Demande en partage, ou contestations relatives au partage

Sens de la décisiontel que la source le qualifie

Constate ou homologue l'accord des parties et donne force exécutoire à l'acte

En bref

Juridiction
Tribunal judiciaire de Paris
Décision du
11 février 2026
Numéro de rôle
24/01271
Formation
2ème chambre 2ème section
Sections balisées
4 sur 4
Longueur
823 mots

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Faits et procédure

Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.

TRIBUNAL JUDICIAIRE DE [Localité 1] [1]

[1] Copies exécutoires délivrées le : Copies certifiées conformes délivrées le :

■

2ème chambre civile

N° RG 24/01271 - N° Portalis 352J-W-B7I-C3XL4

N° MINUTE :

Assignation du : 16 janvier 2024

ORDONNANCE DU JUGE DE LA MISE EN ETAT rendue le 11 février 2026

DEMANDEURS

Madame [R] [M] [Adresse 1] [Localité 2] (Suisse)

Monsieur [U] [M] [Adresse 2] [Localité 3] (Suisse)

Tous les deux représentés par Maître Renaud SEMERDJIAN de l’AARPI SZPINER TOBY AYELA SEMERDJIAN, avocats au barreau de PARIS, avocats plaidant, vestiaire #R0049

DEFENDERESSE

Madame [A] [V], [N] [M] épouse [I] [Adresse 3] [Localité 4]

représentée par Maître Nolwenn LEROUX de la SELAS Soa, avocats au barreau de PARIS, avocats plaidant, vestiaire #E0667

MAGISTRAT DE LA MISE EN ETAT

Mme Claire BERGER, 1ere Vice-présidente adjointe

assistée de Madame Astrid JEAN, Greffière

ORDONNANCE

Rendue publiquement par mise à disposition au greffe Contradictoire, susceptible d’appel

Prétentions et moyens des parties

Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.

FAITS ET PROCÉDURE

Par exploit d’huissier du 16 janvier 2024, Mme [R] [M] et M. [U] [M] ont fait assigner Mme [A] [M] devant le tribunal judiciaire de Paris aux fins essentielles d’obtenir le partage judiciaire de l’indivision existant entre eux et portant sur un ensemble immobilier sis à Louvrières (Calvados).

Par ordonnance du 10 juillet 2024, le juge de la mise en état a ordonné la mise en œuvre d’une médiation judiciaire, laquelle a été prorogée.

La tentative de médiation judiciaire a été suivie d’une tentative de médiation conventionnelle qui a également échoué.

Les parties se sont finalement rapprochées et ont régularisé un protocole transactionnel en date du 25 novembre 2025.

Dans leurs dernières conclusions signifiées par voie électronique le 6 janvier 2026, Mme [R] [M] et M. [U] [M] demandent au juge de la mise en état, au visa des articles 384 et suivants du code de procédure civile, de :

« - HOMOLOGUER le protocole transactionnel signé entre Mesdames [R] [M], [A] [M] et Monsieur [U] [M], - CONSTATER le désistement de Madame [R] [M] et Monsieur [M], - CONSTATER l’acceptation par Madame [A] [M] dudit désistement d’instance de Madame [R] et Monsieur [M], - DECLARER le désistement parfait, - DECLARER l’instance éteinte, - DECLARER que chacune des parties conservera à sa charge les frais et dépens de procédure engagés. »

Dans ses dernières conclusions signifiées par voie électronique le 28 janvier 2026, Mme [A] [M] demande au juge de la mise en état, au visa des articles 1545 et suivants, 384, 394 et suivants du code de procédure civile, de: « - RECEVOIR Madame [A] [M] en ses demandes ; - L’y DECLARER bien fondée ; Y faisant droit : - HOMOLOGUER le protocole d’accord transactionnel signé par les parties le 25 novembre 2025 - CONSTATER le désistement d’instance de chacune des parties ; - DECLARER le désistement d’instance parfait et l’instance éteinte ; - PRONONCER en conséquence une décision de dessaisissement du Tribunal de la présente procédure inscrite au répertoire général sous le numéro RG : 24/01271 ; - ORDONNER que chacune des parties conserve à sa charge les frais et dépens engagés. »

Motifs de la décision

Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.

SUR CE,

Les articles 785 et 1567 du code de procédure civile confèrent pouvoir au juge de la mise en état d’homologuer l’accord auquel sont parvenues les parties et qu’elles lui soumettent et de lui conférer force exécutoire.

En l’espèce, les conseils des parties versent aux débats une copie du protocole d’accord signé numériquement par chacune d’elles.

Cet acte transactionnel rappelle les désaccords ayant opposé les parties, les demandes judiciairement formées, la renonciation définitive de chacune à toutes demandes, actions ou réclamations formées dans la présente instance et l’engagement de chacune d’elles à mener les ventes amiables des biens indivis suivant les conditions et modalités stipulées au protocole.

Après examen de ce protocole, qui contient des concessions réciproques, il y a lieu de faire droit à la demande d’homologation aux fins de le rendre exécutoire, la copie produite étant annexée à la présente décision et conservée au greffe avec la minute.

L’homologation de ce protocole, lequel règle l’entier litige dont était saisi le tribunal, éteint l’instance sans qu’il y ait lieu de constater un désistement qui éteint l’instance sans aucune décision au fond du tribunal alors qu’en l’espèce, une décision judiciaire est rendue, par l’homologation.

Conformément à leurs conclusions et au protocole, chacune des parties conservera la charge des frais et dépens.

PAR CES MOTIFS

Nous Claire Berger juge de la mise en état, statuant publiquement par mise à disposition au greffe, par ordonnance contradictoire susceptible d’appel dans les conditions de l’article 795 du code de procédure civile,

Homologuons le protocole transactionnel conclu le 25 novembre 2025 entre Mme [R] [M], M. [U] [M] et Mme [A] [M], dont une copie est annexée à la présente décision,

Lui conférons force exécutoire,

Dispositif

Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.

Constatons l’extinction de l’instance à l’égard de l’ensemble des parties,

Disons que chaque partie conservera la charge des frais et dépens exposés.

Faite et rendue à [Localité 1] le 11 février 2026

La greffière Le juge de la mise en état

Les textes cités

Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.

Questions fréquentes

Qu’a décidé Tribunal judiciaire de Paris dans cette affaire ?

Constate ou homologue l'accord des parties et donne force exécutoire à l'acte. La juridiction a statué le 11 février 2026, sous le numéro 24/01271.

Cette décision est-elle publique ?

Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.

Puis-je citer cette décision ?

Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 24/01271. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.

Source : Cour de cassation, Judilibre, Licence Ouverte 2.0

Le texte affiché est celui publié par la juridiction. Il n’est ni résumé ni reformulé : Acryos n’ajoute que les titres de section et la mise en page.