Art. 1107 CPC- Demande en divorce autre que par consentement mutuel

Sens de la décisiontel que la source le qualifie

Prononce le divorce pour faute

En bref

Juridiction
Tribunal judiciaire de Strasbourg
Décision du
3 novembre 2025
Numéro de rôle
24/11188
Formation
2ème Ch. Civile Cab. 2
Sections balisées
4 sur 4
Longueur
741 mots

Demander à l’assistant

Faits et procédure

Qui s’oppose, sur quoi, et par quel chemin l’affaire est arrivée devant cette juridiction.

N° RG 24/11188 - N° Portalis DB2E-W-B7I-NF4T

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

TRIBUNAL JUDICIAIRE DE STRASBOURG

Chambre de la famille - cab. 2

**************

JUGEMENT DE DIVORCE du 03 Novembre 2025

N° RG 24/11188 - N° Portalis DB2E-W-B7I-NF4T

Copie executoire à :

Me Natalia ICHIM

Me Marine ROSENSTIEHL

Copie :

dossier

Le

Le Greffier

PARTIE DEMANDERESSE

Madame [U] [P] épouse [S] née le [Date naissance 6] 1987 à [Localité 14] (GÉORGIE) de nationalité Georgienne domiciliée chez [10] [Adresse 11] [Adresse 3] [Localité 8] (bénéficie d’une aide juridictionnelle Totale numéro C-67482-2024-8600 du 19/11/2024 accordée par le bureau d’aide juridictionnelle de [Localité 13]) représentée par Me Marine ROSENSTIEHL, avocat au barreau de STRASBOURG, vestiaire : 368

PARTIE DÉFENDERESSE

Monsieur [I] [S] né le [Date naissance 1] 1975 à [Localité 12] (GEORGIE) de nationalité Georgienne domicilié chez [9] [Adresse 7] [Localité 8] (bénéficie d’une aide juridictionnelle Totale numéro C-67482-2025-00126 du 07/01/2025 accordée par le bureau d’aide juridictionnelle de [Localité 13]) représenté par Me Natalia ICHIM, avocat au barreau de STRASBOURG, vestiaire : 155

COMPOSITION DU TRIBUNAL

Juge aux affaires familiales : Michaela WEILL Greffier : Nadine WITTMANN lors des débats et du prononcé de la décision

DÉBATS ou DÉPÔT DES DOSSIERS

A l’audience en chambre du conseil du 06 Octobre 2025

JUGEMENT

Prononcé publiquement le 03 Novembre 2025 par jugement Contradictoire mis à disposition au greffe de la juridiction, ce dont les parties présentes ou représentées ont été dûment avisées

Prétentions et moyens des parties

Ce que chaque partie demande, et les arguments de droit sur lesquels elle l’appuie.

[Motifs de la décision occultés]

Motifs de la décision

Le raisonnement de la juridiction : ce qu’elle retient, ce qu’elle écarte, et pourquoi.

[Motifs de la décision occultés]

Dispositif

Ce qui s’impose aux parties, dans les termes de la juridiction.

PAR CES MOTIFS

Le juge aux affaires familiales,

CONSTATE que des propositions ont été effectuées quant au règlement des intérêts pécuniaires et patrimoniaux des parties ;

PRONONCE aux torts exclusifs de M. [R] [S] le divorce de :

Mme [U] [P], née le [Date naissance 6] 1987 à [Localité 14] (Géorgie)

et de

M. [R] [S], né le [Date naissance 1] 1975 à [Localité 12] (Géorgie)

lesquels se sont mariés le [Date mariage 2] 2023, à [Localité 14] (Géorgie) ;

ORDONNE la publicité de cette décision en marge des actes de l'état civil de Mme [U] [P] et de M. [R] [S] détenus par un officier de l'état civil français conformément aux dispositions de l'article 1082 du code de procédure civile ;

DIT que l'extrait de cette décision doit être conservé au répertoire civil en annexe du service central d'état civil du ministère des affaires étrangères conformément aux dispositions de l'article 1082 du code de procédure civile ;

ORDONNE le report des effets du divorce dans le rapport entre les parties concernant les biens à la date du 16 septembre 2024 ;

RAPPELLE qu'à compter du divorce, les parties perdent l'usage du nom de leur conjoint ;

RAPPELLE que le divorce emporte révocation de plein droit des avantages matrimoniaux qui ne prennent effet qu’à la dissolution du régime matrimonial ou au décès de l’un des époux et des dispositions à cause de mort, accordées par un époux envers son conjoint par contrat de mariage ou pendant l’union ;

CONSTATE que Mme [U] [P] et de M. [R] [S] renoncent à demander le versement d'une prestation compensatoire ;

DEBOUTE Mme [U] [P] de sa demande de dommages et intérêts fondée sur les dispositions de l'article 266 du code civil ;

DEBOUTE Mme [U] [P] de sa demande de dommages et intérêts fondée sur les dispositions de l'article 1240 du code civil ;

DIT que Mme [U] [P] exerce exclusivement l'autorité parentale sur les enfants,

-  [G] [S] née le [Date naissance 4] 2011 à [Localité 14] (GEORGIE) - [H] [S] né le [Date naissance 5] 2019 à [Localité 14] (GEORGIE) ;

RAPPELLE que M. [R] [S] conserve le droit et le devoir de surveiller l'entretien et l'éducation des enfants, et doit en conséquence être informé des choix importants relatifs à la vie de ces derniers ;

FIXE la résidence des enfants au domicile de Mme [U] [P] ;

SUSPEND en l’état tout droit de visite de M. [R] [S] à l’égard des enfants

DISPENSE M. [R] [S] de contribuer à l'entretien et à l'éducation des enfants par le versement d'une pension alimentaire jusqu'à amélioration de sa situation financière ;

REJETTE toute demande plus ample ou contraire

DIT que chaque partie conserve la charge de ses dépens ;

RAPPELLE que les mesures portant sur les enfants sont exécutoires de droit à titre provisoire ;

DIT n'y avoir lieu à exécution provisoire pour le surplus ;

RAPPELLE que, sauf écrit constatant leur acquiescement ou exécution sans réserve, il appartient à la partie la plus diligente de faire procéder à la signification de la présente décision par un commissaire de justice.

Ainsi jugé, mis à disposition au greffe le 3 novembre 2025 et signé par le juge aux affaires familiales et par le greffier.

LE GREFFIER LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES

Les textes cités

Les articles de codes et la convention collective que la décision mentionne, avec leur texte.

Questions fréquentes

Qu’a décidé Tribunal judiciaire de Strasbourg dans cette affaire ?

Prononce le divorce pour faute. La juridiction a statué le 3 novembre 2025, sous le numéro 24/11188.

Cette décision est-elle publique ?

Oui. Elle provient de Judilibre, la base ouverte de la Cour de cassation, où les décisions sont diffusées après pseudonymisation des personnes physiques.

Puis-je citer cette décision ?

Le texte est reproduit tel que la juridiction l’a rendu, sans réécriture. La référence à citer est 24/11188. Acryos n’ajoute aucun commentaire au corps de la décision.

Source : Cour de cassation, Judilibre, Licence Ouverte 2.0

Le texte affiché est celui publié par la juridiction. Il n’est ni résumé ni reformulé : Acryos n’ajoute que les titres de section et la mise en page.