. [S] la somme de 500,00 € en application des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile.

Aucune considération tirée de l’équité ne commande en revanche de faire application de ces dispositions à l’encontre de M. [S].

M. [R] sera également condamné aux dépens.

Dispositif

Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.

PAR CES MOTIFS

Le juge des référés, statuant après débats en audience publique et en premier ressort, par ordonnance contradictoire prononcée par mise à disposition au greffe,

AU PRINCIPAL renvoie les parties à se pourvoir ainsi qu’elles en aviseront,

AU PROVISOIRE,

DIT n’y avoir lieu à référé sur la demande d’injonction sous astreinte,

DIT n’y avoir lieu à référé sur la demande de dommages et intérêts de M. [M] [R],

DIT n’y avoir lieu à référé sur la demande de dommages et intérêts de M. [N] [S],

CONDAMNE M. [M] [R] à payer à M. [N] [S] la somme de CINQ CENTS EUROS (500,00 €) en application de l’article 700 du code de procédure civile,

DIT n’y avoir lieu à l’application de l’article 700 du code de procédure civile à l’encontre de M. [N] [S],

CONDAMNE M. [M] [R] aux dépens,

RAPPELLE que la présente décision est exécutoire à titre provisoire.

La greffière, La présidente,

Les textes cités

Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.

Décisions proches

Rapprochées par leur thème, pas par leur contenu : lisez-les avant de conclure.

Autres demandes en matière de succession

22/10/2026
Tribunal judiciaire de Nice · 26/01564

COUR D’APPEL D’AIX-EN-PROVENCE TRIBUNAL JUDICIAIRE DE NICE Références : Chambre des référés N° RG 26/01564 - N° Portalis DBWR-W-B7K-RMAG Demandeurs : [H] [N] Assisté par Me Linda FERRARI, avocat au barreau de NICE, Postulant Assisté par Me Nicolas LAURENT-BONN…

Partage, indivision, successionAutres demandes en matière de succession

Autres demandes en matière de succession

22/10/2026
Tribunal judiciaire de Grasse · 26/00034

MOTIFS DE LA DECISION En vertu de l’article 1532 du code de procédure civile, le juge saisi du litige ou chargé de l'instruction de l'affaire peut, à la demande de l'une des parties ou d'office après avoir recueilli leur avis, décider qu'elles seront convoquée…

Partage, indivision, successionAutres demandes en matière de succession

Autres demandes en matière de succession

22/10/2026
Tribunal judiciaire de Nice · 23/00405

MOTIFS DE LA DECISION Sur l’ouverture des opérations de comptes, liquidation et partage de l’indivision successorale En application des dispositions de l’article 815 du Code civil, nul ne peut être contraint à demeurer dans l’indivision et le partage peut touj…

Partage, indivision, successionAutres demandes en matière de succession

Autres demandes en matière de succession

22/10/2026
Tribunal judiciaire de Nice · 26/00899

MOTIFS ET DÉCISION Sur la demande d’ordonnance commune Aux termes de l’article 145 du code de procédure civile, s’il existe un motif légitime de conserver ou d’établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d’un litige, les mes…

Partage, indivision, successionAutres demandes en matière de succession

Questions fréquentes

Qu’a décidé Tribunal judiciaire de Clermont-Ferrand dans cette affaire ?

Déboute le ou les demandeurs de l'ensemble de leurs demandes. La juridiction a statué le 14 avril 2026, sous le numéro 25/00854.

Cette décision est-elle publique ?

Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.

Puis-je citer cette décision ?

Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 25/00854. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.

Source : Cour de cassation, Judilibre, Licence Ouverte 2.0

Le texte affiché est celui publié par la juridiction. Il n’est ni résumé ni reformulé : Acryos n’ajoute que les titres de section et la mise en page.