Décision sociale

En bref

Juridiction
Tribunal de commerce
Décision du
10 juin 2025
Numéro de rôle
2024F01278
Sections balisées
3 sur 4
Longueur
636 mots

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Faits et procédure

Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.

TRIBUNAL DE COMMERCE…..

UIENNE JUGEMENT 10/06/2025 DU DIX JUIN DEUX MILLE VINGT-CINQ

Rôle n° 2024F1278 Procédure

2024RJ0434

REDRESSEMENT JUDICIAIRE DE : la société LBC - [C] BEAUTY CHASSE -[Adresse 1] Représentée par Madame [T] [C], dirigeant de droit

Date d'ouverture : 17 décembre 2024

Juge-Commissaire : Monsieur ROUX-MICHOLLET Administrateur : la SELARL BCM représentée par [F] [K] ou [J] [X] Mandataire judiciaire : la Selarl ALLIANCE MJ représentée par Maîtres [H] [U] et [R] [W]

Lors du précédent examen de l'affaire en chambre du conseil, le tribunal a fixé au 10/06/2025 l'examen de la situation économique de l'entreprise

L'affaire a été entendue en chambre du conseil du 10/06/2025 à laquelle siégeaient : * Monsieur Franck SUIFFET, Président, * Monsieur Stéphane JEANTET, Juge, * Monsieur Jérôme BOUIN, Juge,

assistés de : * Monsieur Sébastien MASMEJEAN, greffier,

En présence de : * Madame Marion DECHERF, représentant le Ministère Public

après quoi les juges sus-nommés en ont délibéré pour rendre le présent jugement :

Suivant jugement en date du 17 décembre 2024, le tribunal de commerce de Vienne a prononcé l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire à l'égard de la société LBC - [C] BEAUTY CHASSE.

L'administrateur judicaire fait savoir au tribunal que la société ne sera pas en mesure de présenter un plan de redressement malgré une légère hausse du chiffre d'affaires sur ce dernier mois.

Il ajoute que le processus de cession initié n'a pas rencontré le succès escompté, aucune offre de reprise n'ayant été déposée.

Il indique enfin que la trésorerie de la société au 23 mai s'élevait à la somme de 10 857 € étant précisé que l'entreprise a engendré des dettes durant la période d'observation, notamment les loyers des mois d'avril et mai pour un montant total de 12 000 €.

L'administrateur judiciaire, compte tenu de ce qui précède sollicite du tribunal qu'il prononce la conversion du redressement judiciaire en liquidation judiciaire.

Le mandataire judiciaire qui souligne la parfaite collaboration de la dirigeante s'associe à la demande de l'administrateur, la présentation d'un plan étant illusoire au vu de l'importance du passif.

La dirigeante sollicite la conversion du redressement judiciaire en liquidation judiciaire, notamment en raison d'un cambriolage dont elle a été victime récemment qui empêche toute poursuite d'activité.

Le juge commissaire émet un avis favorable à la conversion du redressement judiciaire en liquidation judiciaire.

Le ministère public ne s'oppose pas à la conversion du redressement judiciaire en liquidation judiciaire.

Motifs de la décision

Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.

Attendu que la dirigeante sollicite la conversion du redressement judiciaire en liquidation judiciaire.

Attendu qu'il ressort de ce qui précède qu'aucune solution tendant au redressement de l'entreprise n'apparaît plus possible ;

Attendu qu'il appartient au tribunal, en l'absence de tout redressement possible, de prononcer la liquidation judiciaire conformément aux dispositions de l'article L.631-15 II du code de commerce ;

Attendu que le débiteur atteste ne pas posséder d'actif immobilier et que le tribunal a pu vérifier que les chiffres communiqués permettaient dès à présent, conformément à l'article L.641-2 du code de commerce, d'appliquer le régime de la liquidation judiciaire simplifiée ;

Dispositif

Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.

PAR CES MOTIFS

LE TRIBUNAL STATUANT PUBLIQUEMENT EN PREMIER RESSORT PAR DÉCISION CONTRADICTOIRE

Dans la procédure de redressement judiciaire de : la société LBC - [C] BEAUTY CHASSE

PRONONCE la liquidation judiciaire simplifiée ;

MET FIN à la période d'observation ;

MET FIN à la mission d'administrateur judiciaire de la SELARL BCM représentée par [F] [K] ou [J] [X]

DESIGNE la Selarl ALLIANCE MJ représentée par Maîtres [H] [U] et [R] [W] [Adresse 2] en qualité de liquidateur judiciaire ;

MISSIONNE la Selas ACTALLIANCE, commissaire de justice, afin de procéder au récolement d'inventaire du patrimoine mobilier du débiteur

FIXE à douze mois à compter du présent jugement le délai visé à l'article L.643-9 du code de commerce au terme duquel la clôture de la procédure devra être examinée ;

DIT que les dépens seront passés en frais privilégiés de procédure.

2024F01278 - 2516100011/3

Ainsi jugé et prononcé

Le Président Franck SUIFFET

Le Greffier Sébastien MASMEJEAN

Signe electroniquement par Franck SUIFFET

Signe electroniquement par Sebastien MASMEJEAN, greffier.

Les textes cités

Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.

Questions fréquentes

Qu’a décidé Tribunal de commerce dans cette affaire ?

Le sens de la décision n’est pas qualifié par la source. Le texte intégral publié sur cette page permet de le lire dans les termes de la juridiction.

Cette décision est-elle publique ?

Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.

Puis-je citer cette décision ?

Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 2024F01278. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.

Source : Cour de cassation, Judilibre, Licence Ouverte 2.0

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