Décision delibere procedures collectives
En bref
- Juridiction
- Tribunal de commerce
- Décision du
- 8 janvier 2026
- Numéro de rôle
- 2025003186
- Formation
- DELIBERE PROCEDURES COLLECTIVES
- Sections balisées
- 2 sur 4
- Longueur
- 487 mots
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Motifs de la décision
Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.
REPUBLIQUE FRANCAISE AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
TRIBUNAL DE COMMERCE DE VESOUL
08/01/2026 JUGEMENT DU HUIT JANVIER DEUX MIL VINGT SIX
POURSUITE D'ACTIVITE AU BOUT DE 2 MOIS
Rôle N°2025 003186
Le tribunal a été saisi de la présente affaire pour statuer sur la poursuite de l'activité conformément aux dispositions de l'art L631-15 du code de commerce.
La cause a été entendue à l'audience du 06/01/2026 à laquelle siégeaient : * Président : BRESSON Philippe * Juges : CENCI Noël et SCHILDKNECHT Stéphane
Assistés de Me Valérie GOUYET-BINDA, greffier associé Le Ministère Public, avisé de la procédure.
Après quoi lesdits magistrats en ont délibéré pour rendre la présente décision à l'encontre de :
CLAIR & NET SERVICES (SAS)
[Adresse 1]
Représentée par M. DERNONCOURT Gaëtan, président
Par jugement en date du 20/11/2025, le tribunal de commerce de Vesoul a ouvert une procédure de redressement judiciaire à l'encontre de CLAIR & NET SERVICES (SAS), services à la personne, a nommé Me [L] [D], mandataire judiciaire et a ouvert une période d'observation pour une durée de 6 mois.
L'art L 631-15 du code de commerce dispose que « au plus tard au terme d'un délai de deux mois à compter du jugement d'ouverture, le Tribunal ordonne la poursuite de la période d'observation s'il lui apparaît que l'entreprise dispose à cette fin de capacités de financement suffisantes »,
Me [D] relève que la situation financière de cette société est fragile : la trésorerie est faible et la société n'a pas d'expert-comptable. En l'état, Me [D] est réservé sur la poursuite de la période d'observation.
Le dirigeant indique avoir rencontré des problèmes de santé qui l'éloignent temporairement de sa société. Il n'est opposé à rechercher un expert-comptable.
Vu les informations communiquées par CLAIR & NET SERVICES (SAS) et Me [D], le Tribunal autorisera dans l'immédiat la poursuite de l'activité.
Pour autant, cette affaire sera rappelée fin février de manière à permettre au dirigeant de justifier de ses démarches comptables et de vérifier la rentabilité de la structure.
Dispositif
Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.
PAR CES MOTIFS
LE TRIBUNAL, STATUANT PUBLIQUEMENT, EN PREMIER RESSORT, PAR DECISION CONTRADICTOIRE :
Vu l'article L 631-15 du code de commerce, Vu le rapport écrit du juge commissaire, Le Parquet, avisé de la procédure,
AUTORISE la poursuite de l'activité de CLAIR & NET SERVICES (SAS), services à la personne, [Adresse 1], jusqu'à l'issue de la période d'observation fixée au 20/05/2026.
DIT que cette affaire sera rappelée à l'audience du 24 février 2026 à 10H00.
DIT que 8 jours avant cette audience, la SAS CLAIR & NET SERVICES devra transmettre au mandataire judiciaire et au tribunal, les documents suivants : * Relevés de compte bancaire * Situation comptable, carnet de commandes et prévisionnel * Démarche dans la recherche d'un expert-comptable
DIT que les dépens seront passés en frais privilégiés de procédure.
Ainsi fait, jugé et prononcé par sa mise à disposition au greffe du tribunal de commerce de Vesoul le 08/01/2026, les parties en ayant été préalablement avisées conformément à l'article 450 du code de procédure civile, et signé par M. BRESSON Philippe, président ayant participé au délibéré et Me Valérie GOUYET-BINDA, greffier associé.
Les textes cités
Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.
Questions fréquentes
Qu’a décidé Tribunal de commerce dans cette affaire ?
Le sens de la décision n’est pas qualifié par la source. Le texte intégral publié sur cette page permet de le lire dans les termes de la juridiction.
Cette décision est-elle publique ?
Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.
Puis-je citer cette décision ?
Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 2025003186. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.