Demande d'exécution de travaux, ou de dommages-intérêts, formée par le maître de l'ouvrage contre le constructeur ou son garant, ou contre le fabricant d'un élément de construction

Sens de la décisiontel que la source le qualifie

Statue sur un incident survenant au cours d'une mesure d'instruction ou d'information

En bref

Juridiction
Tribunal judiciaire de Bordeaux
Décision du
22 décembre 2025
Numéro de rôle
25/01852
Formation
REFERES 2ème Section
Sections balisées
4 sur 4
Longueur
999 mots

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Faits et procédure

Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.

TRIBUNAL JUDICIAIRE

DE [Localité 7]

ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ

54G

Minute

N° RG 25/01852 - N° Portalis DBX6-W-B7J-2XF5

MI : 24/00001729

3 copies

ORDONNANCE COMMUNE

décision nativement numérique délivrée le 22/12/2025 à Me Béatrice DEL CORTE

COPIE délivrée le 22/12/2025 à

2 copies au au service expertise

Rendue le VINGT DEUX DECEMBRE DEUX MIL VINGT CINQ

Après débats à l’audience publique du 24 Novembre 2025

Par mise à disposition au greffe, les parties ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l’article 450 du code de procédure civile.

Par Jacqueline DESCOUT, Vice-Présidente au tribunal judiciaire de BORDEAUX, assistée de Céline GABORIAU, Greffier.

DEMANDEURS

Madame [G] [F] épouse [E] née le 19 Avril 1964 à [Localité 8] (ROYAUME UNI) [Adresse 3] [Localité 5]

Monsieur [D] [V] [E] né le 27 Novembre 1960 à [Localité 6] (ALGERIE) (99) [Adresse 3] [Localité 5]

Tous les deux représentés par Maître Béatrice DEL CORTE, avocat au barreau de BORDEAUX

DÉFENDEURS

Maître [D] [X] Mandataire judiciaire, es qualité de mandataire judiciaire de la SARL AQUITAINE BATI SERVICES, désigné par le tribunal de commerce de Bordeaux par jugement du 24 juin 2025 publié au Bodacc les 5 et 6 juillet 2025 Demeurant : [Adresse 1] [Localité 4]

Défaillant

Maître [D] [X] Mandataire judiciaire es qualité de mandataire liquidateur de la SARL L&G BATIMENT, désigné par le tribunal de commerce de Bordeaux par jugement en date du 17 juin 2025 publié les 28 et 29 juin 2025 au Bodacc Demeurant : [Adresse 1] [Localité 4]

Défaillant

Prétentions et moyens des parties

Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.

EXPOSÉ DU LITIGE

Par ordonnance du 28 octobre 2024 , le Juge des Référés du Tribunal Judiciaire de Bordeaux a ordonné une expertise judiciaire portant sur des désordres relatifs à un immeuble situé [Adresse 2], et désigné Monsieur [W] pour y procéder.

Suivant actes du 21 août 2025, Madame [G] [F] épouse [E] et Monsieur [D] [V] [E] ont fait assigner Me [D] [X] es qualité de mandataire judiciaire de la SARL AQUITAINE BATI SERVICES et Me [D] [X] es qualité de mandataire liquidateur de la SARL L&G BATIMENT, devant le Juge des Référés du Tribunal Judiciaire de Bordeaux afin de lui voir étendre ces opérations d’expertise au visa de l’article 145 du Code de procédure civile.

Madame [G] [F] épouse [E] et Monsieur [D] [V] [E] ont exposé que dans le cadre de la note d’expertise judiciaire, il apparait que les désordres d’insuffisance d’isolation dans l’ensemble du logement sont avérés et que la responsabilité d’un certain nombre de locateurs d’ouvrage pourrait être engagée, dont AQUITAINE BATI SERVICES et L&G BATIMENTS. Les requérants ont indiqué que ces deux mêmes sociétés ont été placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Bordeaux, Me [D] [X] ayant été désigné en qualité de mandataire judiciaire, et qu'il est donc nécessaire qu'il soit attrait à la cause afin que le rapport d'expertise à intervenir lui soit commun et opposable.

L’affaire a été appelée à l’audience du 24 novembre 2025.

Bien que régulièrement assigné, Maître [D] [X] es qualité de mandataire judiciaire de la SARL AQUITAINE BATI SERVICES et Maître [D] [X] es qualité de mandataire liquidateur de la SARL L&G BATIMENT n’a pas constitué avocat.

Il y a dès lors lieu de statuer par décision réputée contradictoire.

Motifs de la décision

Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.

MOTIFS DE LA DÉCISION

Selon l’article 145 du Code de procédure civile, s’il existe un motif légitime de conserver et d’établir avant tout procès la preuve des faits dont pourrait dépendre la solution d’un litige, des mesures d’instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé, notamment en référé.

La mise en oeuvre de cette disposition suppose l’existence d’un litige dont l’objet et le fondement sont suffisamment caractérisés.

De même, l’article 149 du Code de procédure civile dispose que le juge peut à tout moment accroître ou restreindre l’étendue des mesures prescrites.

En l’espèce, les pièces versées aux débats, et notamment la note expertale n° 1 de Monsieur [W], du 03 février 2025, laissent apparaître que la mise en cause de Me [D] [X] es qualité de mandataire judiciaire de la SARL AQUITAINE BATI SERVICES et Maître [D] [X] es qualité de mandataire liquidateur de la SARL L&G BATIMENT est nécessaire pour la poursuite des opérations d'expertise. De ce fait, Madame [G] [F] épouse [E] et Monsieur [D] [V] [E] justifient d'un intérêt légitime à faire étendre les opérations d'expertise confiées à Monsieur [W].

Sans que la présente décision ne comporte de préjugement quant aux responsabilités et garanties encourues, il convient de faire droit à la demande.

La présente décision n’entraîne pas de modification de la mission impartie à l’expert. Elle ne nécessite pas de consignation complémentaire, sous réserve de la demande que l’expert pourrait formuler.

À ce stade de la procédure, et alors que la question du fond reste entière, les dépens seront laissés à la charge de Madame [G] [F] épouse [E] et Monsieur [D] [V] [E], sauf à les inclure dans leur éventuel préjudice global.

Dispositif

Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.

PAR CES MOTIFS

Le Juge des Référés du Tribunal Judiciaire de Bordeaux, statuant par ordonnance réputée contradictoire, prononcée publiquement par mise à disposition au greffe, et susceptible d’appel ;

DIT que les opérations d'expertise confiées à Monsieur [W] par ordonnance de référé du 28 octobre 2024, seront communes et opposables à  Me [D] [X] es qualité de mandataire judiciaire de la SARL AQUITAINE BATI SERVICES et MeJacques [X] es qualité de mandataire liquidateur de la SARL L&G BATIMENT qui sera tenu d’y participer ;

DIT que les opérations d'expertise seront reprises en présence de ces nouvelles parties, et qu'elles seront convoquées à toute réunion d’expertise ultérieure ;

DIT n’y avoir lieu à modifier la mission impartie à l’expert ;

DIT n’y avoir lieu en l’état à consignation complémentaire ;

DIT que la présente décision sera caduque dans l’hypothèse où l’expert aurait déjà déposé son rapport ;

DIT que Madame [G] [F] épouse [E] et Monsieur [D] [V] [E] conserveront à leur charge les frais de la présente procédure, sauf à les inclure dans leur éventuel préjudice global.

La présente décision a été signée par Jacqueline DESCOUT, Vice-Présidente, et par Céline GABORIAU, Greffier.

Le Greffier, Le Président,

Les textes cités

Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.

Questions fréquentes

Qu’a décidé Tribunal judiciaire de Bordeaux dans cette affaire ?

Statue sur un incident survenant au cours d'une mesure d'instruction ou d'information. La juridiction a statué le 22 décembre 2025, sous le numéro 25/01852.

Cette décision est-elle publique ?

Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.

Puis-je citer cette décision ?

Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 25/01852. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.

Source : Cour de cassation, Judilibre, Licence Ouverte 2.0

Le texte affiché est celui publié par la juridiction. Il n’est ni résumé ni reformulé : Acryos n’ajoute que les titres de section et la mise en page.