Demande de contrôle obligatoire périodique de la nécessité d'une mesure d'hospitalisation complète

Sens de la décisiontel que la source le qualifie

Maintien de la mesure de soins psychiatriques

En bref

Juridiction
Tribunal judiciaire de Privas
Décision du
13 mars 2026
Numéro de rôle
26/00732
Formation
JUGE DES LIBERTES
Sections balisées
2 sur 4
Longueur
518 mots

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Motifs de la décision

Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.

TRIBUNAL JUDICIAIRE DE PRIVAS

DOSSIER : N° RG 26/00732 - N° Portalis DBWS-W-B7K-ERRH AFFAIRE : Mme [H] [R]

Exp : Mme [H] [R] Exp : M.P. Exp : Tiers Exp : Hôpital [H] Exp : Me Edi IOVA

ORDONNANCE DU 13 Mars 2026 RELATIVE A L’HOSPITALISATION SOUS CONTRAINTE

DEMANDEUR : HOPITAL [H] [Adresse 1] non comparante

PERSONNE HOSPITALISÉE : Madame [H] [R] née le 01 Septembre 1979 à [Localité 1] [Adresse 2] ❒ Absent (e) (certificat médical art. L.3211-12-2 ) représenté par Me Edi IOVA, avocat au Barreau de l’Ardèche commis d’office,

Nous, Jean-Paul RISTERUCCI, magistrat du siège du tribunal judiciaire chargé du contrôle des mesures privatives et restrictives de liberté, statuant en application des dispositions des articles L.3211-1 et suivants du Code de la Santé publique, assisté de Tony RUBAGOTTI, Greffier;

Vu la requête de Monsieur le directeur du Centre Hospitalier [H] de [Localité 2] en date du 9 mars 2026, enregistrée au greffe le 9 mars 2026, tendant, sur le fondement de l’article L.3211-12-1 du code de la santé publique, au contrôle de la mesure d’hospitalisation complète dont Madame [H] [R] fait l’objet ;

Vu les pièces transmises par Monsieur le directeur du centre hospitalier [H] de [Localité 2] en application de l’article R. 3211-12 du Code de la santé publique ;

Vu l’avis du ministère public ;

Madame [H] [R] a été admise en hospitalisation complète au centre hospitalier [H] de [Localité 2] le 3 mars 2026 à la demande de Madame [B] [R], mère, accompagnée de deux certificats médicaux décrivant une patiente en décompensation psychotique et refus de soins, présentant des hallucinations acoustico-verbales, des troubles du sommeil et de l’appétit, troubles mentaux rendant impossible son consentement ;

Le certificat de 24 heures mentionne que les symptômes évolueraient depuis plusieurs semaines sans conscience de la patiente ;

Le certificat de 72 heures ne note pas d’évolution de la patiente ;

L’hospitalisation sous contrainte a été maintenue par décision du directeur de l’établissement du 6 mars 2026 ;

L’avis médical de saisine note une opposition passive et un refus d’entretien, l’absence d’adhésion aux traitements et aux soins ;

Le conseil de Madame [H] [R] ne présente pas d’observation à l’encontre de la régularité de la procédure ;

Madame [H] [R] ne conteste pas l’hospitalisation ;

En l’occurrence, la description du tableau clinique illustre la réalité et l’importance de troubles dont le traitement doit être poursuivi afin de parvenir à une stabilisation de son état ;

L’état de fragilité de Madame [H] [R] commande donc d’ordonner la prolongation de la mesure de soins contraints sous la forme d’une hospitalisation complète ;

Dispositif

Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.

PAR CES MOTIFS

Nous, président,

AUTORISONS le maintien de la mesure d’hospitalisation complète sous contrainte de Mme [H] [R].

INFORMONS les parties de la possibilité de relever APPEL de cette décision devant le premier président de la Cour d’Appel de NÎMES dans le délai de 10 JOURS de la notification de la présente. L’appel est formé auprès de la Cour d’Appel de NÎMES, [Adresse 3] .

Fait à PRIVAS, le 13 Mars 2026

Le Greffier, Le président Tony RUBAGOTTI Jean-Paul RISTERUCCI

Notification à :Mme [H] [R] par l’intermédiaire du centre hospitalier

Les textes cités

Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.

Questions fréquentes

Qu’a décidé Tribunal judiciaire de Privas dans cette affaire ?

Maintien de la mesure de soins psychiatriques. La juridiction a statué le 13 mars 2026, sous le numéro 26/00732.

Cette décision est-elle publique ?

Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.

Puis-je citer cette décision ?

Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 26/00732. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.

Source : Cour de cassation, Judilibre, Licence Ouverte 2.0

Le texte affiché est celui publié par la juridiction. Il n’est ni résumé ni reformulé : Acryos n’ajoute que les titres de section et la mise en page.