Décision procédure collective (suivi)

En bref

Juridiction
Tribunal de commerce
Décision du
1 décembre 2025
Numéro de rôle
2025L01374
Formation
Procédure collective (suivi)
Sections balisées
2 sur 4
Longueur
773 mots

Demander à l’assistant

Motifs de la décision

Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.

Ainsi prononcé, par mise à disposition du jugement au greffe le 01/12/2025, par M. Patrice JAY, président, qui a signé la minute ainsi que le greffier qui a signé en dernière page.

TRIBUNAL DE COMMERCE DE CHAMBERY

Jugement du 01/12/2025

Références : 2025L01374 / 2025J00428

LE TRIBUNAL

Vu le livre VI du code de commerce traitant des difficultés des entreprises,

Vu le jugement de ce tribunal du 14/10/2025 qui a ouvert une procédure de redressement judiciaire à l'égard de la SARL MY Prestige Construction, [Adresse 1] EAUX, inscrit(e) au R.C.S. sous le numéro 828476549, et nommé : * Mme [I] [C], en qualité de juge commissaire, * la SELARL MJ ALPES / Me [G] [B], en qualité de mandataire judiciaire, * la SELAS STAR / Me [W], en qualité d'administrateur judiciaire,

Vu la requête en date du 17/11/2025 présentée par la SELARL MJ ALPES / Me [G] [B] ès qualités, aux fins que soit prononcée la liquidation judiciaire de la SARL MY Prestige Construction, sur le fondement de l'article L.631-15 II du code de commerce,

Vu l'ordonnance rendue par le président du tribunal de commerce de CHAMBERY, enjoignant le greffier de faire convoquer, par acte de commissaire de justice, la SARL MY Prestige Construction, [Adresse 2], 73190 CHALLES LES EAUX, à l'audience de la chambre du conseil de ce tribunal du 01/12/2025, [Adresse 3], Salle A, à l'effet qu'il soit statué sur ladite requête,

Vu l'acte de commissaire de justice en date du 27/11/2025 contenant, d'une part, dénonciation de cette ordonnance et d'autre part, citation de la SARL MY Prestige Construction, à comparaître à cette audience,

Vu le registre de l'audience du 01/12/2025 et les rapports visés ci-dessous remis au greffe,

Rapport ou Bilan:

Administrateur : Х Juge-commissaire : х

Vu la communication de la cause au ministère public,

Lors de l'audience des débats en chambre du conseil du 01/12/2025, il a été entendu : * Me Caroline LEPRETRE, représentant la SELARL MJ ALPES, ès qualités, * Me [L] [J], représentant la SELAS STAR ès qualités, * Mme [K] [O], vice-procureure de la République près le tribunal judiciaire de Chambéry, laquelle a émis un avis favorable au prononcé de la liquidation judiciaire.

Il résulte des informations recueillies par le tribunal, notamment en chambre du conseil ainsi que des pièces produites, que l'entreprise débitrice se trouve dans l'impossibilité de poursuivre son activité et d'offrir une perspective de redressement.

Aucune de ces solutions n'apparaissant réalisable, il convient de prononcer la liquidation judiciaire de l'entreprise, en application de l'article L.631-15 du code de commerce.

Le tribunal ne dispose pas des éléments lui permettant de vérifier si les critères de la procédure simplifiée sont applicables.

Dispositif

Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.

PAR CES MOTIFS :

Statuant publiquement, par décision réputée contradictoire et en premier ressort,

Prononce la liquidation judiciaire de la SARL MY Prestige Construction.

Désigne la SELARL MJ ALPES / Me [G] [B], [Adresse 4], [Localité 1], en qualité de liquidateur.

Rappelle au débiteur, sous peine de sanctions commerciales, qu'il doit coopérer avec le liquidateur dans le cadre de la procédure et ne pas faire obstacle à son bon déroulement.

Dit que la clôture de la procédure devra intervenir au terme d'un délai de vingt-quatre mois à compter de ce jugement.

Rappelle au liquidateur d'avoir à établir et à déposer au greffe, dans le délai d'un mois, le rapport prévu à l'article L.641-2-1 alinéa 2 du code de commerce.

Dit que dans l'hypothèse où ce rapport conclurait à l'application des règles de la liquidation judiciaire simplifiée ou à la possibilité de clôturer la procédure dans un délai plus bref que celui de vingt-quatre mois, alors le délai visé à l'article L.644-5 du code de commerce ou le délai plus bref mentionné par le liquidateur dans son rapport, deviendra immédiatement applicable, par simple mention au dossier à la diligence du greffier, sous réserve d'une décision contraire, selon les cas, du président ou du tribunal, prise à l'issue du dépôt du rapport du liquidateur.

Dit que les avis, les notifications ou les significations de cette décision ainsi que ceux qui interviendront dans le cadre de cette procédure devront s'effectuer à l'adresse suivante du chef d'entreprise :

M. [Z] [H] [Adresse 5]

et qu'en cas de changement d'adresse, le chef d'entreprise devra en informer le greffe et le liquidateur.

Ordonne au greffier de procéder sans délai à la publicité du présent jugement nonobstant toute voie de recours ainsi que l'emploi des dépens en frais privilégiés de liquidation judiciaire.

Etaient présents à l'audience des débats en chambre du conseil de ce tribunal du 01/12/2025, M. Patrice JAY, président de l'audience, Mme Corinne CLESSE et M. Bruno CHATAIGNON, juges, lesdits juges consulaires ayant délibéré et jugé.

Ainsi prononcé, par mise à disposition du jugement au greffe le 01/12/2025, par M. Patrice JAY, président, qui a signé la minute ainsi que le greffier qui a signé en dernière page.

Les textes cités

Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.

Questions fréquentes

Qu’a décidé Tribunal de commerce dans cette affaire ?

Le sens de la décision n’est pas qualifié par la source. Le texte intégral publié sur cette page permet de le lire dans les termes de la juridiction.

Cette décision est-elle publique ?

Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.

Puis-je citer cette décision ?

Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 2025L01374. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.

Source : Cour de cassation, Judilibre, Licence Ouverte 2.0

Le texte affiché est celui publié par la juridiction. Il n’est ni résumé ni reformulé : Acryos n’ajoute que les titres de section et la mise en page.