Baux d'habitation - Demande du bailleur tendant à faire constater la validité du congé et à ordonner l'expulsion
Sens de la décisiontel que la source le qualifie
Fait droit à une partie des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur
En bref
- Juridiction
- Tribunal judiciaire de Paris
- Décision du
- 21 novembre 2025
- Numéro de rôle
- 25/08161
- Formation
- PCP JCP fond
- Sections balisées
- 4 sur 4
- Longueur
- 818 mots
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Faits et procédure
Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE [Localité 4] [1]
[1] Copie conforme délivrée le : à : Monsieur [M] [N]
Copie exécutoire délivrée le : à : Me Nadia MOGAADI
Pôle civil de proximité ■
PCP JCP fond
N° RG 25/08161 - N° Portalis 352J-W-B7J-DAZOZ
N° MINUTE : 13/2025
JUGEMENT rendu le vendredi 21 novembre 2025
DEMANDERESSE Madame [Y] [O] [D], demeurant [Adresse 1] représentée par Me Nadia MOGAADI, avocat au barreau de PARIS, vestiaire : #D0601
DÉFENDEUR Monsieur [M] [N], demeurant [Adresse 3] non comparant, ni représenté
COMPOSITION DU TRIBUNAL Xavier REBOUL, Vice-président, juge des contentieux de la protection assisté de Sirine BOUCHAOUI, Greffier,
DATE DES DÉBATS Audience publique du 03 octobre 2025
JUGEMENT réputé contradictoire, en premier ressort, prononcé par mise à disposition le 21 novembre 2025 par Xavier REBOUL, Vice-président assisté de Sirine BOUCHAOUI, Greffier
Décision du 21 novembre 2025 PCP JCP fond - N° RG 25/08161 - N° Portalis 352J-W-B7J-DAZOZ
Prétentions et moyens des parties
Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.
EXPOSE DU LITIGE
Un contrat de location a été signé, le 4 août 1995, entre Mme [D] et M. [C] [N], portant sur un appartement situé : [Adresse 2] à [Localité 5]. M. [C] [N] est décédé le 21 mai 2024. M. [M] [N], son fils, habite l'appartement donné à bail.
Vu l'assignation du 9 septembre 2025, délivrée par Mme [Y] [D], à M. [M] [N], par laquelle le tribunal judiciaire de Paris a été saisi aux fins de voir : - prononcer la résolution judiciaire du bail du 4 août 1995, conclu avec M. [C] [N], pour le logement situé : [Adresse 2] à [Localité 5], pour défaut de preuve de cohabitation pendant un an, - prononcer son expulsion et celle de tous occupants de son chef, - le condamner à payer une indemnité d'occupation mensuelle égale au montant du loyer majoré de 30 %, des charges à compter du 21 mai 2024, et 2000 € en application de l'article 700 du code de procédure civile ;
Motifs de la décision
Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.
MOTIFS
L'article 14 de la loi du 6 juillet 1989 prévoit : " … Lors du décès du locataire, le contrat de location est transféré : - au conjoint survivant qui ne peut se prévaloir des dispositions de l'article 1751 du code civil ; ; - aux descendants qui vivaient avec lui depuis au moins un an à la date du décès ; - au partenaire lié au locataire par un pacte civil de solidarité ; - aux ascendants, au concubin notoire ou aux personnes à charge, qui vivaient avec lui depuis au moins un an à la date du décès… "
Ainsi le contrat de location est transféré, automatiquement, lors du décès du locataire, notamment aux descendants ou ascendants, qui vivaient avec lui depuis au moins un an à la date du décès.
M. [M] [N] a sollicité le bénéfice du transfert de bail à son profit. Il n'a produit aucune pièce justificative établissant la réalité d'une cohabitation avec son père, depuis au moins un an à la date du décès ; le bail du 4 août 1995, conclu pour le logement situé : [Adresse 2] à [Localité 5], n'est pas transféré à son bénéfice. Il est occupant sans droit ni titre depuis le décès de M. [C] [N], le 21 mai 2024. A ce titre son expulsion est ordonnée des lieux situés : [Adresse 2] à [Localité 5], deux mois après la délivrance d'un commandement de quitter les lieux, conformément aux dispositions de l'article L412 - 1 du code des procédures civiles d'exécution.
Il est condamné à payer une indemnité d'occupation au bailleur, égale au montant du loyer, et des charges et accessoires qui auraient été dus si le bail n'avait pas été résilié (indexation annuelle incluse), à compter du 21 mai 2024.
Dispositif
Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.
PAR CES MOTIFS,
Statuant publiquement par jugement mis à disposition au greffe, réputé contradictoire et en premier ressort,
DIT que le bail du 4 août 1995, conclu pour le logement situé : [Adresse 2] à [Localité 5], n'est pas transféré au bénéfice de M. [M] [N], après le décès de M. [C] [N], le 21 mai 2024 ;
CONSTATE la résiliation de plein droit du bail du 4 août 1995, après le décès de M. [C] [N], conclu pour le logement situé : [Adresse 2] à [Localité 5] ;
ORDONNE l'expulsion de M. [M] [N], au besoin avec l'aide de la force publique et d'un serrurier, comme celle de tous occupants de son chef, des lieux situés : [Adresse 2], à [Localité 5], deux mois après la délivrance d'un commandement de quitter les lieux conformément aux dispositions de l'article L412 - 1 du code des procédures civiles d'exécution, sans astreinte ;
DIT que les meubles trouvés dans les lieux seront traités conformément aux dispositions des articles L433 - 1 et suivants du même code ;
FIXE l'indemnité d'occupation mensuelle due par M. [M] [N], à compter de la résiliation, au montant du loyer majoré des charges et accessoires qui auraient été dus si le bail n'avait pas été résilié (indexation annuelle incluse) et le condamne à payer à Mme [D] cette indemnité du 21 mai 2024, jusqu'au départ effectif des lieux de tout bien ou personne de leur chef et la remise des clés ;
CONDAMNE M. [M] [N] à payer 900 € à Mme [D] en application de l'article 700 du code de procédure civile ;
CONDAMNE M. [M] [N] aux dépens ;
Rappelle que l'exécution provisoire est de droit, pour toutes les affaires introduites après le 1er avril 2020.
Le greffier Le juge des contentieux de la protection
Les textes cités
Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.
Questions fréquentes
Qu’a décidé Tribunal judiciaire de Paris dans cette affaire ?
Fait droit à une partie des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur. La juridiction a statué le 21 novembre 2025, sous le numéro 25/08161.
Cette décision est-elle publique ?
Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.
Puis-je citer cette décision ?
Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 25/08161. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.